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Crimes/enquêtes

Les autorités centrafricaines remettent un chef rebelle à la CPI

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda à La Haye, 8 avril 2018. (Twitter/CPI)

Mahamat Said Abdel Kani, 50 ans, un commandant présumé de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka, responsable de nombreuses violences dans le pays en 2013, "a été remis" par les autorités de Bangui à la garde de la Cour, a indiqué la CPI dans un communiqué.

Le conflit sanglant a opposé la Séléka à des groupes dits d'autodéfense, principalement chrétiens et animistes, soutenant l'ancien président François Bozize, et connus sous le nom de milices anti-balaka.

La CPI a déclaré que Said Abdel Kani lui avait été remis par les autorités de Bangui sur la base d'un mandat d'arrêt délivré par l'un des juges du tribunal en 2019

Il est soupçonné de "crimes contre l'humanité, d'emprisonnement ou autre forme grave de privation de liberté, de torture, de persécution, de disparitions forcées et d'autres actes inhumains", ainsi que de "crimes de guerre, torture et traitements cruels", a déclaré le tribunal.

Said Abdel Kani n'a pas encore été transféré dans les locaux du tribunal situé dans la ville néerlandaise de La Haye, a déclaré un porte-parole de la CPI. Selon des journalistes locaux, il devait arriver aux Pays-Bas lundi.

La Centrafrique avait sombré en 2013 dans un conflit à caractère sectaire, à la suite de la destitution de l'ancien dirigeant François Bozizé.

Le conflit avait opposé la Séléka, une coalition rebelle issue en grande partie de la majorité musulmane, à la contre-insurrection de milices anti-balaka essentiellement chrétiennes et animistes.

En novembre 2018, l'ancien chef anti-balaka Alfred Yekatom, accusé de crimes contre l'humanité, a été remis à la CPI. Il a été rejoint en janvier 2019 par Patrice-Edouard Ngaïssona, considéré par la Cour pénale internationale comme l'un des plus hauts dirigeants des anti-balaka.

Les deux hommes sont actuellement jugés à la CPI.

Le chef de l'ONU demande de traduire en justice les auteurs des attaques près de Bangui
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Soupçonné de malversations, Cyril Ramaphosa survivra-t-il à une enquête parlementaire?

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L'avenir de Ramaphosa se joue au sein du comité exécutif de l'ANC

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Le Congrès national africain devait se réunir en urgence ce jeudi en Afrique du Sud, au lendemain de la remise d'un rapport ouvrant la voie à une procédure de destitution du chef de l'Etat et président du parti au pouvoir, Cyril Ramaphosa.

Une députée sénégalaise agressée en pleine assemblée par un autre élu

Giflée par un autre député, Amy Ndiaye a ensuite riposté en lui lançant une chaise.

Une bagarre entre députés a éclaté jeudi au Parlement sénégalais après des propos controversés d'une élue du pouvoir sur un chef religieux membre de l'opposition, selon des images authentifiées par l'AFP.

Un député de l'opposition a d'abord giflé cette parlementaire, Amy Ndiaye, qui a riposté en lui lançant une chaise, avant de tomber à terre et d'être secourue par ses partisans, selon des images diffusées sur plusieurs chaines de télévision et les réseaux sociaux. Des parlementaires ont ensuite échangé des coups de poing dans la cohue.

Cette scène, qui a immédiatement fait le tour des médias et des réseaux sociaux, s'est déroulée lors du vote du budget du ministère de la Justice pour 2023. La tension s'est accrue depuis quelques jours à l'Assemblée nationale à la suite de propos controversés émis le 27 novembre par une députée du pouvoir sur un chef religieux musulman, membre de la coalition de l'opposition, Serigne Moustapha Sy, qui n'est pas député mais est très influent au Sénégal.

Mme Ndiaye est accusée par l'opposition d'avoir manqué de respect à ce marabout lors d'une intervention à l'Assemblée, l'accusant notamment de ne pas tenir sa parole et de manquer de respect au président Macky Sall, selon des propos diffusés par les médias. La séance de jeudi a été interrompue après l'incident, a indiqué à l'AFP une responsable de l'Assemblée nationale.

"Nous ne n'accepterons plus que les séances continuent tant que cette dame continue d'être présente (à l'Assemblée) et tant qu'elle n'aura pas présenté ses excuses", a déclaré le député de l'opposition Abba Mbaye sur une télévision de l'opposition.

Des députés de la coalition au pouvoir et des militantes féministes se sont pour leur part insurgés du recours à la violence du député de l'opposition, à plus forte raison pendant la campagne annuelle internationale "16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ", soutenue par l'ONU.

