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Crimes/enquêtes

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

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Le prêtre Rodrigue Sanon a été retrouvé mort au Faso

Des gens passent à moto devant une église dans le quartier de Dassasgo à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 25 mars 2020.

Au Burkina Faso, un prêtre porté disparu depuis mardi a été retrouvé mort jeudi dans une forêt du sud-ouest où sévissent des jihadistes. Ce décès est un nouveau signe de la dégradation sécuritaire de ce pays d'Afrique de l'ouest.

"C'est avec une profonde douleur que (j'annonce que) le corps sans vie de l'abbé Rodrigue Sanon a été retrouvé ce jour 21 janvier dans la forêt classée de Toumousseni, à une vingtaine de km de Banfora", a déclaré dans un communiqué transmis à l'AFP Mgr Lucas Kalfa Sanou, évêque de Banfora, capitale de la région des Cascades dans le sud-ouest du Burkina Faso.

Les circonstances de la disparition de l'abbé de la paroisse Notre dame de Soubaganyedougou, et de sa mort restent floues.

C'est la première fois qu'un prêtre est retrouvé mort dans cette région du sud-ouest du Burkina Faso, frontalière du Mali et de la Côte d'Ivoire et où des groupes jihadistes sévissent.

L'abbé Rodrigue Sanon avait pris la route mardi matin à Soubaganyedougou pour rejoindre Banfora, capitale régionale.

"Il n'est jamais arrivé à destination", avait annoncé le lendemain Mgr Lucas Kalfa Sanou. La voiture de l'abbé avait été retrouvée vide sur l'axe routier.

Des opérations de ratissages avaient été lancées par les forces de sécurité dès l'annonce de sa disparition.

Selon une source sécuritaire à Ouagadougou contactée par l'AFP, "tout laisse à penser qu'il s'agit d'un enlèvement par des groupes armés terroristes", la terminologie employée par les autorités au Sahel pour qualifier les jihadistes.

"Ils ont probablement dû exécuter leur otage pour se défaire du maillage sécuritaire", a continué la même source.

"Alerte maximale"

Au Burkina Faso, théâtre d'attaques jihadistes de plus en plus nombreuses depuis 2015, des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda pour certains et à l'organisation Etat islamique (EI) pour d'autres sévissent.

Le sud-ouest, frontalier du Mali et de la Côte d'Ivoire, d'abord moins touché par les attaques que le Nord et l'Est, est peu à peu devenu une zone de présence jihadiste.

En mai 2020, une large opération militaire menée conjointement par la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso avait voulu déloger les jihadistes présents dans la zone frontalière entre les deux pays.

Un mois plus tard, quatorze soldats ivoiriens avaient été tués du côté ivoirien de la frontière avec le Burkina Faso, à Kafolo.

Du même côté de la frontière, les forces de sécurité étaient depuis mardi "en alerte maximale" pour retrouver le prêtre disparu, a indiqué jeudi à l'AFP le sous-préfet de Kaoura (département Ouangolo, en Côte d'Ivoire à la frontière burkinabè), Adama Karka Coulibaly.

"Les dozos (chasseurs traditionnels, ndlr) ivoiriens et burkinabés qui maitrisent la brousse" avaient également été mis en alerte, de même source.

"sécurité et stabilité" promises

La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader au Burkina Faso, qui a réélu fin 2020 le président Roch Marc Christian Kaboré à un second mandat.

M. Kaboré, qui n'a pas pu enrayer la spirale jihadiste pendant son premier mandat, a promis le retour de "la sécurité et la stabilité".

Des pans entiers du territoire continuent d'échapper au contrôle de l'Etat.

Contre les groupes jihadistes à l'influence grandissante dans la sous-région depuis 2012, Ouagadougou est engagé avec ses partenaires, régionaux (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad) et internationaux (France).

Ils doivent ensemble réévaluer leur engagement en février lors d'un sommet à N'Djamena, durant lequel un point doit également être fait sur le devenir de l'opération française Barkhane.

Jeudi, Paris a annoncé avoir tué mi-janvier une "vingtaine" de jihadistes dans le nord du Burkina Faso lors de frappes aériennes.

