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Les établissements scolaires togolais distribuent des masques et réduisent le nombre d'élèves par classe


Des ouvriers à l’œuvre dans l’unité de production de masques, Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)

Avec le déconfinement progressif initié par les autorités togolaises, les élèves des classes d’examen devraient bientôt reprendre le chemin de l’école.

Avec le déconfinement progressif initié par les autorités togolaises, les élèves des classes d’examen devraient bientôt reprendre le chemin de l’école.

Pour aider les élèves et le corps enseignant à respecter les gestes barrières, des masques et du gel détergent sont offerts aux établissements scolaires. Même si les dispositifs de lavage de mains font encore défaut dans les écoles, les responsables se sont engagés à faire respecter la distanciation physique.

Pour une meilleure protection face à la pandémie du coronavirus, tous les élèves et le corps enseignant doivent au moins être munis d’un masque, même si le port de masque n’est pas encore obligatoire au Togo.

Le fait que les acteurs du système éducatif n’en portent pas peut constituer un facteur favorisant la propagation du virus à l’heure de la reprise des cours.

C’est cette idée qui a conduit les responsables du Bloc alternatif togolais pour une innovation républicaine (BATIR) à sillonner quelques établissements scolaires. Ils y apportent des masques en tissu, que le parti produit lui-même, et des détergents liquides.

Remise des masques en tissu entre le SGA de BATIR, Fiacre Atsu (en blanc) et le directeur du collège Jean-Baptiste, Théophile Dika (en chemise imprimé wax), Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Remise des masques en tissu entre le SGA de BATIR, Fiacre Atsu (en blanc) et le directeur du collège Jean-Baptiste, Théophile Dika (en chemise imprimé wax), Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)

"La reprise des cours est imminente, donc nous avons jugé utile de venir en appui au corps enseignant en leur offrant des masques et du détergent pour qu’ils puissent eux même d’abord respecter les gestes barrières en portant les bavettes et en se lavant les mains", a déclaré Fiacre Atsu, secrétaire-général adjoint de BATIR.

"Nous ne pouvons pas protéger les enseignants et laisser les élèves. Donc nous avons pensé venir également en appui à nos frères et sœurs qui sont en classe d’examen et qui vont reprendre les cours", a-t-il ajouté, soulignant que leur souhait est de permettre aux élèves de boucler l’année scolaire en toute quiétude.

Suite à une pénurie des masques dans les premières semaines après le premier cas positif au Togo, BATIR a installé une unité de production où sont sortis quotidienne des masques qui sont gratuitement distribués aux populations.

Près de 200.000 masques sont ainsi distribués. Le directeur du Collège Saint Jean Baptiste de la Salle, agréablement surpris, dit considérer, dans ce contexte, le masque comme un matériel nécessaire pour la reprise.

"Nous sommes en train de nous préparer pour la rentrée et que le matériel cache-nez est venu pour nos élèves. Franchement c’est une réponse à des questions que nous nous posons. Comment allons-nous entreprendre la rentrée ? Eh bien voilà ce que nous avons reçu", a indiqué Théophile Dika, le directeur de ce collège, tout heureux. Il a saisi l’occasion pour lancer un appel pour que les élèves, qui sont l’avenir du pays, soient au cœur des priorités de l’état.

Au niveau de chaque établissement scolaire, des dispositions sont prises pour faire respecter les gestes barrières, notamment la distanciation physique.

Joseph Kodjo Assafo, Directeur du CEG Cacavéli, à Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Joseph Kodjo Assafo, Directeur du CEG Cacavéli, à Lomé, le 4 juin 2020. (VOA/Kayi Lawson)


"Nous sommes en train de préparer la rentrée pour que tout se passe dans le respect des mesures barrières. On a déjà fait la répartition des élèves par classe. Au lieu de 4 classes de 3e qu’on avait, on a actuellement 11 classes de 3e. Et donc, nous avons mis environ 30 élèves par classe afin qu’il y ait la distanciation d’un mètre d’un élève à un autre", a expliqué Joseph Kodjo Assafo, directeur du CEG Cacavéli à Lomé.

Afin de permettre aux élèves de préparer dans de meilleures conditions l’examen du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), des mesures supplémentaires sont envisagées. "Nous allons devoir faire recours à tous les professeurs de l’établissement, qu’ils interviennent en 3e ou pas, pour que les 11 classes puissent suivre correctement les cours", a annoncé M. Assafo.

Dans les établissements scolaires visités, les responsables déplorent l’absence de dispositif de lavage de mains. Le souhait est de rendre systématique le lavage des mains.

"Il faudrait que devant chaque classe il y ait un dispositif de lavage à mains, si possible. Pour que chaque élève avant d’intégrer la classer qu’il puisse se laver les mains", a laissé entendre le directeur du collège d’enseignement général de Cacavéli.

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