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Un prix attribué au poète camerounais Marc-Alexandre Oho Bambe

Le livre du poète camerounais Marc-Alexandre Oho Bambe.

Le prix Louis Guilloux, qui récompense chaque année un écrivain s'inscrivant dans la "lignée littéraire" de l'auteur breton de "La Maison du peuple", a été attribué au poète camerounais Marc-Alexandre Oho Bambe.

Le poète slameur, dit "Capitaine Alexandre", qui dit tirer son inspiration d'Aimé Césaire et de René Char, a été récompensé pour son premier roman rythmé de poèmes, "Diên Biên Phù" (éditions Sabine Wespieser).

Le livre raconte l'histoire d'un ancien soldat français qui a fait la guerre d'Indochine et revient vingt ans après au Vietnam sur les traces d'une femme qu'il a follement aimée.

C'est dans l'enfer de la guerre qu'il a rencontré les deux êtres qui le révélèrent à lui-même et modelèrent l'homme épris de justice et le journaliste militant pour les indépendances qu'il allait devenir: la fille "au visage Lune" et son camarade de régiment sénégalais qui lui sauva la vie.

"J'ai été bouleversé par la rencontre des bôdôi (soldats) au Vietnam qui m'ont rappelé la guerre de décolonisation au Cameroun vécue par mon grand-père", avait confié en mars l'écrivain à la radio France Culture.

Créé en 1983, le prix Louis Guilloux est décerné chaque année à une oeuvre de langue française ayant une "dimension humaine d'une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l'individu au profit d'abstractions idéologiques" dans l'esprit de l'écrivain Louis Guilloux (1899-1980).

Le jury avait notamment honoré le Suisse Nicolas Bouvier, l'Espagnol Jorge Semprun, l'Algérien Boualem Sansal, le Haïtien Lyonel Trouillot et la Franco-Camerounaise Léonora Miano.

Le prix avait été attribué en 2017 au romancier français Antoine Choplin pour "Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar", récit d'une amitié improbable entre un cheminot et l'ancien dissident tchèque Vaclav Havel.

Avec AFP

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Ebola: l'OMS évalue l'épidémie mercredi après le décès du premier cas à Goma

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) à l'hôpital général de Bwera, dans l'ouest de l'Ouganda, à la frontière avec la RDC,le 12 décembre 2018.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va de nouveau évaluer mercredi la portée de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, après le décès du premier cas enregistré dans une métropole, Goma, deuxième ville du pays et carrefour des Grands Lacs.

Un peu plus d'un mois après les deux premiers cas enregistrés à l'étranger en Ouganda, l'OMS va de nouveau se demander s'il faut élever cette épidémie - qui a tué 1.668 personnes depuis l'été dernier - au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

La situation doit être pour cela "grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue", avec des "répercussions pour la santé publique au-delà des frontières nationales de l'État touché", ce qui "peut exiger une action internationale immédiate", selon les critères du Règlement sanitaire international.

La réponse avait été "non" le 14 juin.

Comme pour l'Ouganda, ce premier cas diagnostiqué à Goma, la plus grande ville touchée par l'actuelle épidémie avec un à deux millions d'habitants, semble bousculer la routine de la "riposte" face à une épidémie déclarée le 1er août 2018.

"Il est important d'évaluer le niveau de risque", a déclaré à la presse à Goma Ibrahima Socé Fall, directeur général adjoint de l'OMS.

"L'évaluation de l'OMS montre que le risque est élevé pour les provinces et les pays voisins, notamment l'Ouganda et le Rwanda", a ajouté le coordinateur de l'OMS sur place Michel Yao.

Goma est proche du Rwanda, qui a déconseillé à ses ressortissants de traverser la frontière.

La ville, bien connue des humanitaires et des Nations unies, dispose d'un aéroport connecté à Kinshasa, Entebbe-Kampala et Addis Abeba. Des bateaux partent vers la province voisine du Sud-Kivu.

- "Envoyé spécial" français -

En préambule à sa conférence de presse, l'OMS a confirmé le décès du patient diagnostiqué dimanche à Goma lors de son transfert à Butembo, l'un des principaux foyers de l'épidémie à 250 km à vol d'oiseau au nord.

Ce patient "était pratiquement en phase terminale donc c'était un transfert assez délicat", a relevé M. Yao de l'OMS.

Il est présenté par les autorités comme un pasteur d'une Eglise chrétienne qui avait présenté les premiers symptômes le mardi 9 juillet avant de voyager en bus vers de Butembo vers Goma le vendredi 12.

Originaire de Bukavu (Sud-Kivu), il est arrivé à Butembo début juillet. Là, il avait prêché dans sept églises où il avait touché des fidèles, y compris des malades, d'après le ministère de la Santé.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu Carly Nzanzu a demandé à la population de Goma de "suivre les conditions hygiéniques": "Si à Goma, on se comporte très bien, on accompagne l'équipe de la riposte, il y aura plus de peur que de mal".

L'épidémie était circonscrite jusqu'à présent dans la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma), et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

La France a annoncé, sous la pression des événements, qu'elle nommait un "envoyé spécial" pour Ebola en RDC. Il s'agit du professeur Yves Levy, spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La veille, le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan avait regretté l'absence de contribution financière française.

"Ce serait bien d'avoir davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a ajouté le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart.

Avec AFP

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