Variole du singe: 21 cas confirmés depuis janvier au Nigeria

L'hôpital public d'Abuja, au Nigéria, le 30 mai 2021.

Le Nigeria a enregistré 21 cas confirmés d'infection au virus de la variole du singe depuis le début de l'année, dont un mortel, a annoncé l'agence nationale de contrôle des maladies.

La variole du singe, dont plusieurs cas ont été récemment détectés en Europe et en Amérique du Nord, est une maladie rare originaire d'Afrique dont on guérit en général spontanément.

Dimanche soir, le Centre de contrôle des maladies du Nigeria (NCDC) a déclaré que 66 cas suspects ont été rapportés dans neuf Etats du pays ainsi qu'à Abuja, la capitale.

Vingt-et-un de ces cas ont ensuite été confirmés comme des infections au virus de la variole du singe. Un homme de 40 ans, souffrant également d'une maladie rénale, est décédé.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, le risque d'exposition à la variole du singe est élevé mais les conséquences sanitaires sont relativement faibles, selon la NCDC.

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"La situation actuelle dans le pays et dans le monde n'a montré aucune menace significative (...) pouvant entraîner une maladie grave ou un taux de létalité élevé".

La variole du singe est une maladie infectieuse causée par un virus transmis à l'homme par des animaux infectés. La transmission de personne à personne est possible mais est considérée comme rare.

Identifiée pour la première fois chez l'homme en 1970 en République démocratique du Congo, la maladie est maintenant considérée comme endémique dans une douzaine de pays africains.

Ses symptômes sont une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, puis l'apparition d'éruptions cutanées, lésions, pustules.

Jusqu'à présent, les cas confirmés dans les régions non endémiques sont généralement bénins et aucun décès n'a été signalé.