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Une femme tuée au couteau à Londres, la piste terroriste pas exclue

Un agent de la police scientifique, Russell Square, Londres, le 4 août 2016. ( AFP PHOTO / JUSTIN TALLIS)

Une femme a été tuée et cinq autres personnes ont été blessées mercredi soir dans une attaque au couteau dans le centre de Londres, a annoncé la police britannique qui n'exclut pas la piste terroriste.

L'auteur de l'attaque, un jeune homme de 19 ans qui souffrirait de problèmes mentaux, selon la police, a été arrêté peu après les faits qui se sont déroulés en fin de soirée mercredi à Russell Square, près du British Museum.

"Un homme de 19 ans a été arrêté peu après 22H39 (21H39 GMT) et est actuellement en garde à vue à l'hôpital. Les premières indications suggèrent que la santé mentale jouerait un rôle significatif dans cette affaire", a déclaré jeudi matin Mark Rowley, commissaire adjoint de la police métropolitaine de Londres.

Selon lui, aucune piste n'est toutefois exclue, dont la piste terroriste évoquée par la police dans son premier communiqué, et il a annoncé une "présence policière accrue" dans les rues de Londres.

Interrogée au téléphone sur les éléments conduisant à envisager une attaque terroriste, une porte-parole de Scotland Yard s'est toutefois refusé à tout commentaire.

La femme décédée dans l'attaque était âgée d'une soixantaine d'années. Cinq autres personnes -quatre hommes et une femme- ont été blessées, mais la gravité de leurs blessures n'a pas été précisée.

L'auteur de l'attaque, commise peu avant 22H30 (21H30 GMT), a été arrêté à l'aide d'un taser, un pistolet à impulsion électrique.

Un cordon de sécurité a été dressé autour des lieux, a constaté sur place une journaliste de l'AFP. Un chapiteau y a été installé par la police scientifique.

"J'étais en train d'acheter une bière quand j'ai entendu une femme crier qui courait après un homme. Je pensais que c'était un vol de sac à main, il y avait des passants. Elle a remonté la rue au moins 50 mètres, elle n'était pas blessée", a raconté à l'AFP Xavery Richert, un touriste français de 22 ans.

"Je suis ressorti fumer une cigarette, je suis retourné voir, il y avait les pompiers, la police et ensuite j'ai vu le corps sous un drap, on ne voyait que les pieds qui dépassaient", a-t-il ajouté.

Constantine Somerville, un riverain sorti de chez lui après l'arrivée des secours, a expliqué que "c'est une zone sûre et d'ordinaire très calme, surtout le soir. Pourquoi quelqu'un commettrait-il une attaque dans un tel quartier?"

- 'Attaque fortement probable' -

Dimanche, le chef de la police de Londres, Sir Bernard Hogan-Howe, avait mis en garde contre l'éventualité d'une attaque terroriste au Royaume-Uni.

"En tant que personne chargée de prévenir une telle attaque, je sais que vous aimeriez que je vous rassure. Mais je crains de ne pouvoir le faire entièrement", avait-il poursuivi, réagissant aux craintes émises après les attaques terroristes menées en France et en Allemagne.

"Notre niveau de menace est à +sévère+ depuis deux ans. Il va le rester. Cela signifie qu'une attaque est fortement probable. On peut dire qu'il s'agit de savoir quand, pas si" elle aura lieu, avait-il dit encore.

Le niveau de menace terroriste a été porté à 4 sur une échelle de 5 en août 2014 au Royaume-Uni, signifiant qu'un attentat est considéré "hautement probable".

En décembre 2015, à la suite des attentats de Paris le mois précédent, la police métropolitaine de Londres avait annoncé qu'elle allait munir davantage de ses policiers d'armes de poing et d'armes semi-automatiques, ainsi que de pistolets à impulsion électrique Taser.

Lundi, un homme reconnu coupable de tentative de meurtre par décapitation dans le métro londonien en décembre 2015, une attaque qualifiée de "terroriste" par les autorités, a été condamné à la prison à vie.

Cette tentative de décapitation avait été inspirée par l'attaque mortelle perpétrée en 2013 contre un soldat, Lee Rigby, dernière attaque terroriste meurtrière au Royaume-Uni.

Lee Rigby, 25 ans, avait été tué à l'arme blanche par deux hommes à proximité d'une caserne militaire du sud-est de Londres.

Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicides coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens avaient fait 56 morts et 700 blessés. Ces attaques avaient été revendiquées par un groupe se réclamant d'Al-Qaïda.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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