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Le journaliste zimbabwéen Hopewell Chin'ono reste en prison

Hopewell Chin'ono devant le tribunal à Harare le 22 juillet 2020. (Thomas Chiripasi /VOA)

Le magistrat a refusé de lui accorder la libération conditionnelle arguant, qu'il était "un danger pour la société", selon son avocat.

La justice zimbabwéenne a refusé vendredi de libérer sous caution un journaliste lanceur d'alerte poursuivi pour incitation à la violence, a-t-on constaté.

"On m'a refusé ma libération conditionnelle. On m'a dit de revenir le 7 août" devant la justice, a déclaré Hopewell Chin'ono à la presse, à sa sortie du tribunal d'Harare.

"On me reproche d'avoir rapporté les propos des organisateurs des manifestations du 31 juillet" contre la corruption au sein de l'Etat et la situation économique au Zimbabwe, a-t-il ajouté.

"Le journalisme est criminalisé", a-t-il dénoncé en montant dans un fourgon de la police.

Hopewell Chin'ono a révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe qui ont conduit au limogeage, début juillet, du ministre de la Santé Obadiah Moyo.

Pourtant vendredi, une porte-parole de l'agence des Nations unies pour les droits de l'homme a fustigé Harare pour l'arrestation du journaliste, ainsi que la détention de l'opposant Jacob Ngarivhume. En vain.

"Le magistrat a refusé de lui accorder la libération conditionnelle arguant (...) qu'il était un danger pour la société", a estimé son avocat, Douglas Coltart.

"On ne voit pas comment il peut être considéré comme un danger", a-t-il ajouté à l'AFP, précisant son intention de faire appel "aussi rapidement que possible".

Hopewell Chin'ono a été arrêté lundi à Harare, le même jour que Jacob Ngarivhume, qui dirige le parti d'opposition Transformer le Zimbabwe et a appelé à manifester contre le gouvernement le 31 juillet.

Jeudi, ce dernier s'était aussi vu refuser sa demande de libération conditionnelle.

Le Zimbabwe, pays d'Afrique australe, est englué depuis le début des années 2000 dans une grave crise économique et financière.

Après un relatif répit il y a une décennie, la situation a de nouveau empiré depuis deux ans avec le retour de pénuries (liquidités, carburants, denrées de base, électricité...), sur fond d'inflation galopante et de dépréciation du dollar zimbabwéen.

A ce jour, le pays compte 2.124 cas de Covid-19, dont 28 décès.

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Attaque au couteau près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Des policiers sécurisent une entrée au palais de justice à l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, France, le 2 septembre 2020. (Photo Reuters)

Quatre personnes ont été blessées vendredi lors d'une attaque au couteau près des anciens bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, a-t-on appris des autorités françaises.

Selon un fonctionnaire de la police, une personne a été détenue près de l'esplanade de la Bastille, dans l'est de la ville.

Les autorités françaises ne savent pas exactement ce qui a motivé l'attaque de ni si elle avait un lien avec Charlie Hebdo, qui a déménagé ses bureaux après avoir été attaqué par des extrémistes en 2015.

La police n'a pas divulgué l'identité des agresseurs ni des blessés, dont deux personnes en état d'urgence absolue, a déclaré le fonctionnaire de la police, qui a requis l'anonymat.

Le Premier ministre Jean Castex a interrompu une visite dans une banlieue au nord de Paris pour se rendre au ministère de l'Intérieur afin de suivre l'évolution de la situation.

Le procès dans les attentats de Charlie Hebdo est actuellement en cours dans la ville. Des murmures ont éclaté lors du procès pour terrorisme de 14 personnes, dont 3 fugitifs, accusés d'avoir aidé les assaillants dans les meurtres de janvier 2015, alors que la nouvelle filtrait.

Les veuves des auteurs présumés des attentats du Charlie Hebdo doivent témoigner vendredi après-midi.

Denis Kwebo condamne l'interpellation de 8 reporters camerounais

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Installation des membres du tribunal des pairs sénégalais

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Les journalistes sénégalais se dotent d'un tribunal des pairs

Les membres du tribunal des pairs posent devant la maison de la presse à Dakar, le 23 septembre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, le conseil pour l'observation des règles d'éthique et de déontologie dans les médias (CORED) a procédé à l'installation des membres du tribunal des pairs ce mercredi 23 septembre.

Pour ce mandat de 3 ans, cette juridiction composée en majorité de professionnels des médias en activité ou à la retraite aura la tâche de réguler le secteur avec des prérogatives beaucoup plus large.

Lancé en 2014, le tribunal des pairs avait jusqu'à présent les mains liées dans beaucoup de domaines mais avec le nouveau code de la presse, l'instance bénéficie d'un champ d'action beaucoup plus large. Mame Less Camara, journaliste et membre du tribunal des pairs depuis sa création détaille la nouvelle approche. "Auparavant le CORED était une association qui n’avait pas le droit de prendre des décisions et de les porter contre un journaliste par exemple", explique-t-il.

Maintenant que les choses ont changé poursuit Mame Less Camara "les articles 53 et 54 du nouveau code de la presse donnent autorité au tribunal des pairs de suspendre des journalistes de retirer des cartes de presse et même radier des journalistes pour faire en sorte qu'ils restent dans une ligne éthique telle que recommandée".

La presse façonne les opinions, prépare le citoyen à opérer les bons choix et exige des gouvernants le respect de leurs engagements. C'est l'avis du journaliste Mamadou Thior, Président du CORED. Pour lui, cette posture donne au journaliste une place centrale qu'il faut préserver.

"Quelles que soient les circonstances, les professionnels du secteur restent encore attachés à leur indépendance et au droit du public à l’information. Nous suscitons forcément de la méfiance parfois de la défiance et de la médisance auprès de certains d’autres nous admirent et sont prêt à tout pour nous donner l’information", affirme-t-il. Le Président du CORED est convaincu que la voie de l’autorégulation "peut aider à tirer la profession vers le haut" au plus grand bénéfice du public.

Du côté des autorités étatiques on assure que le CORED répond à une volonté de responsabiliser les acteurs des médias qui ont exprimé le souhait d'avoir un organe de régulation autonome. Demba Faye, directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication se dit optimiste.

"Cette instance satisfait une forte attente des professionnels des medias qui comme nous le savons tous acceptent plus en matière d’honneur professionnel la juridiction de leurs pairs", se souvient-il. Pour appuyer son argumentaire, il convoque les propos que Mame Less Camara avait tenus lors du lancement du tribunal des pairs en 2014 présidé par le chef de l’État Macky Sall.

Le journaliste affirmait qu’avec le tribunal des pairs "devrait s’ouvrir une nouvelle page dans la régulation du travail des journalistes non pas par les pouvoirs publics ou une quelconque autre autorité mais exclusivement par les professionnels du secteur eux-mêmes".

Après plusieurs années d'existence, le tribunal des pairs du conseil pour l'observation des règles d'éthique et de déontologie dans les médias (CORED) devrait franchir une étape avec ce nouveau mandat durant lequel il aura les coudées franches pour veiller au respect des bonnes pratiques dans les médias.

L'instance pourra s'appuyer sur une équipe de 12 membres dont 5 femmes et une batterie de sanctions pouvant aller jusqu'à la radiation du journaliste.

Des journalistes pour juger d'autres journalistes accusés de dérapages

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