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Un forum pour rétablir la paix dans l'est de la RDC

Une photo de famille des participants au Forum à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu viennent de se doter d’une feuille de route pour réduire la persistance de groupes armées dans cette partie de la RDC à l’issue de deux jours d’un forum interprovincial sur la persistance des groupes armés dans l'est de la RDC.

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu viennent de se doter d’une feuille de route pour réduire la persistance de groupes armées dans cette partie de la RDC à l’issue de deux jours d’un forum interprovincial sur la persistance des groupes armés dans les provinces du Nord-Kivu et du sud Kivu.

La feuille de route adoptée prévoit une trentaine d’actions programmées. Elle devra être validée au niveau gouvernemental des deux provinces, puis au niveau national en vue de la sortie d’un arrêté interministérielle. Elle tend à enrichir les stratégies de mises en œuvre des actions de désarmement démobilisation et réinsertion à l’échelle national.

Un panel des chercheurs au forum à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)
Un panel des chercheurs au forum à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)

Deo Buuma, de l'APC expose sur les objectif du forum à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)
Deo Buuma, de l'APC expose sur les objectif du forum à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)

Deo Buuma, secrétaire exécutif de l’organisation "Action pour la paix et la concorde" (APC) qui a co-organisé ce forum, explique que "il faut inclure les communautés locales" dans les activités.

Ces assises ont permis aux participants d’analyser la situation, sous la conduite des chercheurs. Les experts de la présidence de la République, ceux du gouvernement central, les généraux de l’armée national, la Monusco, les décideurs politiques des deux provinces, les députés, notables et acteurs de la société ont examiné ensemble les causes de la persistance des groupes armés dans les territoires de Walikale, Masisi et Kalehe.

Nicolas Kyalangaliwa, rapporteur adjoint de la société civile du Sud-Kivu, rappelle que "il faut créér la confiance entre le gouvernement, les partenaires et la population" afin que "les groupes armés déposent les armes pour "établir des solutions".

Le chef de Bureau de la Monusco à Bukavu entouré des vice-gouverneurs du Nord-Kivu et Sud-Kivu à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)
Le chef de Bureau de la Monusco à Bukavu entouré des vice-gouverneurs du Nord-Kivu et Sud-Kivu à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)

C’était l’occasion de partager une même compréhension du problème et réfléchir à fond et de manière complémentaire sur comment trouver des alternatives efficaces.

Hilaire Kikobya, vice-gouverneur du Sud-Kivu estime que "plusieurs stratégies avaient été prises en amont. Il s’agit ici d’une action complémentaire".

C’était aussi l’occasion pour les populations civiles qui vivent là où il y a activisme des groupes armées de faire entendre leur voix : Furaha Hélène qui vit à Walikale déplore le fait "d'attendre le crépitement des balles, des violences sexuelles à tout instant. La situation horrible".

Délégation Sud-Kivu dans le forum interprovincial sur la persistance des groupes armés dans l'est de la RDC, à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)
Délégation Sud-Kivu dans le forum interprovincial sur la persistance des groupes armés dans l'est de la RDC, à Bukavu, le 14 septembre 2018. (VOA/Ernest Muhero)

L’administrateur du territoire de Kalehe Dede Mwamba évoque la complexité du phénomène groupe armée à Masisi, Walikale et Kalehe. "Le problème, c'est qu'il est difficile de mettre en place des actions humanitaires", à cause de la complexité d'intervention dans une zone insécurisée."

Le chercheur et docteur Emery Mudinga, a relevé que plusieurs groupes armés ont des motivations économiques et ethniques dans la région.

Selon ses recherches, la porosité des frontières, le contrôle par la force des ressources naturelles, l’esprit d’autodéfense sont entre autres les causes de la persistance du phénomène qui au lieu de décroitre au vu des opérations militaires déjà menées pour traquer ces groupes s’accroit et cela malgré différents programmes de désarmement, démobilisations et réinsertions exécutés.

D’où la nécessité de combiner les approches

Ce forum organisé par action pour la paix et la concorde en appui avec Unhabitat a été placé sous l’égide des gouverneurs du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La Monusco a promis de soutenir les actions envisagées dans le cadre de ce forum dans le sens du plaidoyer.

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

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