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Le leader d'une milice d'extrême droite arrêté à Washington avant des manifestations

Enrique Tarrio, le chef des Proud Boys, lors d'un rassemblement à Portland, Oregon le 26 septembre 2020.

Le leader de la milice américaine d'extrême droite "Proud Boys" a été arrêté lundi à Washington deux jours avant une manifestation contre la certification de l'élection de Joe Biden comme prochain président des Etats-Unis, selon la police.

Enrique Tarrio, 36 ans, a été arrêté sur la base d'un mandat d'arrêt délivré suite à sa participation à la destruction d'une bannière "Black Lives Matter" appartenant à une église de la capitale américaine lors d'une manifestation précédente, le 12 décembre, qui avait dégénéré.

Le milicien, qui venait d'arriver de Floride, a été inculpé pour destruction de bien de l'église méthodiste Asbury United, une église dont les fidèles sont principalement afro-américains, dont lui et d'autres auraient brûlé la bannière.

Il est également accusé d'avoir été en possession de deux chargeurs d'arme à feu haute capacité illégaux lors de son arrestation, a précisé la police.

Dans une autre affaire révélée lundi, Enrique Tarrio et d'autre membres des "Proud Boys" sont accusés par l'église historique Metropolitan AME, également principalement afro-américaine, d'avoir déchiré et brûlé sa bannière lors de la manifestation du mois dernier, au cours de laquelle plusieurs personnes avaient été poignardées et des dizaines d'autres arrêtées.

"Le comportement des +Proud Boys+ à Washington D. C. le 12 décembre 2020 représente un nouveau et dangereux chapitre dans la longue et horrible histoire de la violence exercée par des foules de suprémacistes blancs contre des lieux de cultes noirs", lit-on dans la plainte déposée par l'église.

L'arrestation intervient à la veille de deux journées d'action dans la capitale américaine en soutien à Donald Trump et à son affirmation infondée selon laquelle il a remporté l'élection du 3 novembre, et pas Joe Biden.

La police de Washington a indiqué lundi craindre des violences potentielles, notamment de la part de groupes comme les "Proud Boys", et a prévenu que les personnes portant des armes à feu seraient arrêtées.

"Nous ne laisserons personne inciter à la violence ou intimider nos habitants", a averti la maire de la capitale, Muriel Bowser.

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Un élève tué et deux autres blessés lors d'une opération de police à Brazzaville

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France: Koffi Olomidé se défend des accusations d'agressions sexuelles

Le chanteur Koffi Olomidé (à droite) avec son avocat Tony Mwaba à la Cour de cassation, à Gombe, Kinshasa, RDC, le 26 septembre 2019.

"C'est faux, c'est tout faux!": devant la cour d'appel de Versailles, en région parisienne, la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé s'est vivement défendue lundi des accusations d'agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses lors de tournées en France. 

A 65 ans, le chanteur à la renommée internationale s'est pour la première fois expliqué en public sur les charges qui pèsent sur lui, alors qu'il n'avait pas assisté à son premier procès en 2019.

Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l'une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l'essentiel des autres charges.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, avait fait appel.

Le jugement de 2019 "laisse perplexe à certains égards", a estimé lundi la présidente de la cour, au début du procès en appel.

Assises au premier rang, les quatre plaignantes ont déposé plainte entre 2007 et 2013, accusant Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises entre 2002 et 2006, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

A la barre, Koffi Olomidé balaie l'accusation de séquestration, assurant qu'elles "allaient sur les Champs-Élysées" et que parfois "elles demandaient qu'on les accompagne", alors qu'elles ont affirmé à l'instruction qu'elles étaient escortées contre leur gré.

Le chanteur a cependant reconnu qu'il avait un "droit de regard" sur leurs sorties, plaidant qu'il devait vérifier qu'elles ne cherchaient pas à rester en France à l'issue de la tournée.

Les plaignantes avaient raconté pendant l'enquête s'être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l'aide de somnifères.

"C'est du cinéma, ça, Madame", a assuré à la barre le chanteur, de son nom d'origine Antoine Agbepa Mumba. "Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu'on allait repartir au Congo", elles voulaient donc rester en France à tout prix, a-t-il affirmé.

Dans leur récit au juge d'instruction, les quatre jeunes femmes avaient accusé le chanteur de les faire venir parfois à l'hôtel, parfois en studio d'enregistrement, pour les forcer à avoir des rapports sexuels avec lui.

