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Coronavirus

Covid: la vaccination gagne du terrain, Ghana et Côte d'Ivoire lancent Covax

Une cargaison de vaccins Covid-19 du programme mondial de vaccination Covax à l'aéroport international de Kotoka à Accra le 24 février 2021.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire sont devenus lundi les premiers pays à vacciner contre le Covid-19 grâce au dispositif Covax destiné aux pays les moins riches, tandis que les Etats-Unis se préparent à l'arrivée du vaccin Johnson&Johnson.

La pandémie, qui a repris sa progression, a fait au moins 2,53 millions de morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP lundi.

Si la plupart des pays riches ont entamé depuis des semaines leurs campagnes de vaccination, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, 76 ans, est devenu lundi la première personne dans le monde à recevoir une dose du vaccin AstraZeneca financée par le mécanisme Covax.

"Il est important que je donne l'exemple", a-t-il déclaré.

En Côte d'Ivoire, le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Patrick Achi, s'est également fait vacciner grâce au dispositif Covax. Après lui, des membres des forces de défense et de sécurité ont aussi été vaccinés.

Le système Covax vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires, mais il comporte surtout un mécanisme de financement qui permet à 92 économies à faible et moyen revenu d'avoir accès aux précieuses doses.

Fondé par plusieurs organisations internationales dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Alliance du vaccin (Gavi), il a été mis en place pour tenter d'éviter que les pays riches n'accaparent l'ensemble des doses de vaccin.

- priorité au Covid à l'OMC -

La pandémie a aggravé la fracture entre pays riches et pauvres, et plusieurs associations britanniques spécialisées dans l'aide internationale ont mis en garde lundi contre le risque d'une augmentation de la famine et de la crise humanitaire dans certains pays fragiles, comme le Yémen.

De nombreuses voix réclament en outre que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) - qui a accueilli lundi sa nouvelle cheffe, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala - lève les protections des brevets sur les vaccins anti-Covid pour accroître leur production.

Cette proposition, faite par l'Inde et l'Afrique du Sud, doit être débattue lors du Conseil général de l'OMC lundi et mardi, mais aucune décision n'est attendue en l'absence de consensus.

La nouvelle directrice générale, qui a été présidente de l'Alliance du Vaccin jusqu'à l'an dernier, a appelé lundi à "donner la priorité à l'action relative au Covid-19".

Jusqu'à présent, plus de 244 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées dans au moins 123 pays ou territoires, selon un comptage réalisé par l'AFP lundi.

En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a été vacciné lundi, contrairement à des milliers de candidats qui avaient pris rendez-vous par le biais d'une application défectueuse.

Dans ce pays, qui veut vacciner 300 millions de personnes d'ici fin juin, le programme de vaccination s'est ouvert lundi aux personnes âgées de plus de 60 ans et à celles de plus de 45 ans présentant une comorbidité.

Les Philippines ont, elles, commencé à administrer le vaccin chinois CoronaVac, tandis que Bali a lancé une campagne de vaccination au volant.

L'Uruguay, dernier pays d'Amérique du Sud à recevoir des doses de vaccins, a débuté lundi sa campagne de vaccination.

- "Passeport vert" présenté en mars -

L'adhésion de la population au vaccin contre le Covid-19 est en hausse dans plusieurs pays comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou même la très sceptique France, selon une étude internationale publiée lundi par le cabinet Kekst CNC.

Quatre millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson approuvé par les autorités sanitaires américaines seront distribués dès mardi aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie.

Ce vaccin unidose appelé Janssen Covid-19, qui peut être stocké à des températures de réfrigérateur, rejoint ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna dans l'immense campagne de vaccination aux Etats-Unis, où la pandémie a fait plus de 500.000 morts.

