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Coronavirus

Washington va fournir 500 millions de doses de vaccins à d'autres pays

Un agent de santé tient un plateau avec des flacons de vaccin Pfizer pour COVID-19 lors d'un programme de vaccination prioritaire dans un centre médical communautaire à Sao Paulo, Brésil, le 6 mai 2021.

Le président américain Joe Biden va annoncer jeudi l'achat par les Etats-Unis de 500 millions de doses de vaccins de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, afin d'en faire don à d'autres pays dans le besoin, a déclaré la Maison Blanche.

"Il s'agit de la plus grosse commande et donation de vaccins réalisée par un seul pays, et un engagement du peuple américain à aider à protéger les populations du monde entier contre le Covid-19", a souligné l'exécutif américain, en qualifiant cette annonce, qui avait fuité mercredi dans les médias américains, "d'action historique".

Ces vaccins seront distribués "à 92 pays" défavorisés à travers le dispositif Covax, mis en place pour assurer une distribution équitable des vaccins dans le monde.

Ils commenceront à être envoyés en août, avec 200 millions de doses livrées d'ici la fin de l'année. Les 300 autres millions seront livrées d'ici juin 2022, a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Toutes ces doses seront produites dans des usines américaines.

Joe Biden doit faire cette annonce alors qu'il est en déplacement au Royaume-Uni, son premier à l'étranger en tant que président. Le dirigeant démocrate, qui s'efforce de démontrer que "les Etats-Unis sont de retour" sur la scène internationale, participera en fin de semaine au sommet du G7 en Cornouailles, où la gestion de la pandémie fera partie des sujets de discussion prioritaires.

Washington a été vivement critiqué ces derniers mois pour avoir tardé à partager ses vaccins avec le reste du monde. Mais avec près de 64% des adultes américains ayant désormais reçu au moins une dose, la Maison Blanche tente aujourd'hui de se poser en leader sur ce dossier.

"Arsenal des vaccins"

"Le président Biden a été clair, les frontières ne peuvent pas tenir cette pandémie à distance, et il a promis que notre nation serait le grand arsenal des vaccins", a déclaré jeudi l'exécutif.

Les Etats-Unis ont également donné deux milliards de dollars à Covax, a rappelé la Maison Blanche.

Mais cette annonce étend de façon considérable les précédents engagements pris par le président américain.

Les Etats-Unis avaient jusqu'ici annoncé faire don de 80 millions de doses de vaccins anti-Covid à des pays étrangers d'ici la fin juin. Il s'agit ici de 60 millions de doses d'AstraZeneca, le reste étant une combinaison des vaccins de Johnson & Johnson, Moderna et Pfizer.

Au début du mois, Washington a indiqué que 75% de ces 80 millions de doses seraient distribuées via Covax. Les 25% restants étant destinés à des pays confrontés à des poussées de l'épidémie ou encore partenaires des Etats-Unis.

Jeudi, le locataire de la Maison Blanche prévoit également d'appeler les autres pays à contribuer à l'effort en fournissant également des doses.

Alors que les pays riches ont pris d'assaut les vaccins, Covax ne parvient pas à fonctionner à plein régime. Au 4 juin, le dispositif avait livré plus de 80 millions de doses dans 129 pays et territoires. Bien moins que prévu.

"Nous avons besoin de 250 millions de doses supplémentaires d'ici septembre, et de 100 millions de doses rien qu'en juin et juillet", avait déclaré lundi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avant l'annonce de M. Biden. "Ce week-end, les dirigeants des pays du G7 se réuniront pour leur sommet annuel. Ces sept nations ont le pouvoir d'atteindre ces objectifs", avait-il appelé.

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Virus: l'Afrique du Sud "techniquement" dans une 3e vague

Un agent de santé prépare une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus à l'Orange Farm Clinic près de Johannesburg le 25 mai 2021.

L'Afrique du Sud est "techniquement" entrée dans une 3e vague de Covid-19, avec plus de 9.000 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, a annoncé jeudi soir l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD).

Avec un nombre moyen élevé de nouvelles contaminations sur les 7 derniers jours, "l'Afrique du Sud est techniquement entrée dans la 3e vague aujourd'hui", a indiqué sur Twitter le NICD, qui recense quotidiennement les chiffres du Covid-19.

Officiellement pays du continent le plus touché par le virus, l'Afrique du Sud, durement frappée par une deuxième vague fin 2020, culminant aux alentours de 10.000 nouveaux cas par jour, redoute depuis plusieurs semaines cette annonce.

Quatre des neuf provinces du pays, dont celle du Gauteng, qui englobe Johannesburg ainsi que la capitale Pretoria, étaient déjà considérées fin mai comme touchées par la 3e vague.