"C'est faux, c'est tout faux", "à aucun moment je n'étais seul avec ces filles", s'est écrié à la barre M. Olomidé,

"Comment vous pouvez faire l'amour dans un studio ? J'hallucine! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants...", a-t-il lancé.

Il a aussi rejeté les accusations de mauvais traitements, soulignant avoir "des danseuses qui gagnent 600 euros" par tournée.

L'audience devait se poursuivre en soirée lundi avec l'audition des parties civiles.

Des images du bus calciné suite à l'attentat à la bombe près de Kampala

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Sanctions américaines contre un Libyen accusé de "graves violations" des droits des migrants

Des journaliers migrants africains à la recherche de petits emplois attendent sous un pont dans la capitale libyenne Tripoli pour être embauchés par des employeurs potentiels, le 6 mars 2021.

Les autorités américaines le tiennent pour responsable de "l'exploitation systématique de migrants africains dans un centre de détention".

Le gouvernement américain a annoncé mardi des sanctions à l'encontre d'un citoyen libyen accusé de "graves violations des droits humains" perpétrées contre des migrants africains qui transitent par la Libye dans l’espoir de se rendre en Occident.

L'individu visé, Oussama Al Kuni Ibrahim, 45 ans, est décrit comme "un caïd" du trafic de migrants dans un communiqué du Trésor américain dont copie est parvenue à VOA Afrique.

Selon les autorités américaines, l’intéressé faisait déjà l’objet de sanctions par une décision du Conseil de sécurité de l’ONU, qui l’indexe nommément dans un rapport.

Plus précisément, il lui est reproché "des actes de violence, des enlèvements, des attaques contre des écoles, des hôpitaux, des sites religieux où des civils cherchent refuge", selon le communiqué.

En particulier, les autorités américaines le tiennent pour responsable de "l'exploitation systématique de migrants africains dans un centre de détention" en Libye, surnommé "la prison d’Oussama".

Le gouvernement américain affirme que quand des migrants sont envoyés au centre de détention pour avoir traversé illégalement le territoire libyen, M. Al Kuni ou ses sbires les soumettent à des abus divers, allant de l’extorsion au passage à tabac, en passant par la famine, les violences sexuelles, et même "le meurtre".

Selon les lois et réglementations fédérales, tous les avoirs de M. Al Kuni aux États-Unis sont désormais gelés. En outre, aucune banque ou société opérant aux États-Unis n'est autorisée à effectuer des transactions en son nom. Il est interdit de lui délivrer un visa américain.

Et parce qu'il a également été visé par des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, tous les pays membres devraient imposer des sanctions similaires à M. Al Kuni.

A ce jour, 22 personnes connectées à la Libye sont sous le coup de sanctions économiques américaines, selon la base de données gérée par l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain, qui est l’agence responsable du gel des avoirs des individus et des entités faisant l’objet de sanctions aux États-Unis.

Contactée par VOA Afrique, l'ambassade de la Libye à Washington n'était pas immédiatement en mesure de commenter cette affaire.

Une cyberattaque paralyse la distribution du carburant en Iran

Des voitures font la queue pour faire le plein dans une station-service à Téhéran (Iran), mardi 26 octobre 2021.

Une cyberattaque a perturbé la vente d'essence en Iran mardi, provoquant de longues files d'attente dans les stations-service du pays.

"La perturbation du système de ravitaillement des stations-service... ces dernières heures, a été causée par une cyberattaque", a annoncé IRIB, un média d'État. "Les experts sont en train de régler le problème et bientôt le processus de ravitaillement... reviendra à la normale", a poursuivi l'annonce.

Le ministère du pétrole a déclaré que seules les ventes avec des cartes à puce utilisées pour l'essence rationnée moins chère ont été perturbées et que les clients pouvaient toujours acheter du carburant à des tarifs plus élevés, a rapporté l'agence de presse du ministère, SHANA.

Ce n'est pas la première fois que l'Iran, détenteur de l'une des plus vastes réserves de pétrole dans le monde, est victime d'une cyberattaque.

En juillet, le site web du ministère des transports avait été mis hors service et le réseau ferroviaire iranien avait fait l'objet d'une cyberattaque.

Avec agences.

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