Les attaques jihadistes, qui ciblent régulièrement des églises et des religieux, ont fait près de 1.200 morts et plus d'un million de déplacés depuis 2015, dans ce pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest.

Mi-août, le grand imam de Djibo et président de la communauté musulmane de cette importante ville du nord, Souaibou Cissé, avait été retrouvé mort trois jours après son enlèvement par un groupe d'individus armés qui avaient intercepté le car dans lequel il voyageait.

Un an plus tôt, le curé de la même ville (Djibo) avait également été enlevé. En 2018, le père César Fernandez, missionnaire espagnol, avait été tué dans le centre du pays. .

Attentats de 2002 à Bali: La justice militaire inculpe 3 détenus de Guantanamo

Un balinais en deuil prie devant un mémorial pour les victimes des attentats de Bali de 2002 lors du 17e anniversaire des attentats, à Kuta près de Denpasar sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 12 octobre 2019 (Photo de SONNY TUMBELAKA / AFP)

Plus de 18 ans après les faits, la justice militaire américaine a inculpé trois détenus de Guantanamo soupçonnés d'appartenir au réseau islamiste Jemaah Islamiyah (JI) pour leur implication présumée dans les attentats de Bali et de Jakarta, a annoncé jeudi le Pentagone.

L'Indonésien Encep Nurjaman, plus connu sous son nom de guerre Hambali, et les deux Malaisiens Mohammed Nazir Bin Lep et Mohammed Farik Bin Amin, sont accusés d'avoir planifié et d'avoir été complices de l'attentat à la bombe contre une discothèque de Bali, qui avait fait 202 morts en octobre 2002, et des attentats à la voiture piégée contre l'hôtel JW Marriott à Jakarta l'année suivante, a indiqué le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

Ils sont inculpés de complot, assassinat, tentative d'assassinat, terrorisme, attaques contre des civils, destruction de biens et de complicité par assistance. Aucune date n'a encore été fixée pour leur procès.

La prison militaire de Guantanamo abrite encore une quarantaine de détenus, dont 26 sont considérés comme trop dangereux pour être libérés, mais les procédures légales s'éternisent en raison de la complexité de leurs dossiers.

L'une des difficultés tient au fait que les prisonniers sont passés par les prisons secrètes de la CIA, où certains ont subi des "procédures d'interrogatoires poussés" -- un euphémisme pour désigner la torture -- qui ont servi à construire le dossier d'accusation.

Or la justice américaine ne considère pas les aveux obtenus sous la torture comme des preuves admissibles.

Tous les trois avaient séparément été arrêtés en Thaïlande en 2003.

Le chef religieux islamiste Abu Bakar Bachir, considéré comme le leader spirituel de Jemaah Islamiyah, a été libéré de prison début janvier, suscitant la colère des victimes des attentats de Bali. Le groupe, lié à Al-Qaïda, a été fondé dans les années 1980 par des militants islamistes indonésiens exilés en Malaisie, et a créé des cellules dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est.

Dix corps retrouvés dans une fosse commune libyenne

Les forces rebelles libyennes capturent des mercenaires présumés à Benghazi.

Dix corps ont été découverts dans une fosse commune dans la ville de Tarhouna, dans l'ouest de la Libye, où de nombreuses dépouilles ont été retrouvées ces derniers mois, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur du Gouvernement d'union nationale (GNA).

Une équipe mixte du Département des enquêtes criminelles, de l'Autorité générale pour la recherche et l'identification des disparus, et du département de la médecine légale, "seule habilitée à accéder aux fosses communes à Tarhouna, a extrait 10 dépouilles non identifiées" dans une zone de la ville où de nombreuses dépouilles avaient déjà été retrouvées, a indiqué le ministère sur sa page Facebook.

Parmi celles extraites jeudi, "trois corps ont les yeux bandés et poings liés", précise le communiqué.

