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Coronavirus

Washington en faveur de la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid

Researchers work on a vaccin against the new coronavirus COVID-19 at the Copenhagen's University research lab in Copenhagen, Denmark, on March 23, 2020.

 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils étaient favorables à la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid, une prise de position exceptionnelle à l'heure où les pays pauvres manquent cruellement des précieuses doses, seules armes contre la pandémie qui poursuit ses ravages, notamment en Inde.

"Il s'agit d'une crise sanitaire mondiale, et les circonstances extraordinaires de la pandémie du Covid-19 appellent à des mesures extraordinaires", a souligné la représentante américaine au Commerce Katherine Tai, soulignant l'urgence de la situation.

Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué sur Twitter une "décision historique".

"L'administration croit fermement aux protections de la propriété intellectuelle, mais pour mettre fin à cette pandémie, elle soutient la levée" des brevets sur les vaccins anti-Covid, a justifié Mme Tai, précisant que Washington participait "activement" aux négociations menées à l'Organisation mondiale du Commerce pour permettre la levée de ces brevets.

La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a, elle-même, fait de l'accès aux vaccins une priorité pour son organisation.

Pour l'heure, les brevets sont détenus essentiellement par des laboratoires américains qui sont globalement opposés à leur levée car cela les priverait, selon eux, d'une manne financière pour des innovations coûteuses.

Sollicités par l'AFP, Johnson & Johnson, Pfizer et Moderna n'ont pas directement réagi à l'annonce américaine.

Mais la Fédération internationale de l'industrie pharmaceutique (IFPMA) a jugé "décevante" cette annonce.

"Nous sommes totalement en phase avec l'objectif que les vaccins anti-Covid 19 soient rapidement et équitablement partagés dans le monde. Mais comme nous n'avons de cesse de le dire, une suspension est la réponse simple mais fausse à un problème complexe", a-t-elle expliqué.

Stephen Ubl, le président de la fédération américaine (PhRMA), a souligné que cette décision pourrait ainsi "affaiblir davantage les chaînes d'approvisionnement déjà tendues et favoriser la prolifération des vaccins contrefaits".

Selon lui, il faut plutôt s'attaquer au problème de la distribution et de la disponibilité "limitée" des matières premières.

L'annonce de Washington intervient alors que la fracture se creuse entre les nations déshéritées à la peine et les pays riches, où les campagnes de vaccination -- bientôt élargies aux Etats-Unis aux adolescents et au Canada aux enfants dès 12 ans --, permettent une levée progressive des restrictions sanitaires.

Exhortés par l'OMS à la solidarité dans ce domaine, les membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie) ont discuté mercredi à Londres des moyens d'augmenter leur assistance financière ou de partager leurs doses excédentaires pour aider les Etats pauvres.

Exposé à des cas potentiels de Covid-19, le chef de la diplomatie indienne, Subrahmanyam Jaishankar, a été contraint de participer virtuellement à cette réunion.

- Des milliards de dollars débloqués en Inde -

L'Inde, qui subit une deuxième vague dévastatrice, a dénombré 3.780 morts et 382.000 contaminations supplémentaires en 24 heures, soit plus de 222.000 décès et près de 20,3 millions de cas au total, un bilan que certains experts jugent largement sous-évalué.

Cette situation est notamment attribuée à des rassemblements religieux, à des meetings politiques ainsi qu'à l'inaction du gouvernement de Narendra Modi.

Les hôpitaux sont submergés et à court de réserves d'oxygène, de médicaments, de lits, malgré l'aide internationale qui afflue.

La levée temporaire des brevets sur les vaccins est notamment réclamée par l'Inde et l'Afrique du Sud pour pouvoir accélérer la production mais certains pays dont la France y sont opposés.

Paris plaide plutôt pour des dons en faveur des pays démunis.

Dans ce contexte, Katherine Tai reconnaît que les tractations à l'OMC "prendront du temps étant donné la nature consensuelle de l'institution et la complexité des questions en jeu".

En Inde, la Banque centrale a annoncé 6,7 milliards de dollars de prêts bon marché au système de santé vétuste qui peine à surmonter l'afflux de malades, certains trouvant la mort aux portes mêmes des hôpitaux.

Quant à la Malaisie, confrontée également à une nouvelle vague, elle va renforcer les restrictions dans sa capitale Kuala Lumpur où seuls les commerces essentiels resteront ouverts.

Covax

Réunis à Londres depuis lundi pour leur première rencontre en personne en deux ans, les ministres des Affaires étrangères des Etats du G7 ont repris leurs discussions pour parvenir à une distribution plus juste des vaccins.

Covax, le système de partage avec les pays pauvres, qui se fournit principalement en sérums d'AstraZeneca, patine en effet : il n'a livré que 49 millions de doses dans 121 pays et territoires, contre un objectif de deux milliards en 2021.

