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Syrie: derniers efforts de l'ONU pour la mise en place d'un comité constitutionnel


Staffan de Mistura, à Genève, en Suisse, le 4 septembre 2018.

L'émissaire onusien pour la Syrie a averti lundi qu'il était prêt à jeter l'éponge dans la mise sur pied d'un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, si un accord n'était pas trouvé d'ici la fin décembre.

Depuis janvier, le médiateur, Staffan de Mistura, qui doit quitter ses fonctions fin novembre, travaille sur la composition du Comité qui doit comprendre selon son plan 150 personnes: 50 choisies par le régime, 50 par l'opposition et 50 par l'ONU pour inclure dans la réflexion des représentants de la société civile et des experts.

Le gouvernement syrien s'oppose à ce que des leaders religieux, des représentants de groupes féministes ou des experts indépendants puissent faire partie de ce comité.

Celui-ci serait chargé de plancher sur une loi fondamentale permettant de mener à des élections, afin de tourner la page de sept années d'une guerre dévastatrice.

"Nous sommes dans les derniers jours des tentatives de mise en place du comité constitutionnel", a déclaré Staffan de Mistura lors d'une réunion du conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la Syrie.

"Il se pourrait que nous devions conclure qu'(il) n'est peut-être pas possible de former un comité constitutionnel, crédible et inclusif, à ce stade", a-t-il dit par vidéoconférence depuis Genève.

"Dans ce cas malheureux, je serai tout à fait prêt à expliquer au Conseil de sécurité pourquoi", a-t-il averti.

Les Nations unies espèrent toutefois toujours pouvoir envoyer les invitations aux membres du comité d'ici la mi-décembre, et convenir d'une première réunion avant le 31 décembre, a dit l'émissaire, qui doit par la suite être remplacé par le diplomate norvégien Geir Pedersen.

Les dirigeants de la Russie, de la Turquie, de l'Allemagne et de la France ont appelé à ce que le comité soit formé avant la fin de l'année.

Des pourparlers sur la Syrie réuniront les 28 et 29 novembre dans la capitale du Kazakhstan, Astana, des émissaires de l'Iran, de la Russie -alliés de Damas- et de la Turquie, qui soutient des groupes rebelles.

Le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011, se complexifiant au fil des ans avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Avec AFP

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