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Coronavirus

Merck demande une autorisation d'urgence pour le 1er comprimé contre la maladie Covid-19

Cette image non datée fournie par Merck & Co. montre son nouveau médicament antiviral.

Ce comprimé, le premier du genre, est efficace contre tous les variants du coronavirus, y compris le variant Delta.

Le géant pharmaceutique Merck & Co Inc. a annoncé lundi qu'il avait déposé une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence aux États-Unis pour son comprimé destiné à traiter les patients atteints de la maladie COVID-19.

Ce comprimé, le premier du genre, est efficace contre tous les variants du coronavirus, y compris le variant Delta, a précisé Merck.

Si cette demande est approuvée par l'autorité américaine des médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), les hôpitaux subiront moins de pression, parce que le comprimé peut être pris à domicile.

Dénommé molnupiravir, ce comprimé pourrait réduire de moitié les risques de décès ou d'hospitalisation pour les personnes les plus à risque de contracter un de COVID-19 sévère, selon le fabricant de médicaments.

Impact en bourse

Les données provisoires sur l'efficacité du médicament, qui a été développé avec Ridgeback Biotherapeutics, ont eu un impact considérable sur les actions des fabricants de vaccins contre le coronavirus lorsqu'elles ont été publiées la semaine dernière.

Les médicaments existants ou en cours de développement comprennent remdesivir de la société Gilead et le générique dexaméthasone, mais tous deux ne sont généralement administrés qu'une fois que le patient a déjà été hospitalisé.

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Bientôt, l'obligation vaccinale pour les fonctionnaires nigérians

Vaccination contre le COVD-19 à l'extérieur d'une mosquée dans la banlieue d'Abuja, au Nigeria, le 8 octobre 2021.

La mesure sera difficile à respecter: le Nigeria a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour plus de 200 millions d’habitants.

Au Nigeria, le gouvernement veut introduire une obligation de vaccination pour les fonctionnaires de l’Etat fédéral. Les autorités ont annoncé que les agents fédéraux non-vaccinés ne seront pas autorisés à entrer dans leurs bureaux à partir du 1er décembre.

L’obligation vaccinale concerne tous les agents exerçant dans les établissements et services publics, qu’ils soient au Nigeria ou dans les missions diplomatiques à l’étranger.

"A compter du 1er décembre 2021, tous les employés du gouvernement fédéral sans exception seront tenus de présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19 ou de présenter un résultat de test PCR COVID-19 négatif effectué dans les 72 heures pour accéder à leurs bureaux", confirme Boss Mustapha, président de la Commission nationale sur le covid-19 et secrétaire général du gouvernement de la fédération​.

Deux Etats du Sud du Nigeria avaient déjà rendu la vaccination obligatoire pour accéder aux lieux publics et aux rassemblements, suscitant de vives réactions.

Portée devant les tribunaux, la décision avait été révoquée par une Haute Cour fédérale siégeant à Port Harcourt, la capitale de l’Etat de Rivers.

A Abuja, la capitale, la menace du gouvernement fédéral ne semble pas obtenir le soutien de certains fonctionnaires. La vaccination contre le Covid-19 reste un sujet qui divise à cause de nombreuses réticences observées.

Deji Adeyanju, du groupe des Nigérians concernés, menace d’aller en justice pour tenter d’empêcher le gouvernement d’imposer la vaccination aux travailleurs.

"C’est une violation des droits fondamentaux des gens. Comment pouvez vous dire que les personnes non vaccinées ne peuvent pas avoir accès à leurs lieux de travail? Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucune loi qui empêche les gens d’avoir accès à leurs lieux de travail, de prière ou même dans les marchés", scande l'activiste.

De l'avis des experts, cette mesure sera difficile à faire respecter dans un pays qui a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

A ce jour, environ 7 millions de personnes seulement ont reçu une première dose dans tout le pays et plus de 2 millions sont complètement vaccinées, selon l’Agence nationale de soins de santé primaires.

Le Nigeria a enregistré 219 mille infections et plus de 4000 décès depuis février 2020. Le gouvernement ambitionne de faire vacciner 70% de la population pour freiner efficacement la propagation du virus.

La fondation Gates investit 120 millions de dollars pour l'accès à la pilule anti-Covid

La pilule expérimentale pour le traitement du COVID-19 appelée molnupiravir, développée par Merck.

La fondation Bill et Melinda Gates a annoncé mercredi un investissement de jusqu'à 120 millions de dollars pour faciliter l'accès des pays pauvres à un traitement prometteur contre le Covid-19 sous forme de pilule.

Le laboratoire américain Merck a développé un médicament, le molnupiravir, qui réduit fortement les risques d'hospitalisation et de décès lorsqu'il est pris dans les premiers jours de l'infection.

Ce traitement par comprimés, donc facile à administrer, offre une alternative très attendue aux vaccins, notamment pour les pays connaissant des difficultés d'accès à ces derniers. Son autorisation est actuellement en cours d'évaluation par l'Agence américaine des médicaments (FDA).

