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Un maire opposant toujours en garde à vue pour "outrage aux magistrats" au Sénégal

Le député socialiste sénégalais et membre de la coalition au pouvoir, Barthélemy Dias, salue les sympathisants alors qu'il quitte le palais de justice de Dakar le 1er décembre 2016.

L'élu et opposant sénégalais Barthélémy Dias, proche du maire de Dakar Khalifa Sall, condamné vendredi à cinq ans de prison pour "escroquerie ", était toujours en garde à vue dimanche pour "outrage à magistrats".

Barthélémy Dias, maire d'une commune de Dakar et ancien député, avait été arrêté vendredi soir par la section recherches de la gendarmerie de Colobane, un quartier de Dakar. Il se trouvait dimanche "toujours en garde à vue" dans cette unité, a dit à l'AFP son avocat, Me El Hadji Diouf.

M. Dias a été arrêté pour "outrage à magistrats, offense au chef de l'Etat et appel à l'insurrection. Ces délits ne tiennent pas. Il n'a outragé aucun magistrat et n'a pas insulté le chef de l'Etat. Il a simplement demandé la mobilisation pour dire non à la forfaiture", selon l'avocat.

>> Lire aussi : Arrestation d'un député après des propos désobligeants envers les juges au Sénégal

Il a dénoncé "un acharnement et une intimidation. On veut étouffer toute velléité de protestation" contre le pouvoir.

Barthélémy Dias s'en était vivement pris aux juges après la condamnation du maire de Dakar, Khalifa Sall.

M. Dias "a tenu des propos insultants à l’endroit des magistrats. De tels propos constituent une atteinte intolérable à l'honorabilité des magistrats concernés et au-delà, à la dignité de la justice tout entière", a écrit samedi le syndicat de la magistrature sénégalaise (UMS) dans un communiqué.

Barthélémy Dias et Khalifa Sall sont des dissidents du Parti socialiste (PS), membre de la coalition présidentielle. Ils font partie des responsables de ce parti exclus en décembre pour "violences, indiscipline et activités politiques concurrentes".

>> Lire aussi : L'opposition manifeste pour une présidentielle juste en 2019 au Sénégal

M. Dias est un partisan fervent de Khalifa Sall, condamné vendredi à cinq ans de prison et plus de 7.600 euros d'amende pour "escroquerie sur les deniers publics et faux en écriture" sur un montant d'environ 2,5 millions d'euros.

Il est reproché au maire de Dakar d'avoir, entre 2011 et 2015, retiré ce montant des caisses de la ville de Dakar sur la base de fausses factures pour acheter des denrées alimentaires qui n'ont jamais été livrées.

Khalifa Sall, 62 ans et en détention préventive depuis plus d'un an, impute ses déboires judiciaires à son statut d'opposant au chef de l'Etat, Macky Sall qui, selon lui, l'a traduit en justice pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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