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Un diamantaire franco-israélien en procès pour corruption présumée en Guinée

Le magnat franco-israélien du diamant Beny Steinmetz, au tribunal israélien de Rishon Lezion, près de Tel Aviv, le 14 août 2017.

Au procès à Genève du diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz pour corruption, le magnat a accusé mardi une ex-première dame guinéenne, témoin clé, de mentir sur des versements reçus. Mamadie Touré dispose du statut de témoin protégé aux Etats-Unis.

La défense clame que Beny Steinmetz, 64 ans, "n'a jamais versé un centime à Mme Mamadie Touré". Elle assure même que cette dernière n'était pas l'épouse de l'ancien président Lansana Conté (décédé en 2008), mais une maîtresse n'exerçant aucune influence.

Mamadie Touré reste le personnage clé de cette affaire: elle a elle-même reconnu avoir reçu des versements et dispose du statut de témoin protégé aux Etats-Unis. Elle doit être entendue mercredi comme témoin par le tribunal correctionnel de Genève, mais beaucoup doutent de sa venue.

Prenant les devants, Beny Steinmetz, qui s'est exprimé en français, a assuré mardi qu'"elle a raconté beaucoup de mensonges".

"S'agissant des versements qu'elle a reçus, je n'en sais rien, je n'étais qu'un consultant", a-t-il ajouté, interrogé par la présidente du tribunal sur les propos de Mme Touré.

"Tous les gens qui mentionnent mon nom en lien avec Mme Touré disent des choses fausses, je n'ai rien à voir avec Mamadie Touré", a-t-il martelé.

La veille, la défense avait réclamé - en vain - le retrait du témoignage de Mamadie Touré, arguant que son statut aux Etats-Unis de "témoin de la Couronne" (accord de non renonciation aux poursuites) n'est pas valable en Suisse.

- "Conseiller" -

Beny Steinmetz est accusé par le parquet genevois d'avoir mis en place un montage financier complexe grâce à un système de sociétés-écran afin de pouvoir verser des pots-de-vin, dont une partie aurait transité par des comptes suisses, pour que le groupe Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) obtienne des permis miniers en Guinée, pays pauvre d'Afrique.

Interrogé sur les relations et transactions douteuses entre Pentler, société qui était détenue par une filiale de BSGR gérée à Genève, et le groupe, l'homme d'affaires a assuré à plusieurs occasions pendant son audition n'avoir qu'un rôle de "conseiller" au sein de BSGR peu au fait des détails financiers.

"Je ne ne suis pas BSGR, je ne suis pas Pentler", a-t-il répondu laconiquement à la présidente du tribunal.

"Moi je ne prends pas de décision, c'est BSGR", a-t-il insisté, assurant à plusieurs reprises ne pas avoir eu connaissance des transactions et multiples accords financiers mentionnés par la juge.

M. Steinmetz résidait à Genève lorsque les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés.

Au terme d'une instruction qui a duré six ans, le parquet genevois a retenu, en août 2019, les infractions de "corruption d'agents publics étrangers et de faux dans les titres dans le contexte de l'attribution de licences minières" en Guinée.

Le parquet genevois lui reproche, ainsi qu'à deux autres prévenus, "d'avoir promis dès 2005, puis versé ou fait verser, des pots-de-vin" à Mamadie Touré, "en vue de faire évincer un concurrent puis de faire octroyer au Beny Steinmetz Group Resources des droits miniers dans la région de Simandou".

Selon l'acte d'accusation, les pots-de-vin versés s'élèveraient à environ dix millions de dollars (8,2 millions d'euros). Ce montant inclut des sommes non documentées qui auraient été reçues en cash de 2006 à 2010, selon Mamadie Touré.

L'homme d'affaire a assuré mardi à la présidente du tribunal: "La Guinée était pour moi une +closed box+ jusqu'à fin 2007 (...), c'est à ce moment que l'on m'a demandé de regarder".

L'affaire qui occupe cette semaine le tribunal correctionnel de Genève remonte à la première décennie des années 2000, lorsque le gouvernement guinéen de l'ancien président Lansana Conté avait déchu, peu avant sa mort, le groupe anglo-australien Rio Tinto de l'exploitation d'un des plus importants gisements de fer au monde à Simandou.

En 2014, le nouveau président guinéen Alpha Condé, qui avait lancé une remise à plat de tous les permis d'exploitation minière accordés par son prédécesseur, a annulé les droits de BSGR. Cet arrangement n'a toutefois pas mis fin aux poursuites du parquet genevois.

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Forte explosion dans un immeuble du centre de Madrid

De la fumée s'élève d'un bâtiment endommagé après une explosion dans le centre-ville de Madrid, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2021.

