Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

update

Manifestation contre la France au Tchad: cinq cadres de l'opposition incarcérés

Des manifestants portent des pancartes indiquant "Non à la France" alors qu'ils participent à une manifestation anti-française à N'Djamena le 14 mai 2022.

Cinq cadres de l'opposition ont été inculpés et incarcérés lundi au Tchad notamment pour trouble à l'ordre public au cours d'une manifestation samedi contre la France, accusée de soutenir la junte militaire, a annoncé le parquet de N'Djamena à l'AFP.

Lorsque le président Idriss Déby Itno fut tué il y a plus d'un an au front contre des rebelles, son fils le général Mahamat Idriss Déby Itno avait repris les rênes du pays à la tête d'un groupe de 15 généraux, aussitôt adoubé par la communauté internationale, Paris en tête, quand d'autres officiers putschistes subissaient ses foudres et ses sanctions ailleurs en Afrique.

Sept stations d'essence du groupe pétrolier français Total ont été vandalisées et 12 policiers blessés samedi lors d'une manifestation anti-français de centaines de personnes à N'Djamena, selon un responsable de la police qui a requis l'anonymat.

Cinq responsables de la principale coalition de l'opposition, Wakit Tamma, qui avait organisé la marche, ont été arrêtés dans la foulée.

Gounoung Vaima Gan-Fare, secrétaire général de l'Union des Syndicats du Tchad, Youssouf Korom Ahmat, secrétaire général du Syndicat des commerçants fournisseurs tchadiens, Massar Hissene Massar, président du Rassemblement des Cadres de la société civile, Koudé Mbainassem, président de l'Association pour la Liberté d'expression et Allamine Adoudou Khatir, ancien ambassadeur, "ont été inculpés d'attroupement ayant causé des troubles à l'ordre public, atteinte à l'intégrité corporelle de personnes, incendie et destruction de biens, mis sous mandat de dépôt et incarcérés à la maison d'arrêt de Klessoum" dans la capitale, a déclaré lundi soir à l'AFP Moussa Wade Djibrine, procureur de la République près le tribunal de grande instance de N'Djamena.

Wakit Tamma considère qu'ils ont été arrêtés à tort pour des "actes de vandalisme" commis par d'autres en marge ou après sa manifestation et exige leur libération immédiate. Plusieurs partis d'opposition et des mouvements rebelles exigent aussi leur élargissement.

"Ce qui s'est passé hier est extrêmement grave (...), les gens vont répondre de leurs actes", avait averti dimanche soir le ministre de la Communication Abderamane Koulamallah. "Il est temps que cela cesse. Il est temps que cessent également les allégations mensongères et sans aucun fondement qui circulent sur le redéploiement des forces françaises à l'intérieur du pays", a déclaré lundi dans une réunion sur la sécurité le général Mahamat Déby, autoproclamé président de transition.

La junte avait dissous le Parlement, limogé le gouvernement et abrogé la Constitution à l'annonce, le 20 avril 2021, de la mort d'Idriss Déby, qui avait régné d'une main de fer pendant 30 ans sur un pays théâtre de multiples rébellions. Mais elle avait promis aussitôt des "élections libres et démocratiques" dans les 18 mois, au terme d'un Dialogue de réconciliation nationale.

Depuis, ce forum qui doit réunir toutes les oppositions politiques et armées selon le chef de l'Etat, n'a pas pu démarrer, les groupes armés ne parvenant pas à s'entendre avec la junte dans un "pré-dialogue" à Doha et l'opposition politique s'étant retirée de son organisation.

Toutes les actualités

Affrontements entre éleveurs et agriculteurs tchadiens, 13 morts

Les violences entre communautés sont fréquentes dans le centre et le sud du Tchad.

Treize personnes ont été tuées au Tchad dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs, à 700 kilomètres à l'est de la capitale N'Djamena, en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés, a déclaré mercredi à l'AFP le gouverneur de la région.

Les violences entre communautés sont fréquentes dans le centre et le sud du Tchad, où nombre d'habitants sont armés. Ils opposent principalement éleveurs nomades arabes aux cultivateurs autochtones sédentaires qui accusent les premiers notamment de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

"Un enfant a volé la houe d'un cultivateur et une altercation a ensuite éclaté mardi vers 13H00 entre des cultivateurs et des éleveurs" à Djongol, dans le centre du Tchad, a assuré Sogour Mahamat Galma, gouverneur de la province du Guera, précisant que le "conflit s'est alors généralisé avec l'utilisation d'armes à feu".

Accord de Doha: "dernière chance pour le Tchad"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

"On dénombre pour l'instant 13 morts et 20 blessés, la tension est encore perceptible entre les communautés", a déclaré M. Mahamat Galma.

En août 2021, 22 personnes avaient été tuées dans des affrontements inter-communautaires à 200 km à l'est de la capitale tchadienne. En février 2021, 35 personnes avaient péri dans le sud du pays.

Accord de Doha: "dernière chance pour le Tchad"

Accord de Doha: "dernière chance pour le Tchad"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

Doha: deux groupes rebelles tchadiens manquent à l'appel

Doha: deux groupes rebelles tchadiens manquent à l'appel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Au Tchad, le chef du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby Itno et une quarantaine de factions rebelles ont signé au Qatar un accord sur l'ouverture d'un dialogue national inclusif le 20 août à N’Djamena. Mais deux des principaux groupes rebelles ont refusé de parapher le texte.

Signature d'un accord tchadien sans deux groupes rebelles

Signature d'un accord tchadien sans deux groupes rebelles
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Dialogue entre Tchadiens: l'État unitaire en question

Dialogue entre Tchadiens: l'État unitaire en question
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:55 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG