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Une ministre congolaise dit "ne pas comprendre" les violences policères en RDC


Les manifestants ont fait face à la repression de la police à Bukavu, le 21 janvier 2018. (VOA/Ernest Muhero)

La ministre congolaise des Droits humains a souhaité que les violences policières de dimanche à Kinshasa "soient punies" , en ajoutant "ne pas comprendre comment les forces de l'ordre décident d'ouvrir le feu".

Dans le même temps sur la télévision d’État congolaise, un porte-parole du gouvernement a salué le "comportement professionnel de la police" en rendant compte d'un conseil des ministres lundi en présence du président Joseph Kabila.

Dimanche, au moins six personnes ont été tuées à Kinshasa d'après les Nations unies dans la répression de marches contre le pouvoir, interdites par les autorités, qui font état de deux morts.

>> Lire aussi : L'UE veut que les responsables de violences en RDC soient "jugés"

"Au-delà des condamnations, il faut que les auteurs de ces actes soient punis et poursuivis par la justice congolaise", a déclaré à RFI la ministre congolaise des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, qui se trouvait à Paris ces derniers jours.

"Il n'y a aucune explication. Je ne peux pas comprendre comment des forces de l'ordre décident d'ouvrir le feu. Les auteurs de ces actes ne resteront pas impunis", a poursuivi Mme Mushobekwa interrogé sur le cas d'une jeune femme tuée par les forces de sécurité d'un tir de rafale à l'entrée de la paroisse Saint-François de Salles dans la commune de Kintambo.

Marche du 21 janvier à Bukavu (vidéo)
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La ministre a réagi aux cas des observateurs des Nations unies molestés par les forces de l'ordre, d'après l'ONU: "Le gouvernement ne peut pas tolérer qu'on s'en prenne au personnel de l'ONU qui est là pour nous accompagner".

Le gouvernement a salué "le dévouement des agents de l'ordre" dans son compte-rendu du Conseil des ministres au lendemain des événements.

Marche du 21 janvier à Goma
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L'exécutif a dénoncé "des casseurs et autres badauds venus à la rescousse des manifestants qui ont agressé les agents de l'ordre et caillassé les véhicules de la police nationale congolaise", selon le compte-rendu lu par le porte-parole par intérim Félix Kabange Numbi.

"Des enquêtes sont en cours pour établir les responsabilités en rapport avec ces malheureux cas de décès constatés", selon le compte-rendu.

"Ces manifestations visent à torpiller le processus électoral pour lequel la République a investi d'énormes moyens", accuse le gouvernement.

Les marches étaient organisées à l'appel d'un collectif catholique qui demande au président Kabila - dont le second mandat a pris fin le 20 décembre 2016 - de dire publiquement qu'il ne briguera pas un troisième mandat, ce que lui interdit la Constitution.

Avec AFP

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