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L'UE approuve le projet de budget du Portugal mais avec des réserves

Drapeaux de la France et de l'Union Europenne.

Après deux semaines de bras de fer, l'Union européenne a approuvé vendredi le projet de budget pour 2016 du Portugal, tout en pointant un risque persistant de "non-conformité" avec les exigences du Pacte de stabilité qui donnera lieu à une nouvelle évaluation en mai.

Le Premier ministre portugais Antonio Costa s'est dit "particulièrement satisfait" de cette "bonne nouvelle", depuis Berlin où il était en déplacement.

"La Commission européenne a approuvé (le projet de budget, ndlr) et considère qu'il y a des risques. Mais il n'y a pas de budget sans risque. C'est au gouvernement d'éviter les risques et de renforcer la confiance", a lancé le dirigeant socialiste.

Un peu plus tôt se tenait à Bruxelles une réunion extraordinaire du collège des 28 commissaires européens, dont Valdis Dombrovskis (chargé de l'euro) et Pierre Moscovici (affaires économiques) sont sortis avec ce verdict synonyme de soulagement pour Lisbonne.

"Il n'y a pas lieu de demander un plan budgétaire révisé", a annoncé M. Moscovici, parlant d'"une déviation acceptable" à propos du déficit structurel révisé.

Mais, a-t-il mis en garde, "ça n'est qu'une étape (...) la route est encore longue, elle est pentue et nous avons beaucoup de travail". "Le risque de non conformité est toujours là", a souligné l'ancien ministre français de l'Economie en annonçant qu'une nouvelle évaluation du budget portugais pour 2016 aurait lieu en mai.

Valdis Dombrovskis a notamment mentionné un niveau de dette publique jugé toujours préoccupant, "à près de 130% du Produit intérieur brut".

La Commission européenne et la gauche revenue au pouvoir au Portugal en novembre se livraient depuis deux semaines à un bras de fer sur l'avant-projet de budget pour 2016 présenté en retard par Lisbonne. Bruxelles jugeait qu'il n'intégrait pas suffisamment de mesures d'austérité de nature à réduire le déficit public et cet endettement chronique.

-'Bonne nouvelle pour la zone euro'-

Le document présenté le 22 janvier par le gouvernement portugais s'avérait "clairement en violation des règles du Pacte de stabilité et de croissance", comme l'a rappelé vendredi M. Dombrovskis, vice-président de la Commission.

L'exécutif européen avait alors décidé de recourir à une procédure prévue depuis 2011, permettant d'exiger des pays de la zone euro des textes budgétaires respectant strictement le Pacte, quitte à user d'un droit de veto face aux récalcitrants.

Dans le cas portugais, Bruxelles insistait en particulier sur la nécessité de réformes qui permettent une amélioration du déficit structurel (hors effets de conjoncture) à hauteur de 0,6 point de pourcentage du Produit intérieur brut.

En définitive le Portugal affiche "un effort estimé entre 0,1 et 0,2 point de PIB", soit "légèrement en-dessous de 0,5", ce qui lui permet d'"éviter le rejet de son projet de budget", a expliqué M. Dombrovskis.

"Mais nous devons rester très attentifs, nous ne pouvons être certains que ce projet offre suffisamment de garanties pour corriger le déficit excessif prévu pour 2016", a poursuivi le Letton.

Pierre Moscovici a voulu voir le verre à moitié plein et salué "une bonne nouvelle pour la zone euro dans son ensemble".

Le gouvernement portugais a annoncé de son côté, vendredi soir, que les nouvelles mesures d'économie envisagées lui permettaient désormais d'espérer un déficit public à 2,2% du PIB cette année, contre 2,6% prévus auparavant. Avant cette phase de négociations intenses avec Lisbonne, la Commission prévoyait un déficit public à 3,4%, supérieur aux 3% exigés par le Pacte.

En 2011, au moment où éclatait la crise de la zone euro, le Portugal avait bénéficié d'un vaste programme international de soutien financier qui lui avait permis d'avoir de nouveau accès aux marchés et d'éviter la faillite. Mais en contrepartie le pays avait dû adopter une série de mesures d'austérité dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.

