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Trump à la tribune de l'ONU: l'Iran, l'Iran, l'Iran

Face aux représentants des 193 Etats membres des Nations unies, Donald Trump, en quête d'appuis sur l'Iran, pourrait mettre en sourdine ses attaques contre le multilatéralisme.

Donald Trump à l'ONU, acte III: le président américain retrouve mardi la célèbre tribune mondiale pour exposer sa stratégie sur l'Iran qui suscite des interrogations dans un climat de vives tensions.

Depuis les attaques du 14 septembre contre deux installations pétrolières saoudiennes, attribuées par les Occidentaux à la République islamique, Donald Trump se montre tour-à-tour menaçant et apôtre de la "retenue".

"Beaucoup de choses se passent concernant l'Iran, beaucoup plus que ce que les journalistes en savent", a-t-il lancé lundi, énigmatique, alimentant les spéculations sur une possible initiative.

Le président américain, qui prendra la parole à l'Assemblée générale des Nations unies juste après l'un de ses admirateurs déclarés, le Brésilien Jair Bolsonaro, aura probablement aussi à coeur de parler à sa base électorale, à quelque 400 jours du prochain scrutin présidentiel.

Le milliardaire républicain a promis de parler des "énormes succès" des Etats-Unis et de la santé "fantastique" de l'économie américaine.

- Procédure de destitution -

Une ombre planera sur son discours: la menace d'une procédure de destitution agitée par l'opposition démocrate après les révélations sur les pressions qu'il aurait exercées sur l'Ukraine pour nuire à son potentiel rival démocrate Joe Biden.

Le président français Emmanuel Macron, en première ligne sur le dossier iranien, montera lui à la tribune de l'ONU en début d'après-midi. Arrivera-t-il à concrétiser une rencontre entre Donald Trump et son homologue iranien Hassan Rohani, lui qui se démène depuis le sommet du G7 fin août à Biarritz, en France?

"Nous n'avons rien de prévu à ce stade", a assuré lundi soir le président américain, mais il a aussitôt entretenu le suspense en lâchant: "je n'exclus jamais rien".

Emmanuel Macron, qui doit revoir Donald Trump mardi après avoir rencontré Hassan Rohani lundi, n'a pas dit son dernier mot.

"Une nouvelle fois, nous allons voir Macron le médiateur, Macron le champion du multilatéralisme", prédit Heather Conley, du Center for Strategic and International Studies.

Vieux routier de cette grand-messe diplomatique annuelle, le président iranien s'exprimera lui mercredi.

Face aux représentants des 193 Etats membres des Nations unies, Donald Trump, en quête d'appuis sur l'Iran, pourrait mettre en sourdine ses attaques contre le multilatéralisme.

Lundi, il a reçu les encouragements de son "ami" Boris Johnson. "Je crois qu'il y a un type qui peut arriver à un meilleur accord... et c'est le président des Etats-Unis. Faisons un accord Trump", a lancé le Premier ministre britannique, qui fera lui ses débuts à la tribune de l'ONU en fin de journée.

Depuis que Donald Trump est sorti en 2018 de l'accord international visant à empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne insistent sur la nécessité de sauver le texte existant.

L'an dernier, son discours à la tribune avait - fait rare dans cette enceinte - déclenché les rires lorsqu'il avait affirmé avoir accompli plus de choses que n'importe lequel de ses prédécesseurs.

- Rêves de Nobel -

En 2017, pour sa première apparition, Donald Trump avait promis de "détruire totalement" la Corée du Nord, affirmant que Kim Jong-Un était embarqué dans "une mission-suicide".

Il a depuis engagé un dialogue avec le jeune dirigeant nord-coréen qui tarde cependant à porter ses fruits. Après les sommets de Singapour et Hanoï et une poignée de main chargée en symboles sur la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule coréenne, aucun calendrier de négociation n'a été annoncé.

Autre dossier sur lequel il est attendu: le Venezuela. Depuis que les Etats-Unis, suivis par une cinquantaine de pays, ont reconnu en début d'année l'opposant Juan Guaido comme président par intérim, la situation a peu évolué.

"Les Etats-Unis veulent s'assurer que la question de la transition politique au Venezuela reste une priorité de la communauté internationale", souligne un haut responsable américain.

Si Donald Trump court toujours après une percée diplomatique de taille qui viendrait valider sa "méthode", il n'a rien perdu de son style volontiers provocateur auquel ses interlocuteurs sur la scène internationale se sont peu à peu habitués depuis son arrivée au pouvoir début 2017.

"Je pourrais obtenir le prix Nobel de la paix pour beaucoup de choses s'ils l'attribuaient de manière honnête, mais ce n'est pas le cas", a-t-il affirmé lundi.

Avec AFP

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L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

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COVID-19: premiers résultats prometteurs pour les thérapies à base d'anticorps

Un technicien de laboratoire tient le médicament de traitement de la maladie à coronavirus (COVID-19), le «Remdesivir» dans les locaux d'Eva Pharma au Caire, en Égypte, le 25 juin 2020. REUTERS / Amr Abdallah Dalsh

Deux sociétés américaines, Regeneron et Eli Lilly, ont publié mercredi des résultats différents et plus ou moins concluants sur leurs traitements contre la maladie Covid-19 à base d'anticorps de synthèse, jugés prometteurs pour les patients au début de la maladie.

Regeneron a d'une part affirmé dans un communiqué de presse que des essais sur 524 patients avaient démontré que son cocktail d'anticorps dits monoclonaux, REGN-COV2, avait permis de réduire la charge virale des malades, et le besoin d'attention médicale ou d'hospitalisation, par rapport à des patients ayant reçu un placebo.

C'est ce traitement qu'a reçu le président américain Donald Trump début octobre.

Ces résultats, qui complètent des précédents sur 275 patients, n'ont pas encore été évalués indépendamment par une revue scientifique.

Le groupe Eli Lilly, qui avait publié auparavant par communiqués de presse des résultats intérimaires, a en revanche publié mercredi des résultats de l'essai de phase 2 de son propre traitement aux anticorps (LY-CoV555, aussi appelé bamlanivimab) dans la revue médicale New England Journal of Medicine.

Les données de cet essai-là sont mitigées. Un seul dosage (2.800 mg) a montré une efficacité modeste, chez des patients non hospitalisés ayant des symptômes légers à modérés.

Les deux sociétés sont soutenues par le gouvernement américain.

Regeneron a reçu plusieurs contrats, dont un à 450 millions de dollars, pour aider à fabriquer des doses à grande échelle aux Etats-Unis.

Et le gouvernement a annoncé mercredi l'achat de 300.000 doses du traitement de Lilly, mais sous un autre dosage (700 mg), pour 375 millions de dollars, avec une option à 812,5 millions de dollars pour 650.000 doses supplémentaires.

Les deux ont déposé auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA) des demandes d'autorisation, les traitements n'étant aujourd'hui disponibles que dans le cadre d'essais cliniques ou d'autorisations au cas par cas, comme M. Trump en a bénéficié.

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