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Terrorisme: les pays européens pour des contrôles systématiques aux frontières extérieures de l'UE

Les leaders de l'UE observent une minute de silence, Sommet du G-20, Turquie, 16 novembre 2015.

Les pays européens, France en tête, demandent une révision rapide des règles de l'espace Schengen, pour que les contrôles systématiques aux frontières extérieures de l'UE puissent désormais aussi concerner les citoyens européens, selon un document qui doit être adopté vendredi à Bruxelles, consulté par l'AFP.

Cette mesure est l'une des principales sur lesquelles doivent s'entendre les ministres de l'Intérieur des Etats membres, lors d'une réunion extraordinaire du Conseil de l'UE convoquée d'urgence à la demande de la France après les attentats de Paris.

Sous la pression de Paris, ils vont aussi pousser pour une adoption plus rapide d'un PNR européen (fichier des données des passagers aériens, ndlr) et une intensification des échanges d'informations entre pays pour mieux lutter contre le terrorisme.

Ce n'est pas la première fois que le Conseil demande de pouvoir étendre aux citoyens de l'UE la possibilité de contrôles systématiques à leur entrée dans l'espace Schengen, mais les Etats membres estiment que la Commission européenne doit désormais accélérer le pas sur ce sujet ultra-sensible.

Le Conseil de l'UE devrait ainsi inviter l'exécutif européen "à présenter une proposition pour une révision ciblée de l'article 7 du Code Schengen", lequel réserve aujourd'hui les contrôles systématiques aux frontières extérieures aux ressortissants d'Etats tiers, selon le projet de conclusions qui sera soumis vendredi aux ministres.

Sans attendre, les Etats membres devraient convenir vendredi de "mettre en place immédiatement" des contrôles systématiques aux frontières extérieures, y compris sur des citoyens européens, comme ils l'avaient déjà fait après les attentats de janvier à Paris contre Charlie Hebdo et un supermarché cacher.

"Cela n'a pas véritablement été mis en oeuvre, donc le Conseil va insister. Mais il s'agit de contrôles sur des passagers ou des vols répondant à certains critères", a expliqué à l'AFP une source européenne. "Pour que les contrôles sur les citoyens de l'UE puissent devenir vraiment systématiques, comme le demande la France, il faut réviser le Code Schengen", a-t-elle ajouté.

Les contrôles en question sont ceux qui vont au-delà de la simple vérification de l'identité, déjà possible pour tous les voyageurs. Il s'agit de vérifications approfondies pouvant inclure la consultation des bases de données comme le système d'information Schengen (SIS).

"Le Code Schengen fournit déjà tous les outils pour des contrôles efficaces aux frontières extérieures", a estimé mercredi le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos. "Mais nous sommes ouverts à la discussion sur toutes les propositions françaises", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'exécutif européen.

Les Etats membres vont également souligner vendredi "l'urgence et la priorité de finaliser un ambitieux PNR, avant la fin de 2015, qui devrait inclure les vols internes dans son champ", selon le projet de conclusions consulté par l'AFP.

Cette demande apparaît comme un message adressé au Parlement européen, dont les réticences ont freiné ces dernières années la mise en place de ce fichier, décrit comme un instrument de lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Soucieux de défendre les libertés privées, de nombreux députés demandent notamment des garanties sur la protection et le traitement des données ainsi collectées et veulent limiter le champ du fichier.

Avec AFP

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L'Union Européenne appelle à durcir les mesures de contrôle anti-Covid

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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