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Une pop star ougandaise menacée d'être traduite devant un tribunal militaire


Bobi Wine, "président du ghetto" et star du reggae devenu député en Ouganda, juin 2017. (Facebook/Bobi Wine)

Le député d'opposition et chanteur ougandais Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, doit être traduit devant un tribunal militaire pour possession présumée d'armes à feu, suite à son arrestation.

Selon la police, Robert Kyagulanyi, était en possession de deux fusils, un acte passible de comparution devant de la justice militaire selon la loi ougandaise.

Un porte-parole de l'armée, Richard Karemire, a déclaré que M. Kyagulanyi allait comparaître "devant une cour martiale" à Gulu, dans le nord de l'Ouganda.

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M. Kyagulanyi n'a pas été vu en public depuis son arrestation mardi, a déclaré son avocat Me Asuman Basalirwa. "L'armée ne nous a pas autorisés à le voir. Même sa famille n'a pas pu le voir", a-t-il dit.

L'interpellation de Bobi Wine a eu lieu dans la localité d'Arua, dans le nord-ouest du pays, où il faisait campagne pour un candidat de l'opposition à une élection partielle très disputée, qui a conduit le président Yoweri Museveni à venir soutenir le candidat du parti au pouvoir.

M. Kyagulanyi a été arrêté pour avoir entravé le passage du cortège présidentiel. Le pare-brise d'un des véhicules officiels du président Museveni a été endommagé au cours de cette opération, a ajouté le porte-parole.

Dans la confusion qui a suivi, la police a tiré à balle réelle pour disperser la foule, tuant le chauffeur de Bobi Wine.

>> Lire aussi : Deux opposants visés par des explosifs en Ouganda

Sur Twitter, avant son arrestation, M. Kyagulanyi avait affirmé que la mort de son chauffeur résultait d'une erreur d'identité. "La police a abattu mon chauffeur en pensant m'avoir abattu", a-t-il affirmé. Il a posté la photographie d'un homme en sang, effondré sur le volant d'une voiture.

Avec AFP

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