L'Afrique du Sud compte désormais plus d'1,7 million de cas pour 57.410 décès, dont 100 survenus au cours des dernières 24 heures. Avec l'Égypte, la Tunisie, l'Ouganda et la Zambie, le pays représente près des trois quarts des nouveaux cas enregistrés sur toute l'Afrique, qui s'approche des cinq millions de cas, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé fin mai un retour à des mesures plus strictes: allongement du couvre-feu, fermeture des commerces non essentiels à 22H00 et limitation plus sévère des rassemblements.

En retard par rapport au reste du monde, l'Afrique du Sud n'a vacciné qu'un peu plus d'1% de sa population, alors que l'objectif fixé par l'OMS est de vacciner 10% de la population de chaque pays d'ici septembre.

Largement critiqué pour avoir tardé à se lancer dans la course mondiale à l'acquisition des précieux vaccins, le gouvernement affirme avoir acheté assez de doses pour au moins 45 des quelque 59 millions de Sud-Africains.

Cyril Ramaphosa a plusieurs fois dénoncé un "apartheid vaccinal" favorisant les pays riches pour l'accès aux vaccins. L'Afrique du Sud et l'Inde mènent une campagne pour une renonciation aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre le coronavirus, afin que chaque pays puisse produire des doses.

Seulement 2% des 1,3 milliard d'habitants du continent ont reçu une dose et seuls 9,4 millions d'Africains sont entièrement vaccinés, selon l'OMS.

Des célébrités appellent le G7 à donner des vaccins anti-Covid aux pays pauvres

Angelique Kidjo avec le prix du meilleur album de musique du monde pour "Sings" lors de la 58e cérémonie annuelle des Grammy Awards 15 février 2016.

Une trentaine de célébrités ont appelé mardi les membres du G7 à donner aux pays pauvres des doses de vaccin contre le Covid-19, à l'approche de leur sommet de vendredi à dimanche en Cornouailles, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Dans une lettre ouverte, ces célébrités du spectacle et du sport exhortent les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l'Italie, du Canada, du Japon, de l'Allemagne et des Etats-Unis à s'engager à partager en urgence avec les pays pauvres au moins 20% de l'approvisionnement en doses de vaccin contre le Covid-19.

Parmi les signataires, souvent ambassadeurs de bonne volonté pour l'agence onusienne pour l'enfance Unicef, figurent les acteurs et actrices Liam Neeson, Orlando Bloom, Priyanka Chopra Jonas, Whoopi Goldberg, et chanteuses Katy Perry et Angélique Kidjo. Des stars du football, comme David Beckham ou Sergio Ramos, de course automobile (Fernando Alonso) ou du tennis (Andy Murray) ont aussi contribué à cet appel aux sept pays les plus riches de la planète.

Avec un don attendu de plus de 150 millions de doses entre juin et août, il s'agit de réduire le risque de propagation du virus et la menace de souches mutantes, souligne leur appel.

"Le monde a passé un an et demi à lutter contre la pandémie de Covid-19, mais le virus se propage toujours dans de nombreux pays et produit de nouveaux variants susceptibles de nous renvoyer tous là où nous avons commencé", avertit la lettre.

"Cela signifie de nouvelles fermetures d'écoles, davantage de perturbations dans les soins de santé et une chute de l'économie encore plus grande - menaçant l'avenir des familles et des enfants du monde entier", mettent en garde ses auteurs.

New York prévoit un concert géant en août pour célébrer sa "renaissance"

Les gens s'assoient dans l'herbe à Central Park le 15 octobre 2020 à New York.

New York prévoit d'organiser un concert géant en août, à Central Park, pour célébrer "la renaissance de New York" après la pandémie, a annoncé lundi le maire de la ville, Bill de Blasio.

"On peut déjà voir la reprise (...), mais nous voulons l'amplifier", a-t-il indiqué dans une vidéo, en annonçant une semaine d'événements pour "rassembler les New-Yorkais, célébrer et soutenir notre ville".

Le "clou" de cette semaine sera "un concert géant à Central Park", a-t-il ajouté.

Le maire n'a pas précisé la date de ce concert mais la date visée est le 21 août, selon le New York Times.

Si la liste des artistes qui participeront à l'événement n'est pas encore arrêtée, le maire a chargé le producteur Clive Davis, octogénaire qui a travaillé avec des vedettes comme Janis Joplin, Bruce Springsteen ou Whitney Houston, d'organiser l'événement, précise le journal.

Ce vétéran espère pouvoir aligner huit "stars", pour un concert de trois heures devant quelque 60.000 personnes sur place et une diffusion télévisée dans le monde entier.

