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Vague d'attentats suicide en Arabie saoudite

Attaque devant la Mosquée du prophète, Medine, Arabie saoudite, le 4 juillet 2016. (Courtesy of Noor Punasiya via AP)

Trois kamikazes ont fait exploser leurs bombes lundi près de mosquées dans trois villes d'Arabie saoudite, dont la ville sainte de Médine, une vague d'attentats suicide rare dans le royaume.

Ces attaques, qui ont tué au moins quatre agents de sécurité, n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat, mais leur mode opératoire rappelle celui du groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui a revendiqué plusieurs attentats suicide meurtriers en Arabie saoudite depuis plus d'un an.

En début de soirée, une attaque s'est produite devant la Mosquée du prophète à Médine (ouest), très fréquentée par les fidèles en ces derniers jours du ramadan, le mois de jeûne sacré, selon la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya.

La télévision a montré des images de flammes se dégageant d'un parking proche de la mosquée, avec au moins un corps gisant à proximité. Médine est la deuxième ville sainte de l'islam après La Mecque.

Quatre agents de sécurité ont été tués et cinq autres blessés dans cet attentat suicide, a annoncé un porte-parole du ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué.

Quasi-simultanément dans l'est du royaume, un attentat suicide a été perpétré près d'une mosquée chiite dans la ville de Qatif, a ajouté le porte-parole, ajoutant que des restes humains appartenant à trois personnes avaient été découverts sur les lieux et qu'une enquête était en cours.

"C'était un kamikaze, j'ai vu son corps déchiqueté", a indiqué l'un des habitants témoin de l'attaque dans cette ville de la Province orientale où vit la communauté chiite d'Arabie saoudite, pays sunnite.

La vague d'attentats a commencé à l'aube à Jeddah (ouest) où un kamikaze s'est fait exploser près d'une mosquée qui est située à proximité du consulat des Etats-Unis.

Deux agents de sécurité ont été légèrement blessés, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Aucun membre du personnel du consulat n'a été atteint, selon l'ambassade américaine à Ryad.

Le général Mansour al-Turki, porte-parole du ministère, a indiqué dans un communiqué que le kamikaze était un Pakistanais de 30 ans, Abdallah Qalzar Khan, qui vivait depuis 12 ans à Jeddah où il travaillait comme chauffeur.

- 'Attentat manqué' -

L'assaillant était plus proche d'une mosquée située dans le secteur que du consulat des Etats-Unis, a-t-il dit.

L'attaque, qui s'est produite le 4 juillet, jour de la fête nationale des Etats-Unis, a eu lieu à 02h15 heure locale lundi (23h15 GMT dimanche) sur le parking de l'hôpital Dr Suleiman Faqeeh, tout proche du consulat.

Un homme a attiré l'attention des gardes de sécurité qui se sont approchés de lui. "Il a alors fait détoner sa ceinture explosive sur le parking" et il est décédé, a dit le ministère.

Depuis fin 2014, les forces de sécurité saoudiennes et la minorité chiite du royaume sont souvent frappées par des attentats meurtriers revendiqués par l'EI.

En mars 2015, l'ambassade des Etats-Unis a été fermée pendant plusieurs jours, de même que les consulats américains de Jeddah et à Dahran (est), pour des motifs de sécurité alors non précisés.

En décembre 2004, le consulat américain à Jeddah a été la cible d'une attaque attribuée au réseau djihadiste Al-Qaïda. Des hommes ont ouvert le feu et lancé des engins explosifs sur le complexe, faisant cinq morts. C'était alors la première attaque contre une mission diplomatique dans le royaume.

Le journal en ligne Sabq, proche des autorités saoudiennes, a qualifié ce qui s'est passé à l'aube à Jeddah d'"attentat manqué". Sur une photo diffusée par le journal, on peut voir une partie de corps humain gisant au sol entre un taxi et la portière ouverte d'une autre voiture, percée de multiples trous dus à des éclats.

- Appel à la prudence -

L'explosion s'est produite juste avant les prières de l'aube après lesquelles les musulmans entament leur jeûne quotidien pendant le mois sacré du ramadan.

L'ambassade des Etats-Unis à Ryad a appelé les Américains à "prendre plus de précautions dans leurs déplacements" dans le royaume.

