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Un blogueur emprisonné en grève de la faim en Algérie


Merzoug Touati, blogueur algérien, sur une photo publiée le 18 juillet 2018.

Un blogueur algérien, condamné à 7 ans de prison pour "intelligence avec une puissance étrangère" pour un entretien avec un diplomate israélien, a entamé une nouvelle grève de la faim, a annoncé Reporters sans frontières (RSF), réclamant un "réexamen" de son cas.

Depuis le 8 juillet, "Merzoug Touati a cessé de s'alimenter (...) pour protester contre sa condamnation qu'il juge injuste", indique l'ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué.

Il "réclame l'annulation de sa peine, sa libération ainsi que l'abandon des poursuites judiciaires", poursuit RSF qui continue de dénoncer "la disproportion" de cette peine.

Merzoug Touati, 30 ans, avait été condamné en mai en première instance à 10 ans de prison pour avoir entretenu "avec les agents d'une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l'Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels", crime passible de 20 ans de prison.

Sa peine a été réduite à sept ans en appel le 21 juin. Il lui est reproché d'avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole du ministère des Affaires étrangères d'Israël, Etat que ne reconnaît pas l'Algérie.

Lors de ses deux procès, la Cour avait écarté le chef d'incitation à "s'armer contre l'autorité de l'Etat" - passible de la peine de mort - et deux autres crimes et délits d'atteinte à la sûreté de l'Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook.

>> Lire aussi : Un blogueur algérien condamné en appel à sept ans de prison

Depuis son arrestation et incarcération en janvier 2017, Merzoug Touati a mené plusieurs grèves de la faim.

"Merzoug Touati proteste aujourd'hui au péril de sa vie", souligne RSF, qui "rappelle que les autorités algériennes sont responsables de la vie de Merzoug Touati et demande à la justice de réexaminer au plus vite le cas de ce blogueur injustement puni pour avoir exercé son droit à informer".

L'Algérie figure à la 136e sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF, qui estime que "la liberté de l'information (...) demeure fortement menacée" dans le pays.

Avec AFP

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