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Yassin Salhi, qui avait décapité son patron en France, s'est suicidé en prison

Yassin Salhi escorté par la police à Saint-Priest, près de Lyon, France, le 28 juin 2015. (REUTERS/Emmanuel Foudrot)

L'homme de 35 ans avait décapité son patron en juin dernier et avait attaqué un site gazier avant de se faire arrêter en criant "Allah Akbar" aux policiers. Il niait toute motivation terroriste mais la justice française pensait le contraire.

Il avait décapité son patron et attaqué un site gazier en juin en Isère : Yassin Salhi, qui avait recouru à une mise en scène islamiste, s'est suicidé mardi 22 décembre au soir dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis.

Ses actes, qui avaient brutalement rappelé l'enjeu de la sécurité des sites industriels sensibles, s'étaient inscrits dans la liste des attentats, et projets d'attentats, qui ont jalonné l'année 2015 en France, de l'attaque contre Charlie Hebdo en janvier au carnage du 13 novembre à Paris.

Yassin Salhi s'est suicidé dans sa cellule du quartier d'isolement de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), a-t-on appris mercredi auprès de l'administration pénitentiaire.

Le détenu n'avait pas été repéré comme suicidaire, a-t-on précisé de même source.

Pendu dans sa cellule

Selon une source pénitentiaire, Yassin Salhi s'est pendu avec un câble électrique aux barreaux de sa cellule. Il est décédé à 21 h 15.

Ce chauffeur-livreur de 35 ans avait été placé en détention provisoire fin juin 2015 à la suite de l'attentat perpétré à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), après avoir été mis en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, enlèvement et séquestration en vue de préparer un assassinat, destruction ou dégradation et violences volontaires.

A l'inverse d'un Mohamed Merah, des frères Kouachi, d'Amédy Coulibaly ou des jihadistes qui ont frappé Paris en novembre, Salhi a toujours contesté en garde à vue toute motivation islamiste, invoquant un différend professionnel avec son patron.

Mais pour la justice, le patron de son entreprise de transport, Hervé Cornara, qu'il a avoué avoir tué, était bien une victime du terrorisme islamiste.

Yassin Salhi n'est pas le premier détenu médiatisé à se suicider en prison, entraînant de fait l'extinction des poursuites à son encontre.

En février 2010, Jean-Pierre Treiber, accusé du double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en 2004, s'était lui aussi pendu dans sa cellule avec un drap.

Selfie macabre

Selon le récit des enquêteurs, Yassin Salhi avait quitté le 26 juin 2015 au matin l'appartement qu'il occupait avec son épouse et ses trois enfants à Saint-Priest (Rhône) pour se rendre au siège de son entreprise, Colicom, à Chassieu, au sud-est de Lyon. Il avait sur lui un couteau et un fusil à pompe factice.

Au siège de Colicom, il avait chargé son utilitaire de bouteilles de gaz en vue d'une livraison puis attendu son employeur Hervé Cornara, avec lequel il avait eu une vive altercation deux jours plus tôt pour une palette renversée.

Il avait fait monter son patron dans son véhicule puis l'avait assommé avant de l'étrangler. Il s'était ensuite dirigé vers l'usine de gaz industriels Air Products. Une fois sur place, il avait décapité sa victime avec son couteau. Il avait ensuite pénétré sur le site où on lui avait ouvert la porte sans formalité car il était connu du personnel pour ses livraisons.

Selon les enquêteurs, il aurait alors sorti la tête de Cornora pour la fixer sur un grillage, parachevant sa mise en scène macabre en accrochant à proximité deux drapeaux frappés de la "chahada", la profession de foi musulmane.

Après avoir pris des photos, il les avait envoyées à un ami parti combattre en Syrie, dont un selfie dans lequel il avait posé auprès de la victime. Puis il avait repris son utilitaire et était entré en collision avec des bouteilles de gaz, provoquant un explosion avant d'être maîtrisé par des pompiers arrivés rapidement sur place et auxquels il avait lancé : "Allah Akbar".

L'attentat "correspond très exactement aux mots d'ordre de Daech", avait alors estimé le procureur de Paris, François Molins, notamment par la volonté de Salhi de "donner à son acte une publicité maximale".

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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