L'Arabie saoudite, poids lourd régional, fait partie de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis qui mène la guerre contre l'EI en Irak et en Syrie. Elle dirige en outre depuis mars 2015 une coalition arabo-sunnite qui lutte au Yémen contre les rebelles chiites.

Depuis plus d'un an, les autorités saoudiennes ont multiplié les arrestations d'islamistes radicaux. Elles ont annoncé en 2015 le démantèlement d'un groupe lié à l'EI avec l'interpellation de centaines de suspects, en majorité des Saoudiens.

L'EI a été proclamé comme "ennemi de l'islam" par le grand mufti Abdelaziz Al-Cheikh, la plus haute autorité religieuse sunnite d'Arabie saoudite.

Le groupe djihadiste Al-Qaïda, aujourd'hui rival de l'EI, s'était livré entre 2003 et 2006 à une campagne d'attentats sanglants dans le royaume contre les symboles du pouvoir, les installations militaires et pétrolières et les expatriés occidentaux. Mais ce groupe a été ensuite décimé en Arabie saoudite par une implacable répression.

Avec AFP

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Le Soudan bientôt retiré de la liste noire des États-Unis

La ministre des Affaires étrangères du Soudan, Asma Mohamed Abdalla, et sa délégation quittent le Département du Trésor américain à Washington, États-Unis, le 6 novembre 2019, après des négociations sur le barrage du Grand Ethiopian Renaissance. REUTERS / Siphiwe Sibeko

Donald Trump à ouvert la voie lundi au retrait du Soudan de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, un tournant aussitôt salué par Khartoum qui réclamait la levée de cette lourde sanction en vigueur depuis près de 30 ans.

"Excellente nouvelle! Le nouveau gouvernement du Soudan, qui fait de vrais progrès, a accepté de payer 335 millions de dollars aux victimes américaines du terrorisme et à leurs familles. Une fois versés, je retirerai le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme", a tweeté le président des Etats-Unis, sans préciser de calendrier.

"Merci beaucoup président Trump!", a aussitôt répondu sur Twitter le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. "Nous sommes sur le point de nous débarrasser de l'héritage le plus lourd du régime défunt", a dit celui qui dirige un gouvernement de transition depuis la chute d'Omar el-Béchir en 2019.

L'Union européenne s'est aussi réjouie d'une décision "capitale" qui "renforce l'intégration" du Soudan "dans la communauté internationale et son accès à l’économie mondiale".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué en septembre un projet d'accord prévoyant le versement sur un compte bloqué de ces indemnités soudanaises pour les familles des victimes des attentats perpétrés en 1998 par la nébuleuse jihadiste Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, qui avaient fait plus de 200 morts.

Le Soudan, jadis paria de la communauté internationale pour avoir accueilli le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990, a été condamné à verser de telles indemnisations par la justice américaine.

D'après l'accord, ces fonds ne seront toutefois transférés aux plaignants qu'une fois que le Soudan aura été retiré de la liste noire. Mike Pompeo avait dit le mois dernier que cela interviendrait "très probablement" avant fin octobre.

"Nous exhortons le Congrès à adopter immédiatement la loi nécessaire pour mettre en oeuvre l'accord", a dit Edith Bartley, porte-parole des familles des Américains tués à l'ambassade de Nairobi. "Cet accord ne peut pas être victime des blocages et querelles des élus", a-t-elle estimé, alors qu'une poignée d'influents sénateurs démocrates ont jusqu'ici exprimé leurs réserves.

Parallèlement, Washington a multiplié les pressions pour que Khartoum normalise ses relations avec Israël avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, comme l'ont fait ces dernières semaines les Emirats arabes unis et Bahreïn.

L'administration Trump, sans nier cette demande insistante, assure qu'aucun lien direct n'existe avec la levée des sanctions, mais plusieurs observateurs et médias ont rapporté le contraire.

Lundi, ni la Maison Blanche ni Khartoum n'ont évoqué un éventuel accord israélo-soudanais.

"Paix arabo-israélienne"

Malgré des négociations bien avancées, Abdallah Hamdok avait accusé le 11 octobre les Etats-Unis de mettre en danger la démocratisation de son pays, semblant ainsi s'agacer d'un revirement ou d'un retard américain.

