Plus de 2,4 millions d'électeurs retirés du fichier électoral

Le président Alpha Condé devant ses militants à Conakry, le 29 février 2020. (VOA/Zakaria Camara)

En Guinée, on attend une nouvelle date pour les élections législatives. Prévu le 1er mars et reporté de deux semaines par le président Alpha Condé, le double scrutin n'aura pas lieu ce15 mars.

Une mission d'experts de la Cédéao, dépêchée à Conakry pour évaluer le fichier électoral contesté par l'opposition politique guinéenne, a publié mercredi son rapport. Ses recommandations ont été adoptées par la commission électorale nationale indépendante.

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La commission électorale a choisi le 22 mars pour le référendum et les législatives


Dans le rapport, il est indiqué que plus de 2,4 millions d'électeurs doivent être retirés du fichier électoral. Il s'agit des électeurs potentiels dont les documents ne sont pas archivés.

"Les experts de la Cédéao​ dont nous remercions la célérité dans le travail ont identifié ce problème sur la base des pièces réelles ou fictives, ont demandé d’écraser ce quota", a dit Patrice Camara, membre du RPG arc-en-ciel, parti au pouvoir.

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Depuis la publication de ce rapport, les Guinéens attendent une nouvelle date des élections.

Pour Ibrahima Sory Diallo, candidat D’ADP BOC aux législatives, "Alpha Condé doit donner une date des élections au risque de voir sur son chemin les partis en liste".

Le fichier électoral est contesté par l’opposition politique guinéenne. Elle accuse aussi le président Condé de trouver par le référendum constitutionnel un moyen de s’offrir un 3e mandat.

Pour Salamana Diallo, président du CNOSC DDG - une organisation de la société civile guinéenne -, "le référendum est en train de compromettre les élections législatives, il faut les séparer et reporter le second".