Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Sissi inaugure le grand champ gazier de Zohr

Le président Sissi à la télévision lors de l'inauguration, en Egypte, le 31 janvier 2018.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a inauguré mercredi le grand champ gazier de Zohr, en mer Méditerranée, censé renforcer l'indépendance énergétique du pays le plus peuplé du monde arabe.

M. Sissi a souligné l'importance de ce projet pour l'économie égyptienne, évoquant la baisse des réserves en devises de la Banque centrale en raison de l'importation de produits pétroliers.

"Nous achetons pour environ 1,2 milliard de dollars de produits pétroliers par mois" (environ 960 M EUR), a-t-il rappelé durant la cérémonie d'ouverture mercredi près de la ville côtière de Port-Saïd (nord), retransmise en direct à la télévision égyptienne.

La production sur le champ gazier de Zohr, découvert en août 2015 par le géant italien de l'énergie ENI, a débuté en décembre au rythme de plus de 106 millions de mètres cubes par jour.

Fin 2019, la production pourra atteindre environ 822 millions de mètres cubes par jour, selon les autorités.

"Si Dieu le veut, d'ici à la fin de l'année, nous aurons atteint l'autosuffisance", a dit le ministre du Pétrole Tarek al-Molla lors d'une présentation en présence de M. Sissi et du directeur général d'ENI Claudio Descalzi.

Selon le ministre, ce champ va permettre à l'Egypte de cesser d'importer du gaz naturel liquéfié et d'économiser 230 millions de dollars (environ 185 M d'euros) par mois.

Zohr, présenté comme le plus grand champ gazier de Méditerranée, possède des réserves de l'ordre de 850 milliards de mètres cubes de gaz et occupe une surface de 100 km2, à environ 200 km de la côte égyptienne.

Le champ de Zohr représente une aubaine dans un pays de près de 100 millions d'habitants, en proie à d'importantes difficultés économiques et obligé d'acheter de l'essence pour satisfaire ses besoins croissants.

Le président Sissi compte sur la production de ce gisement pour appuyer son programme de réformes économiques, dont la baisse des subventions étatiques sur les hydrocarbures.

Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d'exploitation gazière active, notamment après la découverte de gisements au large d'Israël et de Chypre.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Voir plus

XS
SM
MD
LG