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Wikipédia veut s'ouvrir davantage aux femmes et aux pays en développement

Une copie d’écran du site Wikipédia

«La communauté est composée à 80% d'hommes, et nous pensons que cela est un problème», souligne Jimmy Wales, fondateur de l'encyclopédie en ligne.

Question: Wikipedia fête cette année son 15ème anniversaire. Comment se porte-t-elle? Quels défis doit-elle affronter?

Réponse: "Nous sommes très concentrés sur le futur, en particulier sur la croissance de Wikipedia et sur le (développement de versions de l'encyclopédie) dans des langues de pays en développement. Ce sont des sujets très stimulants pour notre communauté, qui est très diverse, très ouverte sur le monde.

Les défis auxquels nous sommes confrontés sont les mêmes que ceux que nous avons toujours eus. Nous voulons trouver des bons auteurs, que les bonnes personnes rejoignent notre communauté et nous aident à construire Wikipedia. Le nombre de contributeurs est stable depuis plusieurs années maintenant. Ce n'est pas une crise, ce n'est pas quelque chose dont nous sommes très inquiets (...) Notre objectif n'a jamais été d'avoir la communauté la plus grande possible, mais d'avoir la bonne communauté et d'être accueillants vis-à-vis des nouveaux venus (...)

Wikipedia compte 70.000 à 80.000 contributeurs réguliers chaque mois, nous sommes présents dans plus de 280 langues (...) Certains des projets autour de langues faiblement répandues sont par certains côtés les plus excitants, parce qu'ils débutent tout juste".

Q: La majorité des contributeurs de Wikipedia vivent dans les pays développés et sont des hommes. Wikipedia cherche-t-il à changer cette situation?

R: "Notre objectif est d'être présent dans toutes les langues et d'avoir des communautés partout dans le monde (...) Le prochain milliard de personnes qui arriveront sur internet dans les cinq ou dix prochaines années le feront essentiellement sur téléphone portable et auront des langues qui sont pour l'instant très limitées sur Wikipedia. Ils viennent sur internet et sont très enthousiastes à l'idée de construire Wikipedia dans leur propre langue et nous soutenons leurs efforts (...)

Nous investissons beaucoup pour que notre application sur mobile soit aussi bonne que possible (...) Si les gens sont capables de contribuer sur mobile (en écrivant des articles), nous pensons que cela restera néanmoins toujours compliqué. (Par ailleurs, le projet) Wikipedia Zero vise à négocier avec des opérateurs de téléphonie mobile (dans les pays en développement) pour offrir accès à Wikipedia sans frais de data.

Nous avons (sinon) un engagement très fort afin d'améliorer l'équilibre hommes-femmes au sein de Wikipedia. La communauté est composée à 80% d'hommes, et nous pensons que cela est un problème. Il y a de nombreuses raisons pour cela, mais c'est quelque chose que nous étudions et nous disons aux femmes: venez, nous avons besoin d'aide".

Q: Le modèle économique de Wikipedia est basé sur les donations: est-ce difficile? La montée des réseaux sociaux comme Facebook ne vous a-t-elle pas par ailleurs rendu démodé?

R: "Nous sommes une association à but non lucratif. La majorité de notre argent vient de petits donneurs (...) Il n'est pas facile de lever des fonds, mais nous (en) levons. Et nous gérons la fondation de façon très conservatrice d'un point de vue financier. Nous sommes très prudents concernant nos pratiques, nous essayons de construire une réserve. Cette année, nous avons annoncé le lancement pour la première fois d'un fonds de dotation, qui est un fonds à long terme pour le futur. C'est une chose sur laquelle je travaille beaucoup et pour laquelle je suis très enthousiaste.

(Par ailleurs) nous avons toujours été démodés, même à nos débuts. Notre communauté (...) valorise la qualité des informations. Nous voulons des sources fiables, vérifier tous les faits, être neutres. Donc, dans ce sens, si nous sommes démodés, nous y sommes habitués".

(Entretien AFP)

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

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