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Crimes/enquêtes

Scandale de pédophilie au Gabon: un coach de taekwondo arrêté

Des officiers de la gendarmerie gabonaise interviennent dans une situation de prise d'otages à la prison de Libreville, le 19 janvier 2009. (Photo d'archives)

L'interpellation de "Maître Chacka" suit celle de Patrick Assoumou Eyi, l'ancien entraîneur de football des moins de 17 ans.

Un entraîneur de taekwendo a été arrêté mardi par la police gabonaise pour des "faits de pédophilie" présumés sur de "nombreuses victimes", a déclaré mercredi à l'AFP une source judiciaire.

L'interpellation de Martin Avera, connu au Gabon sous le pseudonyme de "Maître Chacka", suit celle de Patrick Assoumou Eyi, l'ancien entraîneur gabonais de football de l'équipe nationale des moins de 17 ans, accusé d'agressions sexuelles présumées sur des centaines d'enfants.

"Une enquête est menée et toutes les personnes mêlées aux faits de pédophilie seront arrêtées", a ajouté la source judiciaire proche du dossier.

Pour Romain Molina, le journaliste français à l'origine des révélations sur les faits de pédophilie qui éclaboussent le sport gabonais, M. Avera était "un grand nom du taekwendo gabonais" qui a "agressé sexuellement des enfants par la force depuis les années 90".

"J'ai reçu des témoignages d'au moins une dizaine de familles, dont la plupart concerne des enfants de 10 à 14 ans", a-t-il affirmé à l'AFP.

"Il fait ami-ami, instaure un rapport de confiance, puis il attire les enfants chez lui et demande des faveurs. Ensuite, il utilise la force, la menace", a-t-il ajouté.

"Ce genre d'attitudes doit être banni et il faut les condamner fermement", a de son côté réagi Denis Mboumba Nziengui, président de la fédération gabonaise de taekwendo, déclarant toutefois "n'avoir jamais reçu de plaintes sur cet entraineur et être surpris".

"Nous soutenons les familles des victimes et allons voir comment la fédération peut les accompagner", a-t-il poursuivi.

M. Avera avait été suspendu il y a huit jours de toute activité relevant du taekwendo par le président de la ligue de la province de la capitale Libreville. Interrogé par plusieurs médias locaux, il avait clamé son innocence.

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Le porte-parole du gouvernement somalien blessé dans un attentat

Un agent de sécurité sur les lieux d'une explosion dans le quartier Hamarweyne de Mogadiscio, en Somalie, le 12 janvier 2022.

Le porte-parole du gouvernement Mohamed Ibrahim Moalimuu a été blessé dimanche dans une attaque-suicide des shebab contre sa voiture à Mogadiscio, en Somalie, ont affirmé les services du Premier ministre et la police.

"Le porte-parole du gouvernement fédéral somalien a été blessé dans une attaque terroriste, ses blessures ne sont pas graves et nous lui souhaitons un prompt rétablissement", a déclaré le bureau du Premier ministre dans un bref communiqué.

Somalie : au moins 10 morts dans un attentat-suicide à Mogadiscio
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Selon plusieurs sources, l'assaillant a tenté de s'accrocher à sa voiture avant de faire exploser sa bombe, détruisant partiellement le véhicule.

"Un kamikaze a sauté sur le véhicule transportant le porte-parole du gouvernement Mohamed Ibrahim. Il a eu de la chance de survivre et d'avoir des blessures légères", a affirmé Mohamed Farah, un officier de police présent sur le lieu de l'attaque.

"Deux autres personnes ont été blessées par l'explosion", a-t-il ajouté.

Des témoins ont confirmé que l'assaillant s'était appuyé sur la voiture avant qu'une forte explosion ne retentisse.

L'attaque a été revendiquée par les shebab dans un communiqué.

Porte-parole du gouvernement et conseiller du Premier ministre depuis plus d'un an, M. Moalimuu est un ancien journaliste de la BBC et ancien secrétaire général de l'Union nationale des journalistes somaliens (UNSOJ).

Il a échappé à plusieurs attaques contre des hôtels où il résidait, dont une en 2019 qui avait touché un grand hôtel et avait été suivie d'un siège de près de 22 heures.

L'attaque de dimanche a eu lieu alors que la Somalie doit reprendre son processus électoral, maintes fois retardé et enlisé depuis des mois, sur fond de tensions entre le président Mohamed Abdullahi Mohamed, plus connu sous le surnom de Farmajo, et le Premier ministre, Mohamed Hussein Roble.

Lundi, Mogadiscio a été le théâtre d'un attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les shebab et qui a fait plus de quatre morts.

La justice guinéenne ordonne d'enquêter sur les crimes sous l'ex-président Condé

Le président Alpha Condé devant ses militants à Conakry, le 29 février 2020. (VOA/Zakaria Camara)

La justice guinéenne a ordonné l'ouverture d'investigations sur les crimes présumés commis sous l'ex-président Alpha Condé, renversé par un coup d'Etat en septembre 2021.

"Je vous instruis (...) d’engager sans délai ou faire engager les poursuites judiciaires ou de saisir la juridiction ou les juridictions compétentes autour des faits présumés commis pendant la période allant de 2010 à 2020 par des personnes qui restent à identifier", indique le procureur général près la Cour d'appel de Conakry Alphonse Charles Wright dans un courrier consulté par l'AFP vendredi et adressé aux procureurs sous ses instructions.

La période mentionnée couvre celle pendant laquelle Alpha Condé a dirigé la Guinée (2010-2021) avant d'être renversé par un coup d'Etat militaire dirigé par le colonel Mamady Doumbouya, qui s'est fait investir depuis président de transition.