La pandémie a fait plus de 3,2 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition du Covid-19 fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP mercredi.

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Le confinement a conduit à un boom du marché immobilier américain

Le confinement a conduit à un boom du marché immobilier américain
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Aux États-Unis, les experts affirment que les tendances post-pandémiques continuent d’être le moteur du marché immobilier. Les prix des maisons ont augmenté de près de 30% par rapport à ceux d’il y a deux ans, selon Zillow, un géant immobilier spécialiste du domaine.

Joe Biden a contracté le coronavirus

Le président Joe Biden fait une déclaration aux journalistes à l'hôtel Waldorf Astoria Jeddah Qasr Al Sharq, le 15 juillet 2022, à Jeddah, en Arabie saoudite.

Âgé de 79 ans, Joe Bien est vacciné et a il déjà reçu deux doses de rappel. Il sera isolé mais "continuera à assumer la totalité de ses fonctions", précise la Maison Blanche.

Joe Biden, 79 ans et président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis, a été testé positif au Covid-19 jeudi mais ne présente que des "symptômes très légers", selon un communiqué de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Le démocrate, qui jusqu'ici n'avait jamais été testé positif, a "commencé à prendre du Paxlovid", la pilule anti-Covid de Pfizer, et va s'isoler à la Maison Blanche jusqu'à ce qu'il soit à nouveau négatif, a-t-elle indiqué.

Le président, pleinement vacciné et qui a reçu deux doses de rappel, "continuera à assumer la totalité de ses fonctions" pendant ce temps, selon le communiqué.

"Il a été en contact avec des membres de l'équipe de la Maison Blanche par téléphone ce matin, et il participera aux réunions prévues ce matin à la Maison Blanche par téléphone et par Zoom" depuis ses appartements privés, a précisé Karine Jean-Pierre.

"Robuste"

"Par souci de grande transparence", la Maison Blanche a promis de communiquer "chaque jour" sur l'état de santé de Joe Biden, qu'un examen médical en novembre dernier avait trouvé "robuste" et "apte" à exercer ses fonctions.

Le dernier test négatif du chef d'Etat américain, qui a effectué la semaine dernière une tournée en Israël et en Arabie saoudite, remontait à mardi, a précisé Karine Jean-Pierre.

Le président, qui veut faire campagne avant des élections législatives en novembre, avait initialement prévu un déplacement en Pennsylvanie jeudi et un autre en Floride lundi prochain.

Les Etats-Unis enregistrent actuellement environ 130.000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs sous-estimé selon les experts, et le nombre d'hospitalisations est également en hausse. Le très contagieux sous-variant BA.5 d'Omicron est dominant dans le pays, où il représente environ 80% des cas.

Paxlovid

Le paxlovid, que prend donc Joe Biden, est un traitement antiviral qui agit en diminuant la capacité du virus à se répliquer, freinant ainsi la progression de la maladie. Il doit être pris dans les premiers jours après l'apparition des symptômes pour être efficace.

Il est recommandé aux Etats-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge.

Le prédécesseur de Joe Biden, le républicain Donald Trump, avait annoncé le 2 octobre 2020 sur Twitter avoir été testé positif au Covid-19.

Il avait été évacué par hélicoptère de la Maison Blanche vers l'hôpital militaire de Walter Reed, et y avait été soigné pendant trois nuits.

update

L'ex-Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana poursuivi pour "détournement" de fonds Covid

ARCHIVES - Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, à droite, discute avec des représentants des syndicats et du patronat à Conakry, Guinée, 18 juillet 2018. (Twitter/ Ibrahima Kassory Fofana)

En détention depuis avril, il est poursuivi pour "détournement" présumé de plus de 40 millions de dollars destinés à la gestion de l'épidémie du coronavirus.

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre de Guinée jusqu'au coup d'Etat militaire de 2021 et en détention depuis avril, est poursuivi pour "détournement" de plus de 40 millions de dollars destinés à la gestion de l'épidémie de Covid et des décaissements non justifiés, a révélé vendredi le procureur général de Conakry.

M. Fofana, dernier Premier ministre du président Alpha Condé (2010-2021), renversé en septembre 2021 par la junte dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, est inculpé et écroué depuis le 6 avril pour "détournement" de fonds publics. Mais les faits qui lui sont reprochés n'avaient jusqu'ici pas été dévoilés.

"Nous reprochons à M. Ibrahima Kassory Fofana (un) détournement de plusieurs milliards de francs guinéens (...) notamment la somme de 46,2 millions de dollars dans le cadre de la procédure d'urgence pour supporter l'épidémie de Covid-19", a déclaré, lors d'une conférence de presse le procureur général Ali Touré, nommé par la junte au pouvoir.