En quatre ans, il y a eu plus de 78.000 suppressions d'empois dans le secteur public --plus de 10% du total--, parallèlement à l'application d'autres exigences des créanciers pour permettre le retour à l'équilibre des finances publiques.

Avec AFP

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Décès de Larry King, célèbre journaliste américain

Larry King à la soirée d'ouverture de la série de films "Champion" à Los Angeles, Californie, États-Unis, le 9 août 2013.

Le célèbre journaliste et animateur de télévision américain Larry King est mort à 87 ans, a annoncé samedi sa compagnie, Ora Media.

"Avec une profonde tristesse, Ora Media annonce le décès de notre cofondateur et ami Larry King, qui est mort à l'âge de 87 ans au centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles", peut-on lire dans un communiqué de la compagnie publié sur le compte Twitter officiel de cette figure légendaire de la télévision américaine.

La mort de M. King a également été confirmée par son fils, Chance, samedi matin, selon la chaîne CNN, où il avait animé l'émission "Larry King Live" pendant plus de 25 ans.

Début janvier, M. King avait été hospitalisé à cause de la maladie covid-19, a ajouté la chaîne.

Plus de mille manifestants pro-Navalny arrêtés en Russie

Les manifestants affrontent la police anti-émeute lors d'un rassemblement de soutien au leader de l'opposition emprisonné Alexei Navalny dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.

Plus de mille personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre en Russie samedi au cours de manifestations en faveur de l'opposant Alexeï Navalny, selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations dans ce pays.

Dans la foule de quelque 10.000 personnes rassemblées dans le centre de Moscou, des journalistes de l'AFP ont assisté à de violentes arrestations et à des heurts entre policiers et manifestants.

Ioulia Navalnaïa, l'épouse de l'opposant russe Alexeï Navalny, a annoncé avoir été elle aussi interpellée par la police dans la capitale pendant la manifestation.

Un homme blessé est aidé par d'autres manifestants dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.
Un homme blessé est aidé par d'autres manifestants dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.

Dans le centre de Moscou, les forces antiémeutes ont arrêté quelque 300 personnes, a fait savoir OVD Info, qui a comptabilisé au moins 1.090 arrestations en Russie, selon un bilan diffusé vers 14H00 GMT.

Dans l'après-midi, la police moscovite a poursuivi et frappé à l'aide de matraques des manifestants, leur jetant des boules de neige.

Un correspondant de l'AFP a aperçu un homme au visage ensanglanté.

A Saint-Pétersbourg, une foule de quelque 10.000 personnes s'était également rassemblée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette contestation s'organise à quelques mois des législatives prévues pour l'automne, sur fond de chute de popularité du parti au pouvoir Russie unie. Ces actions sont les manifestations les plus importantes depuis celle organisée par M. Navalny déjà pendant l'été 2019 à Moscou en marge d’élections locales.

La police arrête Navalny à l'aéroport de Moscou
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Le Royaume-Uni ferme ses portes aux voyageurs de la RDC et de la Tanzanie

Les voyageurs traversent la zone des arrivées a l'aéroport international Heathrow de Londres, Grande-Bretagne, 18 janvier 2021. REUTERS/Henry Nicholls

Les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo et de la Tanzanie ne seront plus autorisés à entrer au Royaume-Uni, a annoncé jeudi un ministre britannique.

La mesure, qui est entrée en vigueur à partir de ce vendredi, vise à "arrêter la propagation de la variante du coronavirus détectée en Afrique du Sud", a tweeté jeudi le ministre britannique des transports Grant Shapps.

"Tous les passagers en provenance de ces pays, à l'exception des ressortissants britanniques et irlandais et des ressortissants de pays tiers ayant le droit de résidence, se verront refuser l'entrée", a-t-il précisé.

La Tanzanie et la RDC ne sont pas des pays frontaliers à l’Afrique du Sud.

Aucune réaction officielle de ces deux pays ne nous est parvenue pour l’instant.

Selon les experts de la santé, il existe actuellement trois souches mutantes du coronavirus : une a été découverte au Royaume-Uni, une autre en Afrique du Sud et la troisième au Brésil.

Les voyageurs en provenance du Brésil sont interdits d'entrer en Grande-Bretagne depuis une semaine, selon la presse locale.

Lors d'un point de presse jeudi à Washington, le Dr Anthony Fauci, épidémiologiste en chef du pays, a déclaré que les États-Unis "portent une attention toute particulière" à la souche sud-africaine. Il a toutefois précisé que pour l’heure les vaccins continuent d’être efficaces contre les trois souches mutantes.

COVID-19: Les variants mutants inquiètent les chercheurs
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Les autorités russes multiplient les arrestations d'opposants

La police russe porte le leader de l'opposition, Alexeï Navalny, au centre d'une manifestation contre le président Vladimir Poutine sur la place Pouchkine à Moscou, en Russie, 5 mai 2018.

Les autorités russes ont arrêté vendredi de nouveaux partisans de l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, tandis que d'autres devaient comparaître devant des tribunaux à la veille d'une journée de manifestations dans tout le pays.

L'équipe de M. Navalny, placé en détention jusqu'au 15 février au moins et visé par de multiples procédures judiciaires, a appelé à protester samedi dans 65 villes russes pour exiger la libération de l'opposant, des rassemblements "illégaux" selon les autorités.

Après avoir arrêté plusieurs collaborateurs de la bête noire du Kremlin jeudi, la police a poursuivi les interpellations vendredi avec la coordinatrice du siège de l'opposant à Vladivostok en Extrême Orient, Ekaterina Vedernikova, et une collaboratrice du siège de Novossibirsk, en Sibérie, Elena Noskovets.

Ces arrestations ont été rapportées par l'équipe de l'opposant et l'ONG spécialisée OVD-Info.

Arrêtées jeudi, une figure montante du mouvement, Lioubov Sobol, et la porte-parole de M. Navalny, Kira Iarmych, doivent comparaître vendredi devant des juges pour avoir appelé à des manifestions qualifiées d'illégales.

L'avocate de Mme Iarmych, Veronika Poliakova, a indiqué à l'AFP que sa cliente encourait 10 jours de détention. Lioubov Sobol encourt pour sa part 30 jours de prison mais pourrait écoper, comme lors de précédentes arrestations, d'une simple amende du fait qu'elle a un enfant en bas âge.

Parmi les autres soutiens de M. Navalny dans le collimateur des policiers, Georgui Albourov, qui participe aux enquêtes anticorruption de l'opposant, et Vladlen Los, un avocat de son organisation, de nationalité bélarusse, qui s'est vu ordonner de quitter le territoire.

La responsable de l'équipe de M. Navalny à Krasnodar, dans le sud de la Russie, Anastassia Pantchenko, a également été interpellée jeudi.

Face à la mobilisation prévue pour samedi, le Kremlin, le Parquet et le ministère de l'Intérieur ont mis en garde contre la participation à ces rassemblements.

Le gendarme russe des télécommunications Roskomnadzor a lui menacé les réseaux sociaux d'amendes s'ils ne supprimaient pas les appels à manifester, et notamment averti les plateformes Tik Tok et Vkontakte, l'équivalent russe de Facebook.

Après son arrestation dimanche, Alexeï Navalny a riposté mardi en diffusant une enquête sur l'immense et fastueuse propriété dont bénéficie selon lui le président Vladimir Poutine, sur les rives de la mer Noire, et dont la construction aurait coûté plus d'un milliard d'euros.

Vendredi matin, cette longue investigation accompagnée d'une vidéo de près de deux heures avait déjà été vue plus de 53 millions de fois sur YouTube, un record pour une enquête de M. Navalny.

L'opposant a été arrêté le 17 janvier, à son retour de cinq mois de convalescence après un empoisonnement présumé, dont il accusé le Kremlin. Moscou rejette ces allégations.

Le Japon a enregistré plus de 20.000 suicides en 2020

Une ambulance de la Force d'autodéfense japonaise au quai Daikoku à Yokohama, au sud de Tokyo, au Japon, le 11 février 2020.

Le Japon fait partie d'un petit groupe de pays où les décès par suicide pendant la pandémie ont dépassé ceux dus au virus. Femmes, enfants et adolescents ont été plus nombreux à se suicider.

Le nombre de suicides au Japon a augmenté l'an dernier pour la première fois depuis 11 ans, les répercussions de la pandémie ayant anéanti des années de progrès dans la lutte contre ce phénomène obstinément élevé dans le pays.

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi que 20.919 personnes sont mortes par suicide en 2020 dans l'archipel, une augmentation de 3,7% sur un an. En comparaison, 3.460 personnes au Japon sont décédées du coronavirus l'an dernier.

C'est la première augmentation annuelle des suicides en 11 ans au Japon, qui déplore régulièrement le taux de suicide le plus élevé parmi les pays du G7 (16,6 pour 100.000 habitants en 2020) mais qui avait oeuvré ces dernières années à mieux soutenir les personnes fragiles psychologiquement, avec un certain succès.

Le nombre de suicides au Japon, qui avait culminé à environ 34.000 en 2003, était tombé à 20.000 en 2019, un plus bas depuis 1978.

Les femmes, enfants et adolescents notamment ont été plus nombreux à se suicider dans le pays l'an dernier, des experts estimant que la pandémie et les restrictions face au virus semblent les avoir particulièrement touchés.

Le Japon a enregistré jusqu'à présent des niveaux d'infections moins élevés que de nombreux autres pays, tout en évitant des confinements obligatoires.

Après avoir d'abord baissé au premier semestre 2020, les suicides ont commencé à augmenter en juillet. Une évolution confirmant un modèle d'experts, selon lequel les suicides tendent d'abord à diminuer dans la phase initiale d'une période de crise, avant de grimper fortement par la suite.

Inégalités entre les sexes

Cette hausse a été "un tournant", affirme Michiko Ueda, professeure associée de sciences politiques à l'université Waseda de Tokyo, spécialiste du phénomène du suicide au Japon.

"Le coronavirus est certainement un facteur majeur", dit-elle à l'AFP en n'excluant pas que "les chiffres augmentent encore cette année".

Des experts en santé mentale du monde entier ont averti des risques d'augmentation des suicides pendant la pandémie, en raison de facteurs comme le stress, les difficultés économiques et les abus familiaux.

Un agent de santé enlève un masque de protection dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de COVID-19 à l'hôpital universitaire St. Marianna à Kawasaki, au Japon, le 4 mai 2020.
Un agent de santé enlève un masque de protection dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de COVID-19 à l'hôpital universitaire St. Marianna à Kawasaki, au Japon, le 4 mai 2020.

Mais le Japon fait probablement partie d'un petit groupe de pays où les décès par suicide pendant la pandémie ont dépassé ceux dus au virus.

Les suicides l'an dernier au Japon ont également suivi des schémas différents de ceux des années précédentes, Mme Ueda soulignant la hausse particulièrement élevée du nombre de suicides chez les femmes l'an dernier (+14,5%), alors qu'il a au contraire baissé d'environ 1% chez les hommes.

Mme Ueda cite comme facteurs probables l'augmentation du chômage des femmes, plus nombreuses à occuper des emplois précaires (notamment dans l'hôtellerie et la restauration, deux secteurs très touchés par la crise), et des tâches domestiques et parentales accrues pour elles.

"Le coronavirus a mis en évidence les inégalités entre les sexes au Japon", ajoute Yayo Okano, professeure de féminisme à l'université Doshisha à Kyoto (ouest), rappelant que les tâches domestiques des femmes sont toujours très disproportionnées au Japon.

Anxiété et solitude des jeunes

Les chiffres des suicides des jeunes de moins de 18 ans au Japon sont également alarmants: plus de 300 élèves du primaire et du secondaire se sont suicidés entre début avril et fin novembre 2020, un bond de près de 30% par rapport à la même période l'année précédente.

"Les risques sont élevés pour les jeunes", qui "ressentent de l'anxiété quant à leur avenir" et souffrent tout particulièrement de la raréfaction des relations sociales, dit Akiko Mura, conseillère au Centre de prévention du suicide de Tokyo.

Les experts pensent par ailleurs qu'une série de suicides de célébrités au Japon en 2020 pourrait également avoir influencé des personnes vulnérables.

Munetaka Kaneko, conseillère au sein de l'ONG de prévention du suicide Sotto, estime que le gouvernement doit maintenant faire de la réponse au suicide un élément clé de sa politique de lutte contre le coronavirus, avec "des mesures de prévention adaptées à l'ère de la pandémie".

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