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The Hunger Games doit pousser les jeunes à lutter pour un avenir meilleur

Liam Hemsworth, Jennifer Lawrence, et Josh Hutcherson lors de la sortie de “The Hunger Games: Catching Fire” le 18 novembre 2013 a Los Angeles. Source : AP

"Hunger Games - La Révolte, Partie 2", adaptation des romans de Suzanne Collins raconte les aventures de Katniss Everdeen, jeune femme survivante d'un jeu télévisé cruel et meurtrier devenue emblème d'une révolution contre un pouvoir despotique.

"L'objectif de ceci, de Suzanne Collins, le mien, et en réalité de chaque personne impliquée dans ce projet, est d'en faire un catalyseur pour les jeunes du monde entier, qu'ils y voient leur destin tragique et la possibilité d'un avenir convenable", a expliqué lors d'une conférence de presse à Berlin l'acteur canadien Donald Sutherland qui tient le rôle du machiavélique Président Snow.

Son personnage est à la tête de l'Etat totalitaire que combat l'héroïne du film incarnée par l'actrice américaine de 25 ans Jennifer Lawrence. La jeune femme, qui a remporté l'Oscar de la meilleure actrice en 2013 pour "Silver Linings Playbook", a quant à elle expliqué avoir été inspirée par son personnage.

"Elle est gentille, elle est sans pitié, elle est indépendante d'esprit. Elle est forte mais clémente. J'aimerais avoir une part de son courage et de sa prévenance", a déclaré la jeune femme, actrice la mieux payée d'Hollywood d'après le magazine Forbes.

Julianne Moore, qui tient le rôle de la présidente Alma Coin, a de son côté profité de son passage dans la capitale allemande pour se remémorer ses souvenirs d'enfance. "Quand je suis arrivée sur le tournage, je n'arrêtais pas de prendre des photos et de les envoyer à mon père, qui atterrissait à Tempelhof (ancien aéroport berlinois symbole de la Guerre froide, ndlr) quand il était stationné à Francfort. Il était intéressant d'être dans un endroit si historique et de tourner quelque chose", a expliqué l'actrice.

"J'aime Berlin. J'ai été au collège à Francfort, c'était alors évidemment une autre Allemagne. C'était avant la chute du mur. C'était donc vraiment amusant de voir la ville qui est un tel centre culturel et qui est tellement vivante", a-t-elle dit.

Liam Hemsworth, qui incarne à l'écran Gale Hawthorne, le ténébreux meilleur ami de l'héroïne, a souligné le caractère dangereux des scènes d'action du film. "Une caméra de suivi venait sur nous", a-t-il raconté, avec un opérateur "très costaud et assez effrayant" qui "poussait cette chose extrêmement rapidement vers nous, alors que nous courions très vite". Depuis "je fais des cauchemars dans lesquels quelqu'un, l'un de nous, tombe devant elle (...) parce que c'est comme un train qui vient vers vous", a-t-il raconté.

"Et si vous tombez devant, il est très probable que vous mourriez. C'était une prise particulièrement dangereuse", a-t-il ajouté en riant, "je ne pense pas que les gens réalisent à quel point c'était dangereux".

Le premier épisode de cette saga futuriste et apocalyptique était sorti en 2012 sur les écrans.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

Aides à Boeing: feu vert des membres de l'OMC aux sanctions européennes contre les Etats-Unis

Avion Boeing

Les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont donné lundi, à leur tour, leur autorisation à l'Union européenne d'imposer des sanctions douanières contre Washington, en représailles aux aides accordées à Boeing.

Dans ce dossier, l'arbitre de l'OMC avait autorisé, le 13 octobre, Bruxelles à imposer des sanctions sur un montant maximum de près de 4 milliards de dollars de biens américains importés chaque année, mais cette décision devait être approuvée par les membres de l'organisation à l'occasion d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD).

La sanction a été officiellement validée lundi lors d'une réunion à Genève, selon un responsable de l'OMC.

"Les membres de l'OMC ont approuvé la demande d'autorisation de l'Union européenne d'imposer des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis" dans le cadre du dossier des aides à Boeing, a-t-il indiqué.

"Notre préférence va à un règlement négocié avec les États-Unis. À cette fin, nous continuons à collaborer étroitement avec nos homologues américains et je suis en contact régulier avec le représentant américain au commerce, Robert E. Lighthizer", a commenté le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.

"En l'absence d'un résultat négocié, l'UE sera prête à prendre des mesures conformément à la décision de l'OMC", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dans la perspective des sanctions, l'Europe a déjà dressé une longue liste de produits qui pourraient être taxés.

Pourraient ainsi être visés les avions de ligne produits aux Etats-Unis, les tracteurs, mais aussi la patate douce, les arachides, le jus d'orange congelé, le tabac, le ketchup ou encore le saumon du Pacifique, selon une liste actualisée obtenue par l'AFP.

L'avionneur européen Airbus et son concurrent américain, et à travers eux Bruxelles et Washington, s'affrontent depuis octobre 2004 devant l'OMC, juge de paix du commerce mondial. En cause: les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales de part et d'autre.

La décision au profit de l'UE vient en miroir de l'autorisation accordée l'an passée aux Etats-Unis d'imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars de biens et services européens importés chaque année, la sanction la plus lourde jamais imposée par l'OMC.

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