Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Un artiste congolais expose une statue confectionnée avec des douilles

Freddy Tsimba devant l'un de ses trois bustes confectionnés avec des douilles, lors d'une exposition, le 29 mars 2011.

Pour le 70e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme, un artiste congolais, Freddy Tsimba, a inauguré au Théâtre de Chaillot à Paris une sculpture géante fabriquée avec des douilles ramassées dans la zone de conflit à l'est de République Démocratique du Congo .

La statue spectaculaire de 4,25 mètres représente une femme originaire de RDC qui marche. Des trous béants dans une jambe et le ventre, rappelant les exactions dont les femmes notamment sont victimes.

220 kilos de douilles de cartouches ont été récupérées par l'artiste, qui se faisait passer pour un illuminé pour ne pas éveiller l'attention des autorités congolaises.

Des plaques métalliques d'un portail de prison ont servi à faire le socle. Signe de résilience, cette femme tient un livre fait de clefs récoltées sur les marchés de la capitale congolaise Kinshasa et censées ouvrir les portes du savoir et du partage.

C'est la première sculpture acquise par le Théâtre du Trocadéro, aujourd'hui Théâtre National de la danse-Chaillot, alors que sa direction insiste sur une ouverture aux artistes, musiciens, chorégraphes africains dans sa programmation.

"C'est un cri pour la paix, pour la vie. Il reste un long chemin à faire. Les mots ne suffisent pas", a déclaré l'artiste, tout juste débarqué de Kinshasa avec sa famille.

Plus d'une centaine de groupes armés sont répertoriés dans l'Est de la RDC, l'un des pays les plus pauvres du monde.

Cette inauguration à Paris coïncide avec le début d'une vaste programmation - jusqu'en juin - au Musée de l'homme voisin, sur le thème "En droits", avec notamment une exposition du célèbre photographe brésilien Sebastiao Salgado.

Toutes les actualités

Le président Tschisekedi a nommé son tout Premier ministre

Le président Tschisekedi a nommé son tout Premier ministre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Ebola en RDC : Le chef de l'OMS appelle à l'union contre "l'ennemi public numéro un"

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus au milieu du personnel des agences des Nations unies chargées de la lutte contre Ebola à Beni, Nord-Kivu, RDC, 8 novembre 2018. (Twitter/ Tedros Adhanom Ghebreyesus)

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à l'union face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, qui a fait près de 1.200 morts depuis août, qualifiant le virus d'"ennemi public numéro".

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus s'exprimait à l'occasion de l'ouverture de la 72e Assemblée de l'OMS, l'organe décisionnel suprême de cette agence spécialisée de l'ONU.

"J'ai rencontré le président de la RDC et des responsables de l'opposition, nous avons parlé ensemble des mesures à mettre en place pour lutter contre cette flambée parce que Ebola ne prend pas partie, Ebola c'est l'ennemi public numéro un", a déclaré le Dr Tedros.

"A moins que nous nous unissions pour mettre un terme à cette flambée, on court le risque qu'elle se répande et qu'elle coûte encore beaucoup plus cher et qu'elle soit encore beaucoup plus agressive", a-t-il ajouté.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri (est du pays), est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis le début de l'épidémie, il y a eu quelque 1.160 décès pour 1.760 cas confirmés et probables, selon l'OMS.

"Jusqu'à maintenant, cette flambée ne s'est pas étendue au-delà de deux provinces", mais "le risque de propagation reste très élevé", a relevé le Dr. Tedros. Le nombre de nouveaux cas a fortement augmenté au cours des dernières semaines.

Sur le terrain, les travailleurs humanitaires font face à des résistances et des violences dans une région où plusieurs groupes armés sont actifs. En outre, rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé : une partie des habitants sont dans un déni de la maladie, et s'opposent parfois avec violence aux enterrements sécurisés pour éviter la propagation du virus.

"Depuis le mois de janvier, il y a eu des dizaines d'attaques menées contre des structures de santé dans le Nord-Kivu", a détaillé le chef de l'OMS. "Chaque attaque donne au virus un avantage et empêche les intervenants d'agir".

Le Dr Tedros a également indiqué avoir convenu avec le Conseil de sécurité d'un "renforcement de l'action à l'échelle de tout le système des Nations unies", tout en reconnaissant que le virus "Ebola n'est pas la seule urgence" dans le monde.

Il a par ailleurs appelé les pays à adopter au cours de l'Assemblée mondiale le budget proposé pour 2020-2021, qui s'élève à 4,8 milliards de dollars soit près de 420 millions de plus que la précédent.

Il a aussi annoncé la nomination de divers ambassadeurs de bonne volonté, dont la mère de la chanteuse Lady Gaga, Cynthia Germanotta, nommé ambassadrice pour la Santé mentale.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:23 0:00

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre de la RDC

Le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Corneille Lubaki)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé lundi un Premier ministre près de quatre mois après son investiture, l'ex-ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba, a annoncé le porte-parole du président, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Actuel directeur général de la Société national des chemins de fer (SNCC), M. Ilunga Ilukamba a été nommé en vertu de l'accord politique entre M. Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, a-t-il été précisé.

Ce professeur en sciences économiques appliquées, a été présenté lors de sa nomination à la présidence de la RDC.

Il a promis de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence.

Le Premier ministre présente sa démission, ouvre la voie à la nomination de son successeur

Bruno Tshibala Premier ministre de la République démocratique du Congo.

L'actuel Premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, a indiqué lundi qu'il avait présenté sa démission au président Félix Tshisekedi, ouvrant la voie à la nomination de son successeur attendue depuis près de quatre mois.

M. Tshibala a indiqué à la presse qu'il avait présenté sa "démission ainsi que celle de (son) gouvernement".

Cette démarche ouvre la voie à la "nomination d'un nouveau gouvernement", a-t-il ajouté en sortant d'une rencontre avec le président Tshisekedi investi le 24 janvier. "Bien évidemment Le président de la République en a pris acte et vient de me charger d'expédier les affaires courantes jusqu'à l'investiture du nouveau gouvernement par la représentation nationale".

"D'un moment à l'autre, le président de la République va nommer un nouveau Premier ministre", a annoncé un commentateur officiel sur la chaîne d'Etat RTNC.

Investi le 24 janvier, M. Tshisekedi doit nommer un Premier ministre qui fasse consensus avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la famille politique a conservé tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.

Issu du même parti d'opposition que M. Tshisekedi, M. Tshibala avait été nommé en avril 2017 par l'ancien président Joseph Kabila, en pleine période de tension politique.

M. Kabila se maintenait alors au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat de cinq ans selon la Constitution, ce qui avait provoqué des manifestations de l'opposition violemment réprimées en septembre et décembre 2016.

L'Eglise avait tenté une médiation avec l'accord de la Saint-Sylvestre 2016. Cet accord avait permis le maintien au pouvoir de M. Kabila, moyennant l'organisation d'élections fin 2017, qui ont finalement eu lieu le 30 décembre 2018.

Voir plus

XS
SM
MD
LG