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Ouverture de la campagne des législatives au Sénégal

Le président Abdoulaye Wade le 22 février 2012.

La campagne électorale pour les élections législatives du 30 juillet s'est ouverte dimanche au Sénégal, un scrutin marqué par une pléthore de listes dont celles dirigées par l'ex-président Abdoulaye Wade et le maire de Dakar Khalifa Sall, en prison pour détournement de fonds présumé.

La campagne va durer jusqu'au 28 juillet, selon la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin qui verra la participation d'un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012.

L'ex-président Wade (2000-2012) va, à 91 ans, conduire une liste de l'opposition. En séjour depuis plusieurs mois en France, il est attendu à Dakar lundi après-midi, selon le Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation dont il est toujours le chef.

"Je ferais campagne mais pas de la même manière que quand j'étais jeune", a affirmé vendredi Abdoulaye Wade, sur une télévision privée locale.

Une autre liste de l'opposition sera menée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement présumé de fonds publics.

Les avocats de Khalifa Sall ont saisi la justice pour demander que lui soit notamment accordée une liberté provisoire pour lui permettre de faire campagne, une affaire pendante devant les juridictions.

Le maire de Dakar doit répondre de dépenses "non justifiées" de plus de 2,7 millions d'euros prélevés sur plusieurs années, selon la justice, dans les caisses de sa mairie, ce qu'il nie.

Khalifa Sall est considéré comme un probable candidat à l'élection présidentielle de 2019 contre le chef de l'Etat Macky Sall, au pouvoir depuis 2012.

Ses partisans dénoncent son emprisonnement comme une tentative pour éliminer un adversaire politique, une accusation rejetée par le pouvoir.

Un enjeu des législatives du 30 juillet est, pour le camp du pouvoir, de tester sa représentativité en vue de la présidentielle de 2019, en faisant valoir les réalisations du président Sall dans les domaines économique, social et des infrastructures notamment, selon des observateurs.

L'opposition, qui a échoué à s'unir pour présenter une liste formée de ses principaux chefs, veut gagner ces législatives pour "imposer une cohabitation" au président Sall, selon ses responsables.

Pour réduire le temps de vote à cause du nombre élevé de listes, l'Assemblée nationale a adopté jeudi une modification de la disposition imposant à chaque électeur de prendre la totalité des bulletins de vote, avant de se rendre à l'isoloir pour choisir celui qu'il déposera dans l'urne.

Le nouveau texte permet à l'électeur de prendre au minimum cinq bulletins de vote.

Le scrutin du 30 juillet vise à renouveler l'Assemblée nationale, dont le nombre de sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 et créant 15 députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

Avec AFP

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Une femme à la tête de l’Assemblée nationale en RDC

Jeanine Mabunda, élue présidente de l'Assemblée nationale, à Kinshasa, RDC, le 24 avril 2019. (Facebook/Paulette Kimuntu)

Jeanine Mabunda, députée du parti de l’ancien président Joseph Kabila, a été élue présidente de l’Assemblée nationale. L’opposition réunie dans la coalition Lamuka a boycoté ce vote, contestant la répartition des postes au sein du bureau. le poste du rapporteur lui est attribué.

Mme Mabunda a occupé plusieurs comme ministre, fonctionnaire de la Banque centrale et conseillère de l’ancien président Kabila en matière de violences sexuelles et de recrutement d’enfants dans les groupes armés, jusqu’aux élections de décembre 2018.

Elle est aussi un des cadres du PPRD, parti de Joseph Kabila, et de sa coalition politique, le Front commun pour le Congo.

Elle était retenue comme seule candidate pour diriger cette institution à l’issue d’âpres négociations avec les autres familles politiques. Mme Mabunda est la deuxième femme de l’histoire de la RDC à diriger la chambre basse du parlement.

Avec elle, six autres membres du bureau définitif ont été élus à l’exception du poste de rapporteur réservé à l’opposition Lamuka. Le camp du président Félix Tshisekedi a hérité la première vice-présidence attribuée à son proche, Jean Marc Kabund.

L’opposition a saisi le Conseil d’Etat pour contester ces élections et la répartition faites en violation, selon elle, de la Constitution et de l’ordre intérieur de l’Assemblée nationale.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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