La plupart des billets seront gratuits, a indiqué M. Davis au New York Times.

Le spectacle devrait s'inscrire dans une longue lignée de grands concerts organisés sur la "Grande pelouse" au coeur de Central Park, comme le concert de Simon et Garfunkel en 1981 ou le festival Global Citizen, qui avait déjà réuni quelque 60.000 personnes fin septembre 2019.

Cette annonce intervient alors que la première métropole américaine, à l'épicentre de la pandémie au printemps 2020, cherche à relancer le tourisme, après avoir vu tous les indicateurs sanitaires s'améliorer avec la campagne de vaccination.

Le taux de positivité moyen sur sept jours ne cesse de chuter et avoisinait lundi les 0,7%, avec en tout 59 personnes hospitalisées.

Plus de 63% de la population adulte de la ville a reçu au moins une dose de vaccin, selon les chiffres officiels.

De nombreuses restrictions ont été levées le mois dernier et le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé lundi que la plupart des restrictions restantes le seraient lorsque le taux de 70% de personnes vaccinées aura été atteint.

Des diplomates expulsés d'Afrique du Sud pour vente illégale d'alcool

Un fidèle boit une bière faite maison lors d'un service de l'église Gabola dans un bar à Orange Farm, au sud de Johannesburg, le 15 avril 2018.

Accusés d'avoir "abusé de leurs privilèges", des diplomates du petit royaume du Lesotho ont été expulsés d'Afrique du Sud pour y avoir illégalement vendu de l'alcool, a annoncé jeudi le gouvernement de Maseru. 

Le ministère des Affaires étrangères a précisé que le gouvernement sud-africain a donné 72 heures aux diplomates et leurs familles pour quitter le pays, ceux-ci ayant violé la loi, "en particulier, sur le commerce illicite d'alcool détaxé".

Selon les médias sud-africains, ces diplomates, à court d'argent, ont fait entrer des bouteilles d'alcool détaxées dans le pays puis les ont ensuite revendues à des bars et des restaurants.

Maseru s'est dit "déçu et embarrassé que plusieurs diplomates Basotho (...) soient déclarés persona non grata" en Afrique du Sud.

Le ministère des Affaires étrangères a promis des mesures disciplinaires.

Un document envoyée par Pretoria au ministère des Affaires étrangères du Lesotho, dont l'AFP a eu copie, liste douze diplomates et certains de leurs conjoints, qui "ont abusé de leurs privilèges diplomatiques" et ne sont plus bienvenus dans le pays.

Sollicité par l'AFP, le ministère sud-africain des Affaires étrangères n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Le laboratoire pharmaceutique MSD se rapproche d'un médicament contre le covid

L'entrée de la FDA, autorité fédérale de validation des médicaments à White Oak, au Maryland, le 29 août 2020.

Ce médicament, à l'origine développé contre la grippe, doit être pris deux fois par jour, pendant cinq jours, sous forme de pilules.

Le gouvernement américain s'est engagé à commander près de deux millions d'unités d'un médicament anti-Covid développé par le laboratoire Merck Sharp and Dohme (MSD) à condition que les autorités sanitaires approuvent ce traitement encore à l'essai, a annoncé mercredi le groupe.

MSD "se verra verser environ 1,2 milliard de dollars pour livrer environ 1,7 million de traitements Molnupiravir au gouvernement des États-Unis", a déclaré dans un communiqué le groupe, distinct de son homonyme allemand Merck KGaA.

Ce traitement antiviral est une seconde chance pour le groupe de trouver sa place face au Covid-19, après avoir renoncé à tous ses projets de vaccins, dont certains développés avec l'institut Pasteur.

Le Molnupiravir est un traitement à administrer dans les premiers jours des symptômes et par lequel MSD compte guérir le Covid-19. Il a enregistré de premiers résultats encourageants mais son efficacité doit encore être confirmée par des essais cliniques dont les résultats sont attendus à l'automne.

Si ces derniers sont positifs et que les autorités sanitaires américaines l'approuvent dans la foulée, le gouvernement américain concrétisera alors sa commande.

Ce médicament, à l'origine développé contre la grippe, doit être pris deux fois par jour, pendant cinq jours, sous forme de pilules. C'est l'ensemble de ce programme de traitement qui sert d'unité à la commande de Washington.

Au-delà de celle-ci, MSD promet de produire au total 10 millions de ces traitements d'ici à la fin de l'année.

"Nous menons de multiples efforts pour que le Molnupiravir soit disponible au niveau mondial", a déclaré Rob Davis, président de MSD.

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