Dans l'UE, le vaccin Janssen devrait être approuvé par l'Agence européenne des médicaments début mars, et distribué à partir de fin mars ou début avril, selon la ministre française déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

La Slovaquie a quant à elle reçu lundi son premier lot du vaccin russe Spoutnik V.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a par ailleurs annoncé lundi que Bruxelles présenterait en mars un projet de "passeport vert" numérique attestant d'une vaccination contre le Covid ou de tests négatifs pour voyager plus librement, alors que les droits associés à ce document divisent les Vingt-Sept.

Dans le même temps, l'inquiétude croit avec la propagation de nouveaux variants.

Les autorités britanniques ont ainsi lancé un appel pour retrouver une personne ayant importé au Royaume-Uni le variant du coronavirus détecté au Brésil, susceptible de résister davantage que les autres aux vaccins.

En France, le président Emmanuel Macron a appelé à "tenir" encore "4 à 6 semaines" avant de pouvoir desserrer certaines contraintes.

En Allemagne, les salons de coiffure, fermés depuis deux mois et demi, ont rouvert lundi, première étape d’un assouplissement des restrictions de plus en plus attendu.

La chancelière Angela Merkel et les dirigeants régionaux allemands se réuniront à nouveau mercredi pour discuter d'éventuels assouplissements supplémentaires, malgré la menace d'une troisième vague provoquée par les variants.

L'Allemagne va par ailleurs restreindre à partir de lundi à minuit les passages à sa frontière en provenance de France, après avoir classé le département de Moselle en zone Covid à haut risque.

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Des experts tanzaniens recommandent de publier à nouveau les chiffres du Covid-19

Les gens utilisent une station de lavage des mains installée pour les membres du public entrant sur un marché à Dodoma, en Tanzanie, le 18 mai 2020.

Un comité d'experts sur le Covid-19, installé par la nouvelle présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, a recommandé lundi la reprise de la publication de chiffres officiels sur la propagation de la maladie dans le pays, après plus d'un an d'interruption.

Ce groupe de travail préconise également de proposer des vaccins aux travailleurs de première ligne et aux personnes vulnérables.

L'ancien président John Magufuli, décédé le 18 mars, n'avait eu de cesse de minimiser la pandémie, s'en remettant aux prières pour vaincre le virus et déclarant les vaccins potentiellement "dangereux".

Le pays n'a pas publié de statistiques sur l'épidémie depuis avril 2020: les derniers chiffres faisaient état de 509 cas de contamination et 16 décès.

La vice-présidente Samia Suluhu Hassan, qui lui a succédé, a pris le contre-pied de sa politique, estimant qu'"il n'est pas bon de l'ignorer" (le Covid-19).

"Nous ne pouvons pas le rejeter ou l'accepter sans les conclusions de la recherche" scientifique, avait déclaré début avril la présidente, qui apparaît en public avec un masque, en annonçant la création d'un groupe de travail pour conseiller son gouvernement sur la gestion de la pandémie.

Dans leurs recommandations remises lundi à la cheffe de l'Etat, ces experts affirment que "le gouvernement devrait fournir des statistiques précises sur le Covid-19 au public et à l'Organisation mondiale de la santé pour que les citoyens aient des informations correctes sur la maladie, et respecter les accords internationaux".

Ils affirment que la Tanzanie a enduré deux vagues graves de coronavirus et fait face à une possible troisième vague.

Ils conseillent également au gouvernement de proposer des vaccins approuvés par l'OMS aux travailleurs de première ligne, aux personnes âgées et aux personnes avec des risques de comorbidité.

John Magufuli refusait d'imposer des mesures pour endiguer la maladie, dont il minimisait la présence et la gravité.

Ce fervent catholique avait déclaré que son pays s'en était "libéré" par la prière. Il avait également raillé la fiabilité des tests, affirmant qu'une chèvre, une caille et une papaye avaient été testées positif.

Face à une vague de décès en février imputés à des "pneumonies", touchant jusqu'à de hautes personnalités, il avait toutefois admis, à demi-mots, que le virus circulait toujours.

