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Six morts dans la capitale à cause des pluies diluviennes en Haïti

Manifestations dans Port-au-Prince, Haïti, 12 février 2016

Six personnes sont mortes durant le week-end dernier suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, indique le ministère haïtien de l'Intérieur

Quatre membres d'une même famille, un adulte de 41 ans et trois enfants de deux, six et huit ans, ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche, dans l'effondrement de leur maisonnette dans un quartier proche du centre-ville de la capitale haïtienne.

Sur les hauteurs, dans la commune de Delmas, les fortes pluies ont provoqué l'effondrement d'un pan de mur, tuant un homme de 36 ans et une fillette de sept ans dans une maison en contre-bas, précise le communiqué.

Causées par le passage d'une dépression sur Haïti, les intempéries ont également provoqué d'importantes inondations dans les zones de plaine du département de l'ouest.

La première estimation de la protection civile haïtienne fait état de 4.612 maisons envahies par les alluvions et autres déchets emportés par les eaux sur les communes de Port-au-Prince, Cité Soleil et de Cabaret, située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale.

Le cruel manque d'infrastructures permettant l'évacuation des eaux de pluies entraîne régulièrement d'importants dégâts matériels dans la capitale haïtienne.

L'inexistence d'un système efficace de ramassage des ordures aggrave également la vulnérabilité des familles les plus pauvres qui construisent, sans permis, des habitations précaires à proximité de ravines obstruées d'ordures.

Les conditions météorologiques ne devant pas s'améliorer avant mercredi, les autorités appellent la population à la prudence.

Dans son communiqué, le ministère de l'Intérieur demande "d'anticiper et d'identifier les risques potentiels dans leur environnement immédiat et de prendre les mesures qui s'imposent ou d'avertir au plus vite les autorités, afin de sauver de précieuses vies."

En février, la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien, a été inondée à deux reprises. Une personne était morte et au moins 9.600 maisons des quartiers les plus pauvres de la commune avaient été envahies par les eaux.

Chaque année, de juin à novembre, Haïti est touchée par des cyclones mais, à cause de l'absence totale de planification urbaine dans le pays, les fortes averses enregistrées lors de la première saison des pluies, d'avril à juin, suffisent à menacer la vie des citoyens les plus défavorisés.

Avec AFP

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Le coronavirus se propage à travers le monde, les Etats-Unis se tiennent prêts

Le président Donald Trump a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis. Photo REUTERS/Carlos Barria 26 février 2020.

Le président Donald Trump a insisté sur le fait qu'une large propagation du nouveau coronavirus aux Etats-Unis n'était pas inévitable, alors que le virus se propage à travers le monde et que l'Arabie saoudite a suspendu l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à la Mecque.

"Il y a une chance que ça s'empire, une chance que ça s'empire de façon significative", a averti le locataire de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse mercredi soir.

"Mais rien n'est inévitable", a ajouté M. Trump qui a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis.

Même s'ils sont relativement épargnés jusqu'ici avec 15 cas détectés, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l'épidémie à "une échelle beaucoup plus grande", a averti M. Trump, ajoutant qu'il déciderait "en temps voulu" de nouvelles restrictions depuis et vers les zones infectées.

De son côté, l'Arabie saoudite a suspendu "temporairement" l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque, dans le but de prévenir l'arrivée de l'épidémie de Covid-19.

Le nouveau coronavirus a débarqué plus au sud, en Amérique latine, qui n'avait pas encore été touchée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du Premier ministre, Zafar Mirza.

En Europe, Autriche, Suisse, Norvège, Roumaine, Croatie, Macédoine du Nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine où le nombre de décès quotidiens continue de diminuer: les autorités ont annoncé jeudi 29 nouveaux décès en 24 heures, le nombre le plus bas depuis près d'un mois.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des statistiques communiquées mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

- L'Italie en première ligne -

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus. Ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement, et à conseiller à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du Nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

"Nous avons fermé notre salle de sports et la cantine, les gens ne peuvent pas manger face à face. Les déplacements des employés sont aussi interdits, sauf autorisation expresse de la direction, ce qui a conduit à développer la vidéo-conférence", a expliqué à l'AFP le PDG d'une entreprise lombarde de robinetterie, Aldo Bonomi.

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises. "Le problème, c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du Nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay.

Autre effet collatéral de l'épidémie, le match de rugby du Tournoi des six nations entre l'Irlande et l'Italie, prévu le 7 mars à Dublin, a été reporté sine die en raison des risques de contagion.

- L'Afrique aussi -

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

En Corée du Sud, le nombre de contaminations a encore bondi et frôle les 1.600 cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'y élève à 1.595 personnes touchées après l'annonce de 334 nouveaux cas jeudi, dont un soldat américain. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont d'ailleurs reporté des exercices militaires conjoints.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

L'ONG Reporters sans frontières a reproché à l'Iran "de refuser de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et d'empêcher les journalistes de faire leur travail". Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

Poutine défend la police russe accusée de violence

Le président Vladimir Poutine, au cours d'un rassemblement au stade Luzhniki, à Moscou, le 3 mars 2018.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement défendu mercredi les forces de l'ordre, accusées d'avoir abusé de la force pour disperser les récentes manifestations de l'opposition

"C'est leur devoir. Personne ne brandit une matraque juste comme ça. Si les gens se comportent en respectant les règles, les procédures et les lois, qui brandira une matraque?", a déclaré le président russe dans une interview à l'agence de presse publique Tass.

De nombreux militants politiques se sont insurgés contre une réaction policière jugée excessive durant les manifestations d'opposition de l'été dernier à Moscou, les plus importantes qu'a connues la Russie depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

Les critiques visaient particulièrement la Garde nationale, une force créée en 2016 relevant directement de l'autorité du président.

Plusieurs manifestants ont en revanche été condamnés à de lourdes peines de prison pour violence après avoir été arrêtés durant les manifestations non autorisées, pourtant largement pacifiques. M. Poutine a là aussi défendu ces condamnations.

"Aujourd'hui, on jette une bouteille d'eau (contre les policiers), demain une chaise et après on va saccager les voitures. C'est inadmissible!", a-t-il assuré lors de cet entretien.

Le président russe a également justifié la lourde peine infligée au blogueur Vladislav Sinitsa, condamné à cinq ans de prison pour un message sur Twitter où il appelait à des violences contre les enfants des policiers.

"Cela peut déstabiliser brutalement la situation dans le pays, on ne peut pas plaisanter avec ça!", a-t-il assuré.

Le chef de l'État a toutefois salué la mobilisation publique ayant permis la libération du journaliste Ivan Golounov, arrêté en juin dernier pour trafic de drogue, des charges qui se sont avérées avoir été inventées de toute pièce.

En janvier, la justice russe a annoncé l'arrestation de cinq ex-policiers qui avaient interpellé ce journaliste du site internet Meduza, réputé pour ses enquêtes sur la corruption.

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