Le procureur général cite parmi les faits sur lesquels enquêter les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations ou les enlèvements par des agents de l'Etat, les actes de torture et les atteintes aux libertés individuelles.

Les enquêtes s'appuieront sur des appels à témoins, des auditions de victimes, des réquisitions judiciaires "sans aucune forme d'opposition de secret professionnel", indique le procureur général.

Les dernières années de M. Condé à la tête du pays ont été marquées à partir de 2019 par un exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir, selon les défenseurs des droits humains, face à une vive contestation contre un troisième mandat du président. La contestation, plusieurs fois brutalement réprimée, a fait des dizaines de morts civils et quelques morts dans les rangs des forces de sécurité.

La réélection de M. Condé en octobre 2020, vigoureusement contestée par l'opposition, a été précédée et suivie par des dizaines d'arrestations.

Le colonel Doumbouya a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" mais que la justice sera la "boussole" du pays.

L'ordre d'ouvrir des investigations intervient alors que M. Condé, en résidence surveillée à Conakry, vient d'être autorisé à suivre des soins médicaux à l’étranger pendant un mois.

M. Condé, 83 ans, n'a pas encore quitté le pays.

Brutalité policière présumée: nouveau drame aux États-Unis

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L'Ukraine victime d'une cyberattaque massive, déploiements militaires aux frontières

Un char de combat russe lors des exercices militaires sur le champ de tir de Kadamovsky dans la région de Rostov, en Russie, le 20 décembre 2021.

L'Ukraine a été frappée par une cyberattaque massive et Kiev a averti ses citoyens de "s'attendre au pire", alors que la Russie, qui a massé plus de 100 000 soldats à la frontière de son voisin, a publié vendredi des images télévisées montrant des forces supplémentaires déployées dans le cadre d'un exercice militaire.

Ces développements interviennent alors qu'aucune percée n'a été réalisée lors des réunions entre la Russie et les pays occidentaux, qui craignent que Moscou ne lance une nouvelle attaque contre un pays que la Russie avait déjà envahi en 2014.

"Le tambour de la guerre résonne fort", a déclaré un haut diplomate américain.

Pour sa part, la Russie nie avoir l'intention d'attaquer l'Ukraine, mais affirme qu'elle pourrait mener une action militaire non précisée si ses exigences ne sont pas satisfaites, notamment la promesse que l'Ukraine n'entre jamais dans l'OTAN.

Des images du ministère russe de la Défense diffusées par l'agence de presse RIA montrent de nombreux véhicules blindés et d'autres matériels militaires en train d'être chargés sur des trains dans le district militaire de l'Est.

"Il s'agit probablement d'une couverture pour les unités déplacées vers l'Ukraine", a déclaré Rob Lee, analyste militaire et membre du Foreign Policy Research Institute, basé aux États-Unis.

Ces mouvements semblent indiquer que la Russie n'a pas l'intention d'apaiser les tensions en Ukraine. Pour Moscou, qui perçoit l'expansion de l'OTAN comme une menace, exige des "garanties de sécurité", dont les éléments clés ont été décrits par les États-Unis comme étant sans lendemain.

Les autorités ukrainiennes enquêtent sur une vaste cyberattaque qui a touché des organes gouvernementaux, dont le ministère des affaires étrangères, le cabinet des ministres et le conseil de sécurité et de défense.

"Ukrainiens ! Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le réseau public. Toutes les données présentes sur l'ordinateur sont détruites, il est impossible de les restaurer", indique un message visible sur les sites gouvernementaux piratés, rédigé en ukrainien, russe et polonais.

"Toutes les informations vous concernant sont devenues publiques, ayez peur et attendez-vous au pire. Ceci est pour votre passé, votre présent et votre futur".

Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré à Reuters qu'il était trop tôt pour dire qui pourrait être à l'origine de l'attaque, mais a déclaré que la Russie avait été à l'origine de frappes similaires dans le passé. La Russie n'a pas fait de commentaire immédiat mais a précédemment nié être à l'origine de cyberattaques contre l'Ukraine.

Le gouvernement ukrainien a déclaré qu'il avait restauré la plupart des sites touchés et qu'aucune donnée personnelle n'avait été volée. Un certain nombre d'autres sites gouvernementaux ont été suspendus pour éviter que l'attaque ne se propage.

Les Etats-Unis et la Russie évoquent la possibilité de limites réciproques aux missiles en Europe
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Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a condamné l'attaque et déclaré que le comité politique et de sécurité et les unités cybernétiques de l'UE se réuniraient pour voir comment aider Kiev : "Je ne peux blâmer personne car je n'ai aucune preuve, mais nous pouvons imaginer."

Le message laissé par la cyberattaque était parsemé de références qui faisaient écho aux allégations de longue date de l'État russe, rejetées par Kiev, selon lesquelles l'Ukraine serait sous l'emprise de groupes nationalistes d'extrême droite. Elle faisait référence à la Volhynie et à la Galicie orientale, le site des massacres perpétrés par des insurgés ukrainiens dans la Pologne occupée par l'Allemagne nazie, un point de discorde entre la Pologne et l'Ukraine.

Les États-Unis ont averti jeudi que la menace d'une invasion militaire russe était élevée. La Russie a toujours nié ce risque.

Moscou a déclaré que le dialogue se poursuivait, mais qu'il était dans une impasse, alors qu'elle tente de persuader l'Occident d'empêcher l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN et de revenir sur des décennies d'expansion de l'alliance en Europe.

Les États-Unis et l'OTAN ont rejeté ces demandes mais se sont dits prêts à discuter de la maîtrise des armements, du déploiement des missiles, des mesures de confiance et de la limitation des exercices militaires.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi que Moscou attendait une réponse écrite point par point à ses propositions.

Les autorités congolaises annoncent l'arrestation d'un chef des ADF

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