Président depuis 2015, M. Magufuli, surnommé le "Bulldozer", est mort le 18 mars, après une mystérieuse absence de trois semaines, officiellement de problèmes cardiaques. Mais son principal opposant a affirmé qu'il était mort du Covid-19.

Les vaccins anti-covid font défaut aux pays défavorisés

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Début des vaccinations covid à grande échelle en Afrique du Sud

Cyril Ramaphosa, président ya Afrique du Sud (Afrika ya Ngele) azipi zolo na masque na Johannesburg, 24 avril 2020.

Avec du retard et une troisième vague imminente de Covid-19, L'Afrique du Sud a lancé lundi sa campagne de vaccination à grande échelle, visant en priorité les plus de 60 ans et les personnes à risques.

Pays africain officiellement le plus touché par la pandémie avec plus d'1,6 million de contaminations dont 55.210 décès, l'Afrique du Sud n'a vacciné qu'1% de sa population jusqu'ici, lors d'une première phase d'essais cliniques auprès des personnels de santé, plusieurs fois suspendue.


En février, le vaccin britannique AstraZeneca a été écarté après des doutes sur son efficacité contre le variant local. Ensuite, le vaccin américain Johnson & Johnson a été suspendu mi-avril, après des cas de caillots sanguins.


Au cours de cette deuxième phase de son plan pour immuniser sa population, le gouvernement prévoit de vacciner 16,6 millions de personnes en six mois, dont environ cinq millions de plus de 60 ans d'ici fin juin.


Ces objectifs seront atteints si les commandes de vaccins sont livrées à temps, assurent les autorités qui attendent dans les prochaines semaines la livraison de 4,5 millions de doses du vaccin américain Pfizer et deux millions de doses de celui de Johnson & Johnson.


A la traîne dans la course mondiale à l'acquisition des précieux vaccins, le gouvernement sud-africain affirme avoir désormais acheté assez de doses pour au moins 45 millions des quelque 59 millions d'habitants. Soit suffisamment pour atteindre l'immunité collective, un objectif initialement prévu pour la fin de l'année.

"Si les vaccins ..."

Le gouvernement a seulement récemment repris la vaccination des 1,25 million de soignants du pays et les files d'attente se sont allongées ces derniers jours devant les hôpitaux. "J'espère qu'il y en aura assez pour tous ceux qui veulent vraiment se faire vacciner", a confié à l'AFP Karabo Monaheng, ophtalmologiste, devant l'hôpital Milpark de Johannesburg.


Le retard accumulé par la puissance africaine, quand l'Union européenne ou les Etats-Unis promettent de vacciner une vaste majorité de leur population d'ici l’été, est en partie responsable de la récente remontée des contaminations dans le pays, selon certains spécialistes.


"Si les vaccins avaient été distribués beaucoup plus tôt, ça aurait aidé", même si d'autres facteurs comme l'abandon des gestes barrières sont aussi en cause, estime Nombulelo Magula, spécialiste en médecine interne et membre du Conseil scientifique auprès du ministère de la Santé.


Mais selon le virologue Barry Schoub, également membre du Conseil scientifique, l'avancée de la vaccination ailleurs dans le monde n'a pas pour autant évité une reprise de la pandémie. "Il suffit d'examiner ce qu'il se passe en Europe et au Royaume-Uni", dit-il à l'AFP.


Entre la dernière semaine d'avril et la première de mai, les contaminations en Afrique du Sud, déjà durement touchée par une deuxième vague fin 2020, ont augmenté de 46%. La mortalité a elle enflé de plus de 18%, selon le ministère de la Santé. Les admissions dans les hôpitaux sont toutefois stables.


"Le pays n'a pas encore atteint le seuil de résurgence, bien que certaines provinces du pays s'en approchent rapidement", ont mis en garde les autorités la semaine dernière.


Le Covid-19 a fait officiellement au moins 3,3 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019. Inquiète de la progression inégale des campagnes de vaccination, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) craint que la deuxième année de la pandémie ne soit "beaucoup plus mortelle" que la première.

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