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Un journaliste menacé de prison pour un reportage au Burundi

Le journaliste Jean-Bosco Nshimirimana, correspondant local de la radio privée Isanganiro, Burundi, 7 février 2018. (Facebook/radio Isanganiro)

Le correspondant local de la radio privée Isanganiro a été sommé par les responsables administratif et sécuritaire de Ruyigi de ne plus publier d'informations relatives à cette province de l'est du Burundi, sous peine de prison, selon des sources concordantes.

Le journaliste Jean-Bosco Nshimirimana a été menacé mercredi de poursuites pour "trouble à l'ordre public" et de 12 mois d'emprisonnement par le gouverneur de Ruyigi, Abdallah Hassan, lors d'une rencontre en présence du chef local du très redouté Service national de renseignement (SNR, qui dépend directement du président Pierre Nkurunziza), a rapporté la radio Isanganiro.

Ces menaces font suite à la diffusion d'un reportage sur la grogne des enseignants de cette province qui protestent contre une double contribution "volontaire" au financement des élections générales de 2020 au Burundi.

Depuis janvier 2018, tous les fonctionnaires burundais, dont les enseignants, ont vu leurs salaires amputés d'une somme d'argent pour financer l'organisation des élections de 2020, un prélèvement qui va durer pendant deux ans, selon une ordonnance ministérielle.

Selon le reportage de M. Nshimirimana, les directeurs d'écoles de la province de Ruyigi ont ordonné aux enseignants de s'acquitter d'une contribution supplémentaire en espèces, allant de 1,25 à 7,25 dollars, pour le même motif.

>> Lire aussi : Un collectif de journalistes burundais veut continuer d'informer "pour que le monde sache"

"C'est un véritable racket d'Etat, c'est l'enfer car le pouvoir exige en plus de l'impôt habituel de cotiser pour la construction d'un stade, d'un bureau du parti au pouvoir, d'un centre de santé. Et maintenant, ce sont les élections", a dénoncé à l'AFP un enseignant joint par téléphone à Ruyigi qui a requis l'anonymat.

"Malheur à vous si vous ne payez pas ces cotisations qui sont toujours présentées comme volontaires, car vous pouvez aller en prison ou vous faire tabasser par les Imbonerakure", la ligue de jeunesse du parti au pouvoir, a-t-il ajouté.

Outre les prélèvements directs sur leurs salaires, les fonctionnaires de plusieurs ministères ont été contraints par leurs responsables de cotiser en espèces de l'argent que leurs ministres vont ensuite verser dans une banque, en présence des caméras.

>> Lire aussi : Un journaliste burundais arrêté puis remis aux services secrets

Cela a été le cas notamment aux ministères de l'Intérieur et de la Santé, a rapporté la presse burundaise.

Le gouvernement a adopté fin octobre un projet de révision de la Constitution qui permettrait au président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer à partir de 2020 deux mandats de sept ans.

L'annonce en avril 2015 de sa candidature à un troisième mandat controversé avait ouvert une crise politique qui a fait depuis au moins 1.200 morts et plus de 400.000 déplacés. Les bailleurs de fonds internationaux ont suspendu leur aide directe au Burundi en 2015.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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