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Wayne Rooney annonce sa retraite internationale

Wayne Rooney à Londres lors du match contre l'Ecosse, le 11 novembre 2016

Wayne Rooney veut désormais se concentrer sur son nouveau club d'Everton. Après 119 sélections, le meilleur buteur de la sélection d'Angleterre (53 buts) a tiré sa révérence internationale.

"Après mûre et difficile réflexion, j'ai dit à Gareth" Southgate, le sélectionneur de l'Angleterre, "que j'avais décidé de prendre pour de bon ma retraite internationale", a annoncé la star anglaise dans un communiqué publié sur son site internet personnel.

Son 53e et dernier but en sélection restera donc celui d'une soirée cauchemar sur la Riviera: quand, après que Wayne Rooney eut donné l'avantage à l'Angleterre, la minuscule Islande a fait de la sélection aux Trois Lions la risée de son pays et de l'Europe en l'éliminant de l'Euro-2016 dès les huitièmes de finale (2-1).

Le symbole est cruel mais représentatif de la carrière de Rooney en équipe nationale: celle d'un joueur prolifique et souvent décisif, qui a chipé à Sir Bobby Charlton la casquette de meilleur buteur de la sélection, mais systématiquement absent des derniers tours des compétitions continentales et mondiales.

Depuis sa première sélection à l'âge de 17 ans et 111 jours - un record à l'époque -, le 12 février 2003 face à l'Australie, Rooney n'a en effet pas connu mieux que les quarts de finale, des championnats d'Europe 2004 et 2012 et de la Coupe du monde 2006. A chaque fois, sa sélection a été éliminée aux tirs au but.

Symbole là encore des difficultés des "Trois Lions" au niveau international, Rooney a dû attendre 2014 pour inscrire son premier but en phase finale de Coupe du monde. Sans pouvoir éviter l'infamante dernière place de son groupe D à l'Angleterre.

Rooney est pourtant l'un des meilleurs de sa génération, champion d'Angleterre à cinq reprises avec Manchester United et vainqueur de la Ligue des champions en 2008.

Sa finesse technique et son intelligence de jeu, dissimulées par une carrure de boxeur qui lui a valu d'être surnommé "Shrek", l'ogre sale et disgracieux du dessin animé des studios DreamWorks, ont fait le bonheur de ManU et de son ancien manager, Sir Alex Ferguson.

Depuis le départ de l'Ecossais et surtout depuis l'arrivée du Portugais Jose Mourinho, l'aura de Rooney a toutefois pâli, jusqu'à son départ cet été pour Everton, son club formateur qu'il avait quitté en 2004. "Quitter Manchester United a été difficile mais je sais que j'ai pris la bonne décision en revenant chez moi à Everton. Désormais, je veux concentrer toute mon énergie pour les aider à réussir", a-t-il déclaré mercredi.

En sélection aussi son influence a progressivement décliné, surtout depuis que la presse anglaise a publié, en novembre 2016, des photos le montrant apparemment ivre lors d'une soirée de mariage en marge d'un rassemblement de l'équipe d'Angleterre. Il n'a d'ailleurs plus porté le maillot de son équipe nationale depuis cette date: sa dernière sélection remonte au 11 novembre 2016, et un match de qualifications pour le Mondial-2018 contre l'Ecosse.

Sa décision s'explique aussi par l'émergence d'une nouvelle génération, qui du joueur de Liverpool Adam Lallana à celui de Tottenham Dele Alli, conteste de plus en plus ouvertement la place de meneur de l'équipe d'Angleterre. Celle-ci occupe la première place de son groupe F de qualifications pour le Mondial-2018 après six journées, et avant d'affronter début septembre Malte et la Slovaquie.

"Parmi mes très rares regrets, celui de n'avoir pas participé avec succès à une grande compétition avec l'Angleterre. J'espère que les joueurs prometteurs que Gareth fait venir en sélection pourront mener ces ambitions plus loin, et j'espère que tout le monde sera derrière l'équipe", a d'ailleurs conclu Rooney mercredi en assurant qu'il "resterait toujours un supporter passionné de l'Angleterre".

Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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