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RDC

Reprise des cultes suspendus depuis près de 5 mois à cause du coronavirus

Une catholique reçoit la Sainte Communion à la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa le 16 août 2020 lors de la première messe célébrée depuis le 24 mars, en raison de la pandémie COVID-19.

Les services religieux suspendus depuis le 24 mars ont repris dimanche en République démocratique du Congo, où les autorités et responsables religieux insistent sur les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus, selon des correspondants de l'AFP.

A la cathédrale Notre-Dame (catholique) de Kinshasa, les fidèles munis de leurs masques ont afflué dès 06H30 pour participer à la première messe qui s'est déroulée dans une ambiance festive, avec des cris de joie.

Tous étaient soumis au lavage des mains à l'eau chlorée avant de franchir les portes de l'église où sur les bancs, des marquages en blanc séparaient d'un mètre les priants.

"Nous vous demandons de porter convenablement vos masques", a lancé du haut de la chaire l'annonciateur.

Le prêtre a insisté sur "le port obligatoire de masques, le lavage des mains, la distanciation physique à l'intérieur de l'église", ajoutant que les récalcitrants couraient le risque d'être "confinés".

En plus du masque ordinaire, les agents chargés de distribuer la communion, reçue exclusivement par la main, portaient des masques en plastique de protection, à l'exception du célébrant qui ne portait rien.

Un peu plus loin, à Philadelphie (église évangélique), avec ou sans masque, les fidèles, en file indienne, étaient soumis à la prise de température avant d'accéder au lieu du culte.

La reprise des cultes a également été observée dans d'autres villes comme à Beni au Nord-Kivu (est), à Kikwit (sud-ouest), ou Kisangani (nord).

La RDC a officiellement enregistré 9.676 cas de Covid-19 pour 240 décès depuis la déclaration des premiers cas le 10 mars, selon les derniers chiffres officiels.

L'état d'urgence sanitaire décrété le 24 mars par le président Félix Tshisekedi a été levé le 21 juillet.

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L’or de la RDC exfiltré illicitement à travers les pays voisins, selon une ONG canadienne

Des creuseurs artisanaux dans une mine d'or au Nord-Kivu, RDC, 21 avril 2015. (VOA/Charly Kasereka)

Le commerce illicite de l’or de la République démocratique du Congo (RDC) via le Rwanda et l'Ouganda, continue de prospérer malgré les efforts visant à assainir le secteur, déplore IMPACT.

IMPACT, plateforme de la société civile canadienne qui existe de puis1986, pointe du doigt des intermédiaires (négociants et exportateurs) dûment enregistrés en RDC, au Rwanda et en Ouganda qui exercent leurs activités sans crainte apparente de sanctions.

L'ONG les met à nu dans un rapport publié jeudi.

Ces négociants et exportateurs continuent à mener ces activités "même après avoir été dénoncés publiquement année après année par les Nations Unies et des organisations internationales comme contribuant au commerce illicite de l’or artisanal de la RDC", signale IMPACT qui autrefois était connu sous le nom de PAC.

Les autorités congolaises ont fait des efforts pour assainir le secteur, reconnait la plateforme. Mais, les intermédiaires ou les négociants les compromettent, accuse le rapport.

Pour Joanne Lebert, directrice générale d’IMPACT citée dans le rapport, ces intermédiaires déjouent les tentatives de démantèlement de leur système en reconfigurant leurs activités dans toute la région lorsque nécessaire ou en créant des entités fantômes.

Ils donnent un semblant de légalité à leurs activités en déclarant un faible pourcentage de leurs exportations d’or tout en empochant d’énormes profits du commerce illicite.

Ainsi, l’or sorti en contrebande de la RDC et circulant sur le marché international légal – sous la forme de produits de consommation – est potentiellement lié à des activités criminelles, au blanchiment d’argent, à des groupes armés et à des violations des droits humains.

IMPACt cite notamment le cas Cavichi SARL mais aussi Congo Golden Mining et Omega Gold Mining Ltd.

Le premier, Cavichi SARL, agrée à Bukavu de 2013 à 2016 a déclaré, aux autorités congolaises avoir exporté en 2015-2016 25.7 kg, mais à Kigali, la quantité déclarée était plutôt 5,290 kg, selon les documents de transit.

IMPACT revèle aussi que Cavichi SARL a largement sous-évalué ses exportations, les 5,290 kg ayant une valeur déclarée de 17.3 millions USD, tandis que leur valeur marchande internationale à l’époque serait plutôt de quelque 191.5 millions USD.

En plus, même si l’entreprise a fermé ses portes, son fondateur, Caetano Victor Chibalonza, poursuit ses activités de négociant d’or, poursuit l'ONG.

"Les autorités rwandaises manquent à leur devoir de diligence concernant l’or qui entre au Rwanda en provenance de la RDC", soutient le rapport.

Congo Golden Mining Ltd et Omega Gold Mining Ltd ont fait de même que Cavichi SARL, mais avec des proportions différentes.

IMPACT demande que des enquêtes soient menées et que la RDC simplifie les étapes pour exporter l’or.

Au Rwanda et à l’Ouganda, IMPACT recommande de favoriser la coopération entre les organismes chargés de l’application de la loi afin de détecter les écarts commerciaux et resserrer les contrôles réglementaires de l’or déclaré comme provenant de la RDC.

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20 ans de prison pour avoir violé deux infirmières

Une infirmière préparant un vaccin contre Ebola à Goma dans le Nord-Kivu en RDC, le 7 août 2019. (AFP)

Trois hommes, accusés d'avoir violé deux infirmières et dépouillé des malades dans un centre de santé, ont été condamnés à 20 ans de prison à Kinshasa, où la hausse de l'insécurité inquiète les autorités.

Un tribunal a condamné les trois prévenus pour "viol de deux infirmières, vol qualifié, extorsion et association des malfaiteurs", a indiqué Me Luse Muzembe, avocat de la défense, à la fin du procès dans la nuit de mardi à mercredi.

Le ministère public avait requis la peine capitale, qui n'est plus appliquée depuis 2003. Deux autres prévenus ont été acquittés et trois autres, mineurs, renvoyés devant un tribunal pour enfants, selon l'avocat.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un groupe d'individus armés de machettes et d'objets tranchants a fait irruption au centre de Santé Révolution de Kisenso, une commune enclavée de la mégapole africaine, d'après les témoins et les autorités.

Ils ont violé deux jeunes infirmières qui étaient de garde, sous le regard des malades qu'ils ont dépouillés de leurs téléphones, argent, habits, a expliqué Willy Khonde, l'un des responsables de la Mutuelle de santé de Kisenso.

Le procès en procédure de flagrant délit devant le tribunal de grande instance de Matete avait débuté lundi. L'avocat a indiqué qu'il ferait appel du verdict de ce procès qui s'est tenu trois jours après les faits. "Le parquet n'a pas pu prouver l'implication de nos clients. Les vrais coupables courent encore les rues, il faut les retrouver", a estimé l'avocat.

La hausse de l'insécurité inquiète les autorités. A Kinshasa, la police a mis en place des barrages la nuit pour contrôler les taxis, après des cas d'enlèvements avec violences de jeunes passagères pour lesquelles les ravisseurs demandent une rançon à la famille.

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