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Soldats tchadiens "exécutés": la Centrafrique parle "d'échanges de tirs" et propose une enquête


De gauche à droite, les présidents Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Deby du Tchad, Theodoro Obiang Nguema de la Guinée équatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo, Paul Biya du Cameroun, François Bozize de la Centrafrique et le président de la Communauté

La Centrafrique a simplement évoqué lundi "des échanges de tirs" et des "morts des deux côtés" après que son armée eut été accusée par N'Djamena d'avoir tué six de ses soldats, dont cinq "enlevés et exécutés" après une attaque en territoire tchadien.

Dans un communiqué, le gouvernement centrafricain "déplore les pertes en vies humaines et les blessés au sein des armées tchadienne et centrafricaine", et accuse les rebelles centrafricains que ses soldats "poursuivaient" d'en être responsables. En outre, il "réaffirme" sa volonté de raffermir les relations "entre les deux peuples frères" et propose au Tchad "une mission d'enquête conjointe" sur ces heurts.

Bangui ne nie à aucun moment explicitement avoir pénétré en territoire tchadien, se bornant à situer les affrontements "à la frontière centrafricano-tchadienne" et n'évoque à aucun moment une quelconque "exécution", ni pour l'admettre ni pour la nier, dans un communiqué du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui.

Dimanche matin, selon N'Djamena, des militaires centrafricains ont "attaqué" un poste militaire en territoire tchadien, tué un soldat sur place, enlevé cinq autres qu'ils ont "exécutés" en Centrafrique.

Des sources onusiennes en Centrafrique et sécuritaires au Tchad ont affirmé que des militaires centrafricains et des paramilitaires russes d'un côté, des rebelles centrafricains et des soldats tchadiens de l'autre s'étaient affrontés dans un village côté tchadien.

Bangui accuse régulièrement le Tchad de soutenir des groupes armés et rebelles centrafricains.

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