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Un ex-champion de cricket élu Premier ministre du Pakistan

Imran Khan, président du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), prononce un discours à Islamabad, au Pakistan, le 26 juillet 2018

L'ex-champion de cricket Imran Khan été élu vendredi Premier ministre du Pakistan lors d'un vote de l'Assemblée nationale issue des élections législatives du 25 juillet, largement remportées par son parti.

M. Khan, 65 ans, partait grand favori pour ce vote face à son unique rival en lice, Shahbaz Sharif, chef de file du PML-N - la Ligue musulmane pakistanaise, l'ancien parti au pouvoir - et frère de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif.

L'ancien sportif a obtenu 176 voix, selon le président de l'assemblée Asad Qaiser. Il lui en fallait 172 pour être élu. Son concurrent en a reçu 96.

L'annonce de la victoire de M. Khan a été saluée par une ovation dans l'hémicycle. Le futur chef du gouvernement, qui pourrait prêter serment dès samedi, est pour sa part resté assis, souriant aux caméras et répondant aux saluts, un chapelet à la main.

Les chances de Shahbaz Sharif, qui avait un temps espéré rassembler l'opposition derrière lui, étaient apparues faibles dès le début. Plusieurs grands partis se sont de fait abstenus lors du vote, ont rapporté les médias d'Etat.

Le parti de M. Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf ("Mouvement pour la justice au Pakistan"), ou PTI, avait largement remporté les législatives du 25 juillet. Mais il n'avait pas obtenu assez de sièges pour pouvoir former à lui seul le gouvernement. Depuis le scrutin, des négociations avec d'autres partis et élus indépendants allaient bon train pour créer une coalition.

La victoire de M. Khan aux élections ouvre une nouvelle ère politique pour le pays, interrompant des décennies d'alternance politique entre le PML-N et le Parti du peuple pakistanais (PPP), entrecoupée de périodes de pouvoir militaire.

Le Pakistan, né de la partition de l'Inde coloniale britannique et qui a soufflé cette semaine ses 71 bougies, a été dirigé par l'armée pendant près de la moitié de son histoire mouvementée.

L'ex-champion s'est fait élire sur la promesse de l'avènement d'un "nouveau Pakistan" et en s'engageant à lutter frontalement contre la corruption et la pauvreté.

Avant même la tenue formelle du vote de vendredi, M. Khan a reçu les félicitations de la Prix Nobel de la Paix Malala Yousafzaï.

La jeune Pakistanaise s'est dite "encouragée (...) par l'accent mis sur l'éducation pour les enfants du Pakistan" par Imran Khan et "impatiente" de participer aux efforts pour scolariser les "13 millions de jeunes Pakistanaises" actuellement hors du système scolaire.

- Economie dégradée -

Le PTI a déjà nommé un gouvernement provincial dans son fief du Khyber Pakhtunkhwa (Nord-Ouest) et formé une alliance avec des partis régionaux dans la province du Baloutchistan (Sud-Ouest).

Il devrait être amené dans les prochains jours à former une coalition avec le PML-N dans la province centrale du Pendjab, la plus riche et la plus peuplée du pays. La province du Sindh (Sud) reste aux mains du PPP.

Le PTI a également obtenu cette semaine les postes de président et vice-président de l'Assemblée nationale, ce qui devrait aider M. Khan à mettre en oeuvre son programme de réformes.

Parmi les principaux défis qui attendent le gouvernement Khan figurent la situation sécuritaire du pays, en amélioration mais toujours précaire dans certaines zones et une population en pleine expansion.

Il fera aussi face à une situation économique dégradée, qui pourrait le contraindre à requérir très rapidement un prêt du FMI, et à d'énormes problèmes de ressources en eau.

Enfin, et bien que M. Khan semble actuellement entretenir de bonnes relations avec les généraux, il pourrait comme nombre de ses prédécesseurs se retrouver à terme en conflit avec eux sur les questions de défense et de politique étrangère, qu'ils sont réputés contrôler.

La campagne électorale, brève et acrimonieuse, a été dépeinte par certains observateurs comme une des plus "sales" de l'histoire du pays en raison de nombreuses manipulations présumées de la part de l'armée en faveur d'Imran Khan.

Elle a aussi été marquée par une visibilité accrue des partis religieux extrémistes et par des accusations de fraudes le jour du scrutin.


Avec AFP.

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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