L'argent investi par la fondation Gates sera notamment utilisé pour encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d'ores et déjà accordé une licence.

Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d'ici la fin de l'année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a été le cas pour les vaccins.

"L'approvisionnement mondial (de vaccins) a été acheté par les pays riches", a déclaré à l'AFP Trevor Mundel, président de la division santé mondiale de la fondation. "Nous devons empêcher que cela arrive à nouveau."

Certains fabricants de génériques "ont dit pouvoir facilement produire 10 millions de traitements par mois, mais le problème est qu'ils ne le feront probablement pas avant de voir quelle est la demande et qui paiera", a-t-il expliqué. "C'est ce que nous voulons accélérer, nous ne voulons pas qu'ils attendent."

La fondation Gates a par ailleurs permis le développement d'une technique "plus simple et plus rentable" pour fabriquer ce médicament, qui a été partagée avec les fabricants de génériques.

Elle prévoit également d'investir une partie de l'argent dans des programmes de communication autour de l'utilisation de ce médicament, afin qu'il soit connu dans ces pays et qu'il y soit fait recours de façon appropriée.

Vers un nouveau départ pour l'industrie tunisienne du tourisme

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En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique
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En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

Le président Joe Biden, à droite, rencontre le président kenyan Uhuru Kenyatta, à gauche, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 14 octobre 2021.

Joe Biden a reçu jeudi à Washington son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, premier chef d'Etat africain à être invité à la Maison Blanche par le président démocrate, qui en a profité pour annoncer de nouveaux dons de vaccins.

Les Etats-Unis vont ainsi envoyer 17 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson à l'Union africaine, en plus des 50 millions de doses déjà envoyées à l'organisation, a fait savoir le président démocrate, dans le Bureau ovale, avant son entretien avec son hôte.

Washington a promis de faire don au total de plus de 1,1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19 aux pays les plus pauvres.

"Je suis décidé à renforcer nos liens avec le Kenya et les pays d'Afrique de manière générale", a dit Joe Biden.

"Nous allons aussi parler du renforcement de la transparence financière", a dit le président américain.

Et ce peu après les révélations des "Pandora Papers".

Cette vaste enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) affirme notamment que M. Kenyatta - qui dit vouloir combattre la corruption - possède secrètement avec six membres de sa famille un réseau de onze compagnies offshore, dont l'une possède des actifs évalués à 30 millions de dollars.

Devant les journalistes, Joe Biden a aussi indiqué vouloir parler avec le président kenyan de la manière de "renforcer la sécurité et la paix" dans la corne de l'Afrique, zone particulièrement instable du continent.

Le Kenya a pour voisins la Somalie, plongée dans le chaos depuis vingt ans et où sévissent les shebab, des jihadistes affiliés à Al-Qaïda; et l'Ethiopie, théâtre d'un sanglant conflit dans la région du Tigré.

Le président américain a aussi mentionné la volonté de discuter du changement climatique.

Joe Biden et Uhuru Kenyatta à la Maison Blanche, le 14 octobre 2021.
Joe Biden et Uhuru Kenyatta à la Maison Blanche, le 14 octobre 2021.

Commerce

Uhuru Kenyatta - qui avant Joe Biden a déjà eu pour interlocuteurs deux autres présidents américains, Barack Obama et Donald Trump - a pour sa part souligné, à cet égard, que le continent africain était "celui qui émettait le moins, mais qui payait le plus lourd prix" au changement climatique.

Le président du Kenya a également évoqué le commerce parmi les points devant être discutés avec Joe Biden.

L'administration Trump avait entamé avec le Kenya des discussions sur un accord de libre-échange mais l'équipe de Joe Biden n'a, selon Nairobi, pas repris pour l'heure les négociations.

Le Kenya s'inquiète de voir approcher la date d'expiration, en 2025, d'un accord qui dispense très largement ses exportations vers les Etats-Unis de droits de douane.

Washington voit de son côté d'un mauvais oeil l'influence économique croissante de la Chine, grande rivale, en Afrique.

Mais là où son prédécesseur Donald Trump ne jurait que par les négociations commerciales bilatérales, Joe Biden affiche jusqu'ici plutôt une grande retenue en la matière.

Un haut responsable de l'administration Biden a fait savoir, lors d'une conférence téléphonique, que Washington "continuait à travailler" avec Nairobi sur "la meilleure voie à suivre" concernant les questions de commerce.

Il a toutefois souligné qu'un accord de libre échange n'était qu'un "exemple" parmi d'autres options, et évoqué le grand plan d'investissements international présenté au dernier G7 par Joe Biden.

Ce dernier ambitionne de fédérer la communauté internationale autour d'un programme de développement économique pouvant s'opposer aux "routes de la soie", la vaste offensive mondiale de la Chine dans les infrastructures, qui voit Pékin multiplier les investissements dans les pays en développement.

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