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Yémen : Des Houthis investissent les lieux de la médiation

Des miliciens Houthis à Sanaa, au Yémen (AP)

Près d'une quinzaine de miliciens houthis sont entrés de force mercredi soir dans les bureaux du secrétariat au Dialogue national qu'ils ont fouillés.

SANAA (Reuters) - Des miliciens houthis ont investi mercredi soir les locaux de l'organe de conciliation politique quelques heures après le refus de l'ancien président Abd-Rabbou Mansour Hadi de participer à des discussions sous l'égide des Nations unies tant que les combattants chiites occuperont Sanaa.

Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui avait été assigné à résidence par les Houthis, a quitté Sanaa le mois dernier et a fui vers le Sud où il a réinstauré sa présidence. Près d'une quinzaine de miliciens houthis sont entrés de force mercredi soir dans les bureaux du secrétariat au Dialogue national qu'ils ont fouillés avant de laisser des hommes en faction devant le bâtiment.

Selon le secrétariat au Dialogue national, l'occupation de ses locaux remet en question les chances de trouver une solution politique à la crise que traverse le Yémen depuis des mois. "Chacun sait que le secrétariat est un organe technique neutre. Il ne peut travailler sous l'autorité ou le contrôle d'aucun parti politique", dit le communiqué.

Les négociations menées sous l'égide des Nations unies en sont encore à leurs balbutiements et Abd-Rabbou Mansour Hadi a prévenu qu'il n'y participerait pas tant que les Houthis n'auront pas quitté la capitale, où les miliciens chiites sont entrés en septembre dernier.

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Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Bangladesh: Kanchi, une jeune rhinocéros, recherche un partenaire

Une jeune femelle rhinocéros indienne, née le 28 août 2019, joue avec sa mère prénommée Henna, à l'intérieur de leur enclos, au zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le centre de la France, le 2 septembre 2019. (Photo AFP/ GUILLAUME SOUVANT)

Les autorités du plus grand zoo du Bangladesh sont "désespérément" en quête d'un rhinocéros mâle pour Kanchi, une jeune femelle qui souffre d'une grande solitude depuis la mort de son premier compagnon, il y a quelques années.

Kanchi, âgée de douze ans, vit ses plus belles années de fertilité, esseulée, dans un vaste enclos boueux du zoo national du Bangladesh, en banlieue nord de Dacca, depuis la mort de son partenaire en 2014. C'est l'un des animaux du zoo qui attirent le plus de visiteurs.

La femelle passe le plus clair de son temps à faire le tour de son parc de quelque 2.000 m2, à se vautrer dans la boue, à faire des sommes au soleil.

On lui sert chaque jour six kilogrammes de riz sauvage et un kg de pois chiches. "Sa santé est bonne, pourtant parfois, elle ne veut rien manger", raconte à l'AFP Farid Mia, qui prend soin d'elle au zoo.

Il a noué une relation de confiance avec l'animal qui, selon lui, "adore" quand il lui gratte le cou et les épaules mais il s'inquiète quand Kanchi ne réagit pas à ses appels et la trouve "agitée".

"Ce comportement étrange arrive, je pense, du fait qu'elle a été élevée toutes ces années dans la solitude", dit son gardien, "elle a désespérément besoin d'un compagnon".

"Nous n'avons pas pu importer de mâle en raison du Covid-19. Nous savons qu'elle se sent seule. Et nous faisons de notre mieux pour lui trouver le compagnon idéal", a déclaré à l'AFP Abdul Latif, conservateur du zoo.

"Un rhinocéros peut vivre jusqu'à 38 ans en captivité. Elle a encore de nombreuses années à passer ici. Il est donc de notre devoir de lui trouver un mâle", a-t-il précisé.

L'effet Kaavan

Son enclos avoisine un lac où des oiseaux migrateurs, certains en provenance de la lointaine Sibérie, viennent passer l'hiver bangladais sous des températures évoluant entre 10 et 20 C°.

Mais Kanchi n'est pas autorisée à s'y baigner. "Elle adore se rouler dans la boue, et nous lui avons aménagé un marais où elle s'étend constamment", dit encore Farid Mia.

Selon lui, la jeune femelle attire davantage l'attention depuis que Kaavan, un éléphant maltraité dans un zoo du Pakistan, a trouvé refuge en décembre dernier dans une réserve naturelle du Cambodge grâce à l'aide d'une organisation de protection des animaux et de la star américaine Cher.

Surnommé le pachyderme "le plus seul au monde", il était l'unique spécimen d'Asie dans le zoo d'Islamabad depuis la mort en 2012 de sa compagne Saheli, les autres, peu nombreux, venaient d'Afrique.

Le protecteur de Kanchi ne veut pas qu'elle connaisse pareil sort.

Le zoo national du Bangladesh, considéré comme le septième plus grand parc zoologique du monde avec près de 3.000 animaux sur 75 hectares de végétation luxuriante, cherche aussi un partenaire mâle pour sa lionne d'Afrique Mukta, âgée de six ans.

"Mukta est en bonne santé. Mais son comportement est assez imprévisible. Elle est agitée, rugit et s'énerve sans raison. Toute jeune, elle a aussi besoin d'un partenaire", souligne son gardien Abdul Motaleb.

Un appel d'offres a été lancé pour l'importation d'au moins huit animaux l'année dernière, reprend le conservateur, mais en raison de la pandémie, le zoo n'a malheureusement reçu aucune réponse.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom va diriger la force de l'ONU au Soudan du Sud

Des soldats de la paix de l'ONU dans un véhicule blindé de transport de troupes mènent une patrouille de Bentiu vers le village de Nhialdiu, au Soudan du Sud, le 7 décembre 2018.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom a été désigné jeudi comme le nouvel émissaire de l'ONU au Soudan du Sud. Il remplacera le Néo-Zélandais David Shearer à la tête de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss).

Avec cette nomination, le Conseil de sécurité a entériné le choix du secrétaire général Antonio Guterres d'affecter Nicholas Fink Haysom comme émissaire pour le Soudan du Sud.

Né en 1952, Nicholas Fink Haysom a déjà travaillé pour l'ONU sur les dossiers du Soudan et du Soudan du Sud, et entre autres en Somalie dont il a été expulsé en 2019, accusé par le gouvernement d'ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Au cours de sa carrière, il a notamment aussi été en poste en Afghanistan (2012–2016) et en Irak (2005–2007).

La mission de paix de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) est la plus coûteuse des opérations de Casques bleus menées actuellement par l'Organisation, avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.

Ses effectifs autorisés sur le terrain atteignent 17.000 Casques bleus. Une étude indépendante récente réalisée pour l'ONU a préconisé de réduire ce nombre à 15.000.

Deux ans après son indépendance, conquise après un conflit sanglant avec Khartoum, le Soudan du Sud a été le théâtre pendant six ans d'une guerre civile meurtrière (380.000 victimes) qui s'est officiellement terminée en février 2020 avec la création d'un gouvernement d'union nationale.

Mais les violences intercommunautaires y perdurent et ont même augmenté l'année dernière.

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