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Soudan du Sud: Kiir s'engage à débloquer les sommes promises pour l'accord de paix


Le président sud-soudanais Salva Kiir s'est engagé à débloquer les sommes d'argent promises par le gouvernement pour la mise en œuvre d'un accord de paix, un jour après qu'un délai de 100 jours a été accordé aux belligérants de ce pays en guerre pour former un gouvernement d'union nationale.

Une des principales provisions de l'accord de paix signé en septembre 2018 par M. Kiir et le chef rebelle Riek Machar prévoit le cantonnement des forces armées des deux camps en vue de la formation d'une armée unifiée, un processus qui a pris énormément de retard principalement en raison d'un manque de financement.

Plusieurs sources indiquent à cet égard que les camps prévus à cet effet ne disposent pas d'assez de nourriture, et estiment que le budget débloqué jusqu'à présent par le gouvernement est minime.

"Je veux vous assurer que nous allons lever la part restante des 100 millions de dollars que le gouvernement a promis", a assuré vendredi Salva Kiir dans un discours à la nation.

Jeudi, les parrains historiques de l'indépendance du Soudan du Sud (Etats-Unis, Royaume-Uni et Norvège) avaient réclamé le déblocage "immédiat" des fonds promis par le gouvernement pour la mise en œuvre de l'accord de paix.

Depuis la signature de cet accord en septembre 2018, les combats ont fortement baissé au Soudan du Sud, mais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar ne parviennent pas à concrétiser certaines dispositions cruciales de l'accord, dont la création d'une armée unifiée, mais aussi le tracé des frontières des Etats régionaux au sein du pays.

Dans ce contexte, la formation d'un gouvernement d'union nationale, initialement prévue en mai, a été reportée une première fois au 12 novembre. Un nouveau délai de 100 jours a été accordé jeudi aux deux rivaux, lors d'une réunion en Ouganda rassemblant les partenaires régionaux (Kenya, Ouganda et Soudan, notamment).

"Cette extension de 100 jours est supportable, si c'est ce qui nous empêche de faire replonger le Soudan du Sud dans la guerre", a soutenu M. Kiir, qui avait précédemment menacé de former le gouvernement sans Riek Machar dès le 12 novembre. "J'appelle l'armée et les autres forces organisées à maintenir la paix".

Certains observateurs avaient mis en garde contre le danger d'un retour aux combats à grande échelle si MM. Kiir et Machar étaient forcés à former un gouvernement sans que les questions les plus épineuses aient été résolues.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, alors son vice-président, membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'Etat. Le conflit a fait plus de 380.000 morts.

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