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Une image "emblématique" du covid primée World Press Photo de l'année

Une infirmière et un patient s'embrassent au Brésil, cette photo de Mads Nissen a remporté le World Press Photo, le 15 avril 2021.

Un photographe danois a remporté jeudi le prestigieux World Press Photo de l'année 2021, pour une image d'une dame âgée enlaçant une infirmière protégée du Covid-19 par du plastique au Brésil, symbole "d'espoir" aux yeux des jurés.

Un photographe danois a remporté jeudi le prestigieux World Press Photo de l'année 2021, pour une image d'une dame âgée enlaçant une infirmière protégée du Covid-19 par du plastique au Brésil, symbole "d'espoir" aux yeux des jurés.

Le cliché de Mads Nissen, lauréat de la récompense principale du concours de photojournalisme World Press Photo, immortalise la première étreinte en cinq mois d'une résidente de 85 ans dans une maison de repos de Sao Paulo en août 2020.

Longtemps isolée à cause de la pandémie de coronavirus, elle avait finalement pu enlacer une infirmière grâce à un dispositif en plastique.

"Cette image emblématique du Covid-19 commémore le moment le plus extraordinaire de nos vies, partout", a estimé Kevin WY Lee, membre du jury, cité dans un communiqué.

Pour ce dernier, la photo, qui montre à la fois "vulnérabilité, séparation et survie", est aussi un symbole "d'espoir".

"Pour moi, c'est une histoire d'espoir et d'amour dans les moments les plus difficiles", souligne son auteur Mads Nissen, photographe au quotidien danois Politiken, qui a également décroché le premier prix dans la catégorie "Informations générales, image seule" grâce au cliché.

Basé à Copenhague, il avait déjà remporté le World Press Photo de l'année en 2015 pour l'image d'un couple homosexuel en Russie.

La série gagnante du reportage photo de l'année ("World Press Photo Story of the Year"), un nouveau prix majeur introduit en 2019, relate des histoires d'amour impactées par le conflit israélo-palestinien du photographe italien Antonio Faccilongo pour Getty Reportage.

Ernesto Benavides, un photographe indépendant travaillant pour l'Agence France-Presse (AFP) basé à Lima, a, lui, remporté le deuxième prix dans la catégorie "Instantanés d'actualité, reportages" pour une série d'images prises lors de manifestations contre la destitution de l'ancien président péruvien Martin Vizcarra en novembre.

Plus de 74.000 images avaient été soumises par quelque 4.300 photographes du monde entier et 45 d'entre eux avaient été nommés par les juges, selon les organisateurs du concours basé à Amsterdam.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu en ligne cette année en raison des restrictions liées au coronavirus.

Le prix de la photo de l'année avait été remporté en 2020 par le photographe de l'AFP Yasuyoshi Chiba, pour une image d'un jeune homme récitant un poème au milieu de manifestants au Soudan.

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Des détenus s'essayent à la radio dans une prison du Colorado

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Le Colorado tente d’offrir des possibilités d’apprentissage aux détenus, notamment dans cette prison où ceux-ci peuvent s'essayer à la radio.

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En Éthiopie, des journalistes détenus sans inculpation

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Face aux étudiants, Blinken dit défendre la liberté de la presse

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Six mois de prison pour un patron de presse algérien

L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.

Le directeur de la station algérienne Radio M et du site d'information Maghreb Emergent, Ihsane El Kadi, poursuivi pour un article de presse, a été condamné mardi à six mois de prison ferme.

"Ihsane El Kadi a été condamné aujourd'hui par le tribunal Sidi M'hamed à Alger à six mois ferme et 50.000 dinars (322 euros) d'amende", a déclaré à l'AFP Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). M. Salhi a précisé que le verdict n'a pas été assorti d'un mandat de dépôt et que M. El Kadi reste en liberté.

"Une condamnation de trop alors que nous avons déjà plusieurs journalistes en prison ou sous le coup de poursuites judiciaires. Pourtant, le délit de presse a été abrogé", s'est insurgé M. Salhi. "Le pouvoir doit changer de cap, le journalisme n'est ni un délit, ni encore un crime", a ajouté ce militant des droits de l'Homme.

M. El Kadi a confirmé cette peine sur Twitter, regrettant d'avoir été condamné "pour un article d'analyse sur plainte du ministre de la communication Amar Belhimer sur des chefs d'accusation pour lesquels il n a pas qualité de plaignant".​ "Sentiment de colère et de tristesse. Contraint d'aller en appel", a-t-il ajouté.

Le journaliste a en effet été jugé à la suite d'une plainte de l'ancien ministre de la Communication Amar Belhimer pour un article publié sur le site de Radio M sur le mouvement islamiste Rachad et les protestations pro-démocratie du Hirak. Basé à l'étranger, le mouvement Rachad est classé comme organisation terroriste depuis mai 2021 par les autorités algériennes.

Selon les médias locaux, M. El Kadi était accusé de "diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l'unité nationale", et "réouverture du dossier de la tragédie nationale" des années 1990. Ce dernier chef d'accusation est passible de jusqu'à cinq ans de prison en vertu de la "Charte pour la paix et la réconciliation", censée tourner la page de la guerre civile de la "décennie noire" (1992-2002).

L'Algérie figure à la 134e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2022 établi par RSF.

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