Des montants de "81,2 milliards de francs guinéens" (plus de 9 millions d'euros) ont été "entièrement décaissés sur ordonnance de M. Ibrahima Kassory Fofana. Nous n'avons aucune justification de l'utilisation de ce montant", a déclaré le procureur, sans préciser la destination initiale de cet argent.

En outre, "des mouvements suspects dans ses comptes bancaires ont été constatés", a-t-il ajouté.

M. Fofana avait été inculpé et écroué le 6 avril avec trois autres ex-responsables, l'ancien ministre de la Défense Mohamed Diané, celui de l'Environnement Oyé Guilavogui et celui des hydrocarbures Zakaria Coulibaly.

Chef du gouvernement de mai 2018 jusqu'au coup d'Etat de septembre 2021, il venait d'être désigné, le 31 mars, à la tête de l'ex-parti au pouvoir sous M. Condé, jusqu'à un prochain congrès.

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force ont fait de la lutte contre la corruption réputée endémique en Guinée un de leurs grands combats proclamés. Plusieurs anciens responsables sont détenus dans ce cadre.

Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte qui s'est fait investir président, a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" mais que la justice serait la "boussole" du pays.

Covid-19: levée des restrictions sanitaires à Maurice

L'entrée de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice le 1er octobre 2021.

L'île Maurice a levé la plupart des restrictions sanitaires qui prévalaient encore pour contrer la pandémie de Covid-19, permettant notamment la réouverture des bars et nightclubs et la suppression du port du masque obligatoire en public afin de relancer son activité touristique.

Maurice "entre dans une nouvelle phase", s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction.

"Des décisions difficiles ont dû être prises, particulièrement un confinement total qui a eu des conséquences sur l'économie", a rappelé le Premier ministre en se félicitant notamment du taux de vaccination atteint par Maurice.

"Nous ne nous sommes pas précipités pour rouvrir nos frontières, cela a été fait par étapes et nous constatons que c'est une formule qui a bien fonctionné", a souligné M. Jugnauth en concluant : "Maintenant, c'est avec confiance que nous pouvons entrer dans une nouvelle phase".

Le port du masque ne sera plus obligatoire dans l'espace public, mais restera imposé dans les centres de santé et les transports publics.

Les restrictions sur les rassemblements publics - mariages, funérailles, lieux de culte, etc... - sont levées, a indiqué le Premier ministre.

Bars et nightclubs peuvent rouvrir, tout comme les grandes enceintes sportives et l'interdiction de pique-nique sur les plages est levée.

Le Premier ministre a néanmoins encouragé la population à rester vigilante quant à la propagation du virus et à prendre des précautions.

Maurice avait rouvert ses portes aux visiteurs internationaux début octobre, mais un rebond de la pandémie dès le mois suivant avait imposé une nouvelle vague de mesures de restriction, faisant replonger une industrie touristique vitale pour le pays.

Inauguration à Kigali de la première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin.

La première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique a été inaugurée jeudi au Rwanda, avec pour objectif de fabriquer d'ici début 2024 des traitements contre le Covid-19 et d'autres maladies à destination de millions d'habitants du continent.

L'usine installée par le laboratoire pharmaceutique allemand BioNTech dans la capitale rwandaise Kigali est la première de trois prévues sur le continent africain.

"Cette inauguration est une étape historique vers l'équité en matière de vaccins", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une cérémonie en présence du chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, du chef de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et d'autres hauts responsables.

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin. La pandémie a révélé l'énorme dépendance de l'Afrique aux vaccins importés et son retard technologique par rapport à l'Europe, à la Chine et aux États-Unis. "La meilleure façon de lutter contre les inégalités est de mettre les outils entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin", a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

BioNTech a indiqué qu'elle prévoyait d'employer une centaine de Rwandais une fois l'usine opérationnelle et de les former à la fabrication de plusieurs nouveaux vaccins utilisant la dernière technologie d'ARNm. "L'idée est vraiment que (...) les vaccins pour les Africains soient produits sur le continent africain", a souligné à l'AFP le PDG de BioNTech, Ugur Sahin.

Il a assuré que la technologie déployée au Rwanda – et qui le sera plus tard dans des usines en Afrique du Sud et au Sénégal – garantit que les vaccins seront produits "avec la même qualité que partout ailleurs". "Pourquoi les Africains n'auraient-ils pas accès aux produits pharmaceutiques les plus modernes et les plus efficaces ? Il n'y a aucune raison à cela", a-t-il ajouté.

La production concernera des vaccins contre le Covid mais aussi des traitements pionniers actuellement en phase de développement contre le paludisme, la tuberculose et le VIH, maladies qui font des ravages en Afrique. Les essais sur l'homme d'un vaccin antipaludique BioNTech utilisant la technologie de l'ARNm devraient commencer fin 2022.

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