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Séoul et Washington lancent leurs manœuvres, Pyongyang menace

Des soldats de l'armée sud-coréenne à bord de chars K-1 au cours d'un exercice militaire annuel à Paju, Corée du Sud, près de la frontière avec la Corée du Nord, le 22 août 2016.

Des dizaines de milliers de militaires sud-coréens et américains ont entamé lundi des manœuvres simulant une attaque nord-coréenne, auxquelles Pyongyang a répliqué par des menaces de frappe nucléaire préventive.

Les manœuvres annuelles Ulchi Freedom sont essentiellement sur deux semaines une simulation sur ordinateur, mais elles mobilisent tout de même 50.000 Sud-Coréens et 25.000 Américains.

Tous les ans, elles provoquent une montée de tension sur la péninsule. Cette année, elles interviennent dans une période déjà très crispée.

Après plusieurs mois de tirs nord-coréens de missiles, consécutifs au quatrième essai nucléaire de Pyongyang en janvier, certains experts considèrent que les relations inter-coréennes n'ont plus été aussi tendues depuis les années 1970.

La nervosité a encore été renforcée par une récente vague de défections au Nord, la plus emblématique étant celle du numéro deux de l'ambassade de Corée du Nord en Grande-Bretagne.

Lundi, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a mis en garde contre le risque de riposte nord-coréenne après ces défections.

"Il est tout à fait possible que la Corée du Nord commette des attentats et des provocations (...) pour empêcher toute agitation intérieure, dissuader toute autre défection et semer le désordre dans notre société", a déclaré Mme Park lors d'une réunion de son cabinet.

Dimanche, un responsable du ministère sud-coréen de l'Unification avait avancé que Pyongyang pourrait chercher à assassiner en Corée du Sud des transfuges ou des militants qui lui sont hostiles.

- 'Tas de cendres' -

Mme Park a affirmé que l'armée sud-coréenne était en état d'alerte et "riposterait vigoureusement" à toute action hostile.

Les manœuvres Ulchi Freedom jouent un scénario complet d'invasion nord-coréenne.

Washington comme Séoul affirment que leur objectif est purement défensif. Mais Pyongyang les considère comme une provocation.

La Chine, principale alliée de la Corée du Nord, a exprimé son opposition aux manœuvres, affirmant selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle qu'elles rendraient Pyongyang "plus agressif" dans une période déjà sensible.

Dans un communiqué, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères les a qualifiées d'"acte criminel impardonnable", qui pourrait précipiter la péninsule "au bord de la guerre".

L'Armée populaire coréenne (KPA) s'est dite "complètement prête à lancer des frappes préventives de représailles contre toutes les forces offensives ennemies impliquées".

La moindre violation de la souveraineté territoriale nord-coréenne pendant ces manœuvres ferait que la source de cette provocation serait transformée en "un tas de cendres par une frappe préventive nucléaire à la coréenne", ajoute un porte-parole de la KPA.

Le ministère sud-coréen de l'Unification a déploré le ton agressif du communiqué, enjoignant le Nord à "se garder de toute provocation".

Pyongyang est coutumier de ce type de menace, mais les experts considèrent que le risque d'une bavure ou d'un incident involontaire -qui pourrait avoir des conséquences militaires dramatiques- est plus élevé du fait de la fermeture ces derniers mois de tous les canaux de communication inter-coréenne.

Pyongyang a coupé en début d'année les deux lignes qui existaient avec le Sud, qui étaient dédiées à l'armée et au gouvernement.

En juillet, la Corée du Nord a fermé son dernier canal direct de communication avec Washington en cessant tous ses contacts avec le gouvernement américain via la mission nord-coréenne à l'ONU.

La réponse internationale à l'essai nucléaire de janvier a illustré l'isolement diplomatique de la Corée du Nord, qui a essuyé une nouvelle série de sanctions soutenues notamment par la Chine, principal soutien de Pyongyang.

La Corée du Nord ne s'est nullement laissée impressionner par ces sanctions, dont l'impact économique est réel. Et certains craignent une démonstration de force nord-coréenne après la série de défections.

Celle du diplomate en poste à Londres, Thae Yong-Ho, a constitué un grave revers pour Pyongyang et une des plus grosses "prises" de la Corée du Sud.

De l'avis de beaucoup d'experts, Thae Yong-Ho appartenait à "la crème de la crème" de la diplomatie nord-coréenne et il devrait être une source d'information de premier choix sur l'actuelle direction nord-coréenne.

L'agence officielle nord-coréenne KCNA l'a présenté lundi comme une "pourriture humaine", un "criminel" qui a détourné de l'argent, violé un mineur et espionné pour le compte de Séoul.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

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