Le camp présidentiel a perdu la majorité absolue qu'il détenait à l'issue des élections législatives de juillet qui ont donné un quasi équilibre des forces à l'Assemblée dans un contexte politique tendu. Le président Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, reste muet sur ses intentions pour la présidentielle de 2024.

Scandale de Phala Phala: Ramaphosa sous pression, réunion d'urgence de l'ANC

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Pretoria, le 24 mai 2022.

L'avenir politique du président sud-africain est devenu incertain. En décembre, le parti au pouvoir doit désigner ses candidats pour les élections de 2024.

Le Congrès national africain (ANC) se réunit en urgence jeudi en Afrique du Sud, au lendemain de la remise d'un rapport ouvrant la voie à une procédure de destitution du chef de l'Etat et président du parti au pouvoir, Cyril Ramaphosa.

Le tout-puissant Comité exécutif national à la tête du parti "se réunit aujourd'hui à 19H00" (17H00 GMT), a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'ANC, précisant que les discussions porteront sur le scandale de Phala Phala.

Depuis des mois, M. Ramaphosa est gêné par une sombre affaire de cambriolage datant de 2020 dans une de ses luxueuses propriétés nommée Phala Phala (nord-est), impliquant de mystérieuses sommes d'argent en liquide retrouvées dissimulées dans du mobilier. Le chef d'Etat est accusé de n'avoir signalé l'incident ni à la police, ni au fisc.

Mercredi, une commission indépendante désignée par le Parlement a rendu un rapport concluant que "le président a pu commettre" des violations et des fautes dans le cadre de cette affaire qui a éclaté en amont d'une échéance électorale cruciale pour l'avenir politique du président.

La veille des primaires

L'ANC se réunit en effet du 16 au 20 décembre pour désigner son prochain leader. Celui ou celle qui émergera vainqueur deviendra chef de l'Etat à l'issue des élections générales de 2024, si toutefois l'ANC, confronté à un désamour grandissant, remporte le scrutin.

Cyril Ramaphosa, qui a par ailleurs annulé une séance de questions prévue au Parlement dans la journée, nie toutes les accusations.

Cyril Ramaphosa dans le collimateur du Parlement sud-africain
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Le Parlement se réunit en séance extraordinaire mardi pour examiner les recommandations du rapport qu'il n'est pas tenu de suivre mais qui pourraient le mener à ouvrir un processus en vue d'un vote pour destituer le chef de l'Etat.

Cette procédure, si elle était enclenchée, n'aurait toutefois que peu de chances d'aboutir, l'ANC de Cyril Ramaphosa détenant au Parlement une confortable majorité.

Enquête pénale des Hawks

Cyril Ramaphosa fait également l'objet d'une enquête pénale de l'unité d'élite de la police sud-africaine, les Hawks.

L'affaire ternit l'image du chef de l'Etat, attendu sur le front de la corruption qu'il a juré d'éradiquer.

La présidence a appelé à une "lecture attentive et une considération appropriée" du rapport de la commission "dans l'intérêt de la stabilité du gouvernement et du pays".

Angola: Interpol confirme avoir émis une "notice rouge" contre Isabel dos Santos

La femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos.

Isabel dos Santos se dit victime d'une persécution politique menée par les autorités angolaises.

L'agence mondiale de police Interpol a confirmé mercredi avoir publié une "notice rouge" à l'encontre de la femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos, fille de l'ancien président Eduardo dos Santos, demandant aux autorités policières des pays tiers de la localiser et de la placer en détention.

Mme Dos Santos, 49 ans, est visée par la justice de son pays. Les autorités angolaises la soupçonnent, entre autres, de détournement de fonds, fraude, trafic d'influence et blanchiment d'argent.

Des malversations présumées qui remonteraient au temps où son père était au pouvoir. Eduardo dos Santos avait dirigé l'Angola de 1979 jusqu'à sa retraite en 2017. Il est décédé le 8 juillet à Barcelone, en Espagne. Son successeur, l'actuel président João Lourenço, a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille.

Selon des rapports de presse, on reproche à Isabel dos Santos d'avoir détourné des fonds de l'entreprise pétrolière étatique, la Sonangol. Des montants qui pourraient atteindre le milliard de dollars américains.

Des allégations que Mme dos Santos, qui vit en exil en Europe, nie en bloc. Pour elle, il s'agit d'une chasse aux sorcières.

Selon Interpol, une "notice rouge" n'est pas un mandat d'arrêt international, mais une demande de localiser et d'arrêter provisoirement une personne dans l'attente de son extradition ou de sa remise à la disposition de la justice.

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