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Une femme élue à la tête de la Cosatu en Afrique du Sud


Des syndicalistes manifestant à l'usine de Sasol à Secunda, le 6 septembre 2018, en Afrique du Sud.

La plus grande centrale syndicale sud-africaine a choisi une femme, Zingiswa Losi, une première depuis la naissance du mouvement qui a contribué à la chute de l'apartheid.

Seule candidate, elle a été nommée par le congrès annuel de la Confédération des Syndicats Sud-Africains qui se tient jusqu'à jeudi à Midrand, près de Johannesburg.

Mme Losi a été militaire de carrière pendant trois ans, avant de travailler dans une usine du constructeur automobile américain Ford à Port-Elizabeth.

Elle a fait ses premières armes de syndicaliste dans le puissant Syndicat national des travailleurs de la métallurgie (Numsa).

Selon sa notice biographique publiée sur le site de la Cosatu, Zingiswa Losi s'est impliquée très jeune dans le combat politique contre le régime de l'apartheid en rejoignant les rangs du Congrès national africain (ANC) de feu Nelson Mandela.

"Je suis devenue politiquement consciente à l'âge de 10 ans lorsque mes deux frères ont été contraints à l'exil. Je ne savais pas alors que j'allais les suivre (en politique) une fois plus grande", explique-t-elle dans cette présentation.

En décembre dernier, elle avait échoué de peu à devenir secrétaire générale adjointe de l'ANC.

Son élection mardi à la tête de la Cosatu, où elle occupait jusqu'à présent le poste de vice-présidente, "confirme le rôle des femmes, et celui des femmes noires en particulier, en tant que militantes politiques et réformatrices sociales", a salué le président du pays et de l'ANC Cyril Ramaphosa.

La Cosatu, qui revendique aujourd'hui 1,6 million de membres, fut avec l'ANC et le Parti Communiste d'Afrique du Sud (SACP) l'un des piliers du mouvement anti-apartheid.

Avec AFP

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