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Une ONG appelle à la protection des civils en Centrafrique


Des enfants observent le véhicule des casques bleus marocains, Bangassou, le 14 août 2017.

Les civils centrafricains, souvent pris pour cibles dans les violences, "doivent être protégés" et la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) "renforcée" pour "éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile", appelle l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC).


"Depuis 6 mois, nous avons constaté une résurgence de la violence avec des attaques brutales, des viols et des tortures" affirme Ingrid Beauquis, coordinatrice de l’ONG NRC, le Conseil norvégien des réfugiés. "La communaut internationale doit prendre ce conflit très au sérieux. Les capacités de la Minusca doivent être adaptées à la situation" soutient-elle.

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", estime la directrice régionale de l'ONG, Marianne Irion.

Ce besoin de protection des civils doit se faire par un renforcement de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca, 10.000 hommes déployés depuis 2014), selon l'ONG.

Le 6 novembre, 28 organisations de la société civile centrafricaine et internationales avaient déjà lancé un appel à plus de troupes pour la Minusca, dont le renouvellement du mandat doit être examiné mercredi au Conseil de Sécurité de l'ONU, à New York.

Ce renforcement avait été demandé dans un récent rapport au Conseil de sécurité par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, après une visite dans le pays en octobre.

La Minusca est déployée depuis 2014 et le renouvellement de son mandat vise, outre une augmentation de s es contingents (900 militaires supplémentaires), à les rendre plus flexibles et mobiles pour contrer les menaces et les atteintes à la paix.

En vertu du projet de résolution rédigé par la France, la Minusca serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition pro-musulmane de l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive de milices anti-balaka, prétendant défendre les chrétiens et auto-proclamées d'"auto-défense".

Ces groupes armés s'affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.

Plus de 600.000 personnes sont déplacées dans le pays et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

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