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Un an de prison ferme pour un "tweet" critique du Parti en Chine


Capture d'écran d’une page Weibo

Le responsable d'un compte officiel de la police sur Weibo, le "Twitter chinois", a été condamné à un an de prison pour un post, a indiqué jeudi un média officiel, dans un contexte de répression en Chine de la liberté d'expression.

M. Miao était chargé de publier sur la plateforme de microblogs Weibo les informations de la police de la circulation du district de Zizhou, dans la province du Shaanxi (nord), a annoncé le journal Global Times.

En juin 2015, il y avait écrit un post dénonçant la réforme foncière lancée en 1950 en Chine, un an après la prise de pouvoir des communistes. Cette politique d'expropriation s'est souvent réalisée dans la violence, et a organisé la redistribution des terres aux paysans.

"Une énergique réforme foncière a été menée dans toute la Chine, un mouvement au cours duquel des gens ont été tués pour de l'argent ou des biens. Cela a mené à la haine et à la désagrégation des valeurs morales traditionnelles", avait-il notamment écrit, selon le Global Times.

Le message a été rapidement effacé, et la police a ensuité dénoncé les "remarques inappropriées" de M. Miao.

L'homme a été condamné à deux ans et demi de prison, dont un an ferme assorti d'un an et demi avec sursis, a précisé le Global Times.

En novembre, la Chine a publié une loi controversée sur la cybersécurité. Elle interdit désormais explicitement aux internautes de publier des messages portant atteinte à "l'honneur national", "troublant l'ordre économique ou social" ou destinés à "renverser le système socialiste", c'est-à-dire le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir.

Une armée de censeurs efface déjà les contenus dérangeants pour le PCC sur les réseaux sociaux, les blogs, les forums internet ou les sites d'informations.

Avec AFP

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