"Nous avons dit clairement que la tenue d'élections anticipées ne faisait pas partie des négociations", a déclaré le chef de la diplomatie nicaraguayenne Denis Moncada, chef de la délégation du gouvernement, dans un entretien à la chaîne Canal 10.
Avancer le scrutin qui doit se tenir en 2021 "reviendrait à violer la Constitution, qui établit des durées de mandats bien définies", a-t-il ajouté.
Le dialogue entre le gouvernement et la plateforme d'opposition Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD) a repris le 27 février, après des mois d'interruption.
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Nicaragua: opposition et gouvernement retrouvent la table des négociationsLe chef de la délégation d'opposition, Carlos Tünnermann, a indiqué que les deux parties s'étaient mises d'accord mardi sur 15 points concernant les "libertés et garanties constitutionnelles", première thématique en discussion.
Le Nicaragua connaît une grave crise politique depuis onze mois, lorsque des manifestations ont éclaté contre le gouvernement du président Daniel Ortega, 73 ans, à la tête du pays depuis 2007.
Les opposants accusent l'ex-guérillero sandiniste d'avoir instauré une dictature. Ils réclament son départ et celui de la vice-présidente, son épouse Rosario Murillo. Le chef de l'Etat dénonce de son côté une tentative de putsch de l'opposition avec le soutien de l'Eglise et de Washington.
La crise a fait plus de 325 morts et des centaines d'opposants ont été emprisonnés. Plus de 50.000 Nicaraguayens ont fui le pays.
Avec AFP