Menaces d'inondation dans la capitale du Niger

Des enfants traversent les eaux de crues sur des planches à Niamey, Niger, 2 août 2009.

L'Autorité du bassin du fleuve Niger (ABN) a lancé mardi une alerte sur des risques d'inondation dans la capitale du Niger, Niamey, où des pluies torrentielles ont déjà fait 17 morts depuis juin.

"Les risques de montée d'eau rapide sont réels, la vigilance doit être de mise", prévient l'ABN, qui a lancé "l'alerte jaune" (le plus bas des trois niveaux d'alerte) dans les zones riveraines du fleuve Niger, dont Niamey.

"Une brusque montée du niveau de l'eau de plus d'un mètre" est observée à la station de Niamey et a provoqué déjà une "crue locale", explique l'ABN, basée à Niamey et regroupant neuf Etats.

Selon les services météorologiques, il est tombé à Niamey près de 140 millimètres d'eau le 14 juin, soit un record de précipitations en une seule journée depuis 1905.

Les fortes pluies qui s'abattent depuis juin sur le Niger ont déjà fait 44 morts et plus de 70.000 sinistrés dans tout le pays, selon le dernier bilan officiel.

La montée des eaux à Niamey se propage habituellement vers l'aval du fleuve, à Malanville au Bénin, et jusqu'au Nigeria, où elle provoquent de graves inondations.

Troisième fleuve d'Afrique, le Niger dispose d'un bassin de plus de deux millions de km2, où vivent plus de 100 millions de personnes, de la Guinée au Nigeria.

Avec AFP