Une forte explosion d'origine inconnue s'est produite mercredi après-midi dans un immeuble du centre de Madrid, selon la Télévision nationale espagnole (TVE) et des témoins.

On ignorait encore s'il y avait des victimes.

Selon TVE, l'explosion, "très puissante", a détruit trois étages de l'immeuble, qui est situé près d'un résidence pour personnes âgées.

Un prêtre porté disparu dans le sud-ouest du Burkina

Des religieuses assistent à la messe de la dernière Cène dans une cathédrale presque vide pendant la pandémie de coronavirus (COVID-19), à Ouagadougou, Burkina Faso, le 9 avril 2020. Photo prise le 9 avril 2020. REUTERS / Anne Mimault

Un prêtre catholique est porté disparu dans la région de Banfora dans le sud-ouest du Burkina Faso proche de la Côte d'Ivoire et du Mali, a annoncé mercredi l'archevêché de la région, suscitant des craintes d'un enlèvement dans ce pays en proie à de nombreuses attaques jihadistes.

"L'abbé Rodrigue Sanon, curé de la paroisse Notre dame de Soubaganyedougou, est porté disparu ce 19 janvier", a annoncé Mgr Lucas Kalfa Sanou dans un communiqué mercredi.

"Il avait quitté Soubaganyedougou pour Banfora afin de participer à une réunion mais n'est jamais arrivé à destination", a-t-il précisé, ajoutant que l'archevêché a "saisi les autorités compétentes qui mettent tout en œuvre pour le rechercher".

Selon des habitants de Banfora, le véhicule du curé a été retrouvé sur l'axe menant à Banfora, laissant craindre un enlèvement par des groupes armés, dont certains affiliés à des nébuleuses jihadistes.

Une source sécuritaire jointe par l'AFP a indiqué que "l'alerte a été donnée dans l'après-midi et des opérations de ratissage ont été menées" dès la disparition mais "aucune trace de lui" n'avait été retrouvée mercredi matin.

Le Burkina Faso est le théâtre d'attaques jihadistes depuis cinq ans, surtout dans le nord et l'est du territoire.

Ces attaques, qui ciblent également des églises et des religieux, ont fait près de 1.100 morts et plus d'un million de déplacés depuis 2015, dans ce pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest.

Mi-août, le grand imam de Djibo et président de la communauté musulmane de cette importante ville du nord, Souaibou Cissé, avait été retrouvé mort trois jours après son enlèvement par un groupe d'individus armés qui avaient intercepté le car dans lequel il voyageait.

Un an plus tôt, en mars 2019, le curé de la même ville (Djibo) avait également été enlevé sur l'axe Botogui-Djibo, selon l’évêque de Dori Mgr Laurent Dabiré.

Le 15 février 2018, le père César Fernandez, missionnaire espagnol, avait été tué dans le centre du Burkina.

Un guide religieux accusé d'avoir escroqué plus de 2000 Mauritaniens

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Une Américaine soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de Pelosi

Riley June Williams, originaire de la Pennsylvanie, identifiée le 17 janvier 2021 par le FBI, est soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. FBI / Document via REUTERS.

Aux Etats-Unis, une femme de 22 ans est soupçonnée d'avoir voulu, sans succès, vendre aux renseignements russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. L’ordinateur avait été dérobé lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l'acte d'accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole.

Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent une jeune femme, dont la mère a confirmé l'identité auprès de la chaîne, enjoignant à la foule de se rendre à l'étage du bâtiment.

Un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines, affirme avoir vu d'autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit d'un ordinateur (ou d'un disque dur) dans le bureau de Nancy Pelosi.

Selon ce même témoin cité dans l'acte d'accusation, qui affirme être un ex-partenaire de la jeune femme, cette dernière avait prévu d'envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu'il le vende aux services de renseignements extérieurs russes (SVR).

L'opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession de l'ordinateur ou l'aurait détruit.

Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la jeune femme, dont la mère a indiqué qu'elle avait quitté le domicile familial.

L'acte d'accusation n'a pour l'instant retenu contre Riley Williams que les chefs d'effraction et de trouble à l'ordre public, mais pas de vol.

Près de 70 personnes ont déjà été inculpées suite aux événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la Justice.

Les autorités ont encore procédé ces derniers jours à une série d'interpellations en lien avec ces inculpations.

Les chefs d'inculpation vont d'effraction à port d'armes prohibé en passant par trouble à l'ordre public et agression d'agents de la force publique.

Les réseaux sociaux ont-ils facilité l’assaut contre le Capitole?

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