L'existence de plusieurs charniers et fosses communes à Tarhouna avait été signalée après le départ de la ville en juin 2020 des forces du maréchal Khalifa Haftar. L'homme fort de l'Est libyen avait tenté sans succès d'avril 2019 à juin 2020 de conquérir la capitale Tripoli, à 80 km plus au nord-ouest, et où siège le GNA, reconnu par l'ONU.

Les deux autorités rivales se disputent le pouvoir en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Mais après la signature d'un cessez-le-feu en octobre dernier, les adversaires libyens ont retrouvé le chemin du dialogue politique, encouragés par l'ONU, afin d'acheminer la Libye vers une solution politique avec notamment l'organisation d'élections présidentielle et législatives prévues cette année.

Depuis le retrait des pro-Haftar de Tarhouna, plus d'une centaine de corps été exhumés selon un bilan présenté en novembre par l'Autorité chargée des disparus, qui dépend du GNA.

Le 11 janvier, les autorités avaient exposé à Tripoli les effets personnels de corps non identifiés pour aider leurs proches à les reconnaitre.

Et, mercredi, le ministère de la Justice a annoncé que "les corps de deux soeurs, âgées de 39 et 46 ans, disparues le 5 avril 2020 à Tarhouna", avaient été identifiés par leur famille grâce à cette initiative.

La Libye au centre des discussions au Maghreb
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Un journaliste et son compagnon tués par balle en Éthiopie

Un Éthiopien diffuse une vidéo du Premier ministre Abiy Ahmed s'exprimant dans un café Internet à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 26 novembre 2020.

Un journaliste éthiopien et son ami ont été abattus par une personne non identifiée à Mekelle, la capitale de la région du Tigré, ont déclaré jeudi un travailleur humanitaire et un résident.

Selon les groupes de défense des droits, la liberté de la presse s'est érodée depuis le conflit de novembre dernier entre les troupes fédérales et les forces loyales à l'ancien parti au pouvoir du Tigré, qui a perdu Mekelle fin 2020.

Dawit Kebede, qui travaillait pour la télévision régionale du Tigré, a été abattu mardi soir alors qu'il était en voiture avec des amis, a déclaré un travailleur humanitaire. "Tous deux ont reçu une balle dans la tête et leurs corps ont été retrouvés dans une voiture qu'ils conduisaient", a déclaré le travailleur, qui a demandé à ne pas être nommé.

Leurs corps ont été retrouvés mercredi par des personnes qui allaient à l'église et ont appelé la Croix-Rouge. L'ami de Dawit a été identifié comme étant Bereket Berhe, dont le journal Addis Standard a dit qu'il était le frère d'un des collègues de Dawit.

Le Tigré est en état d'urgence et à Mekelle, il y a un couvre-feu nocturne à partir de 19 heures.

Tous deux ont été tués vers 19h30, a déclaré à Reuters un habitant de Mekelle. "J'ai assisté à leurs funérailles, les deux ont été enterrés à Mekelle mercredi", a déclaré le résident. Le motif du meurtre n'est pas clair.

Kahsay Biru, directeur de l'Agence des médias du Tigré, l'organisme qui chapeaute l’organe de presse où Dawit travaillait, a déclaré que la police avait brièvement détenu Dawit vendredi et lui avait demandé de se présenter lundi.

L'agence est dirigée par l'administration intérimaire du Tigré, qui a été nommée par le gouvernement fédéral, basé à Addis-Abeba.

"Ils lui ont posé des questions sur notre institution et sur la façon dont ils faisaient leurs reportages pendant le conflit", a déclaré Kahsay à Reuters.

Le maire de Mekelle, Ataklti Haileselassie, et Mulu Nega, le nouveau chef du Tigré, n'ont pas répondu aux appels téléphoniques ou aux SMS demandant des commentaires sur les meurtres.

Les observateurs des médias ont rapporté l'arrestation d'au moins 13 journalistes en Ethiopie l'année dernière, dont sept en novembre lorsque les combats ont éclaté au Tigré.

Les médias éthiopiens présentent un large éventail de points de vue, allant des médias d'État et affiliés aux publications indépendantes, en passant par les organes affiliés à l'opposition politique ou même aux groupes armés.

Un double attentat suicide fait près de 30 morts à Bagdad

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