Khartoum assure en effet depuis le mois dernier avoir réuni le montant des indemnités.

Le Soudan est depuis 1993 sur cette liste noire américaine, synonyme d'entrave aux investissements pour ce pays pauvre.

Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l'ex-président démocrate Barack Obama, lorsqu'Omar el-Béchir a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.

La révolution qui a balayé Omar el-Béchir n'a fait qu'accélérer le mouvement.

Les Etats-Unis ont "une fenêtre unique et étroite pour soutenir le gouvernement de transition dirigé par un civil au Soudan, qui s'est enfin débarrassé de la dictature islamiste", avait écrit Mike Pompeo dans une lettre à des sénateurs en septembre.

Les négociations semblent avoir été compliquées, plus récemment, par le dossier israélien.

Abdallah Hamdok avait douché les espoirs américains, en affirmant, lors d'une visite de Mike Pompeo à Khartoum fin août, qu'il n'avait "pas de mandat" pour trancher cette question sensible.

Les tractations se sont néanmoins poursuivies en coulisses avec des positions peut-être moins figées, et de possibles divisions sur ce sujet épineux entre les civils et les militaires.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain au Soudan, avait en effet rencontré en février le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avant de discuter en septembre avec une délégation américaine du "rôle" du Soudan dans "l'avenir de la paix arabo-israélienne".

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Des mesures pour enrayer une deuxième vague du nouveau coronavirus qui pointe timidement

Une personne portant un masque fait du vélo sur la place du Duomo, dans la Lombardie en Italie, après que le gouvernement a introduit de nouvelles mesures restrictives en raison d'une hausse du nombre d'infections par le COVID-19, Italie 19 octobre 2020. REUTERS/Flavio Lo Scalzo

Le nouveau coronavirus qui a déjà infecté plus de 40 millions de personnes et tué près de 1.114.500 dans le monde refait lentement surface après une courte période d'accalmie. Les autorités adoptent des nouvelles mesures pouvant faire craindre un nouveau confinement généralisé.

En Belgique, les cafés et restaurants garderont portes closes pour un mois à compter de ce lundi. La mesure se double d'un couvre-feu entre minuit et 5h du matin. Pareil pour la Slovénie qui va mettre en place un couvre-feu dès demain.

La Suisse interdit les rassemblements publics spontanés de plus de 15 personnes et réglemente les manifestations privées de plus de 15 personnes à compter d’aujourd’hui. Le port du masque devient obligatoire dans les espaces clos accessibles au public.

L'Autriche restreint aussi les rassemblements à six personnes à l'intérieur et à 12 personnes à l'extérieur, à l'exception des cérémonies funéraires.

L'Iran a enregistré lundi 337 décès supplémentaires liés au nouveau coronavirus.

L'Irlande sera le premier pays de l'UE à reconfiner l'ensemble de sa population pour six semaines, à partir de la nuit de mercredi à jeudi, pour faire face à la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi son Premier ministre Micheal Martin. Tous les commerces non essentiels devront fermer et les bars et les restaurants ne pourront servir que de la nourriture à emporter.

Le Pays de Galles instaurera à partir de vendredi un confinement de deux semaines pour tenter de freiner la deuxième vague de la pandémie, introduisant ainsi les restrictions les plus dures au Royaume-Uni.

Le Canada a franchi lundi le cap des 200.000 cas et s'approchait des 10.000 morts, en pleine deuxième vague de coronavirus, selon les chiffres officiels des provinces compilés par plusieurs chaînes de télévision.

La frontière entre les Etats-Unis et le Canada restera fermée aux déplacements non essentiels jusqu'au 21 novembre. Les États-Unis restent le pays le plus touché en nombre de morts et de cas.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, suivi par le Brésil, l'Inde, le Mexique et le Royaume-Uni.

En Afrique du Sud Zweli Mkhize, ministre de la santé, et son épouse sont aussi testés positifs. M. Mkhize est le cinquième membre du gouvernement à attraper le virus.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine Saëb Erakat, 65 ans, infecté par le nouveau coronavirus alors qu'il est atteint de fibrose pulmonaire, est dans un "état critique", a indiqué l'hôpital de Jérusalem où il a été transféré.

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