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Scandale autour du parti islamiste à l'approche des législatives au Maroc

La salle de conférence de la Ligue arabe à Rabat, Maroc, le 16 novembre 2011

Affaires de moeurs, trafic de drogue... les "scandales" impliquant des responsables de la mouvance islamiste se multiplient au Maroc à l'approche des élections législatives d'octobre, suscitant pèle-mêle ironie, polémiques et théorie du complot, sur fond d'intenses luttes politiques.

Dimanche, le site privé en ligne Al Ahdath révélait avec forces détails comment deux responsables de l'aile religieuse du PJD (Parti justice et développement, à la tête du gouvernement de coalition depuis fin 2011) ont été interpellés par la police samedi au sud de Rabat "dans une posture sexuelle".

Omar Benhammad, 63 ans, et Fatima Nejjar, 62 ans, ont été arrêtés au petit matin à bord d'une grosse cylindrée qui stationnait sur une plage.

Fort bien renseigné, Al Ahdath n'a cependant pas révélé au lecteur la nature exacte de la "posture" en question. Pour leur défense, les deux mis en cause auraient expliqué être liés par un mariage religieux "coutumier", selon le journal.

Longue barbe grise de prêcheur, l'universitaire Omar Benhammad, et Fatima Nejjar, voilée de pied en cap et connue pour ses diatribes "contre la tentation et le vice", sont des personnalités de premier plan au sein de la mouvance islamiste PJD.

Dans un premier temps "suspendus" de leur organisation, la "soeur" Fatima a démissionné et Benhammad a été limogé.

A un mois et demi des législatives du 7 octobre qui s'annoncent particulièrement discutées, l'affaire fait grand bruit au Maroc. Elle est évidemment une aubaine pour les rivaux politiques du PJD, et plus particulièrement pour les libéraux du Parti authenticité et modernité (PAM).

Après des années dans l'opposition, le PJD avait remporté un succès historique aux élections de fin 2011, dans le sillage des Printemps arabes et des contestations de rue au Maroc.

'Cerise sur le gâteau'

C'est un "coup dur pour l'islam politique représenté par le PJD", s'est réjoui en une le journal Akhir Saa (proche du PAM), s'indignant du "record" de scandales atteint par le gouvernement "frère musulman" du PJD.

Pour le site Le360, proche de l'entourage du palais, cette affaire est "la cerise sur le gâteau": les islamistes "s'érigent en gardiens de la morale et des bonnes moeurs alors qu'ils ne sont nullement irréprochables".

Au moins trois histoires de ce genre ont défrayé la chronique ces derniers mois: une femme qui a porté plainte fin 2015 contre un candidat PJD près de Marrakech pour harcèlement sexuel, l'arrestation fin juillet d'un responsable du parti en possession de trois tonnes de cannabis, et les accusations de délit d'influence contre le président d'une région, soupçonné d'avoir voulu mettre la main sur 200 hectares de terres agricoles.

Pour Al Ahdath, cette nouvelle affaire est "une dure leçon" pour un "mouvement qui dit à ceux qui participent aux festivals qu'ils sont des crapules, que ceux qui sortent en soirée sont des paillards, et que les hommes et femmes qui se mélangent partiront en enfer".

"Faites ce que je dis et non pas ce que je fais", a ironisé de son côté le Huffington Post Maroc, dénonçant "l'obsession et la névrose" islamiste sur les rapports homme-femme, mais qui rappelle du même coup que "l'État n'a pas à intervenir dans les choix sexuels des individus", et demande la "dépénalisation des relations extra-conjugales".

Arrestation 'fortuite'

Manifestement embarrassé, le PJD fait pour l'instant profil bas. Ahmed Raïssouni, son principal idéologue, a dénoncé une "machination policière", et l'exploitation par la police de "l'attitude de ces deux personnes un peu trop impatientes de se marier légalement".

Mais des partisans du PJD vont plus loin et avancent la thèse d'un complot politique, dernier épisode d'une "guerre" de tranchées contre le mouvement, selon eux.

"La source de cette agression contre le parti aujourd'hui sont les composantes de ce que j'appelle l'Etat profond (...) qui harcèlent" le processus démocratique, a affirmé à l'AFP le député PJD Abdelaziz Aftati, citant certains "gouverneurs et walis".

Pour Abdelaziz Nouidi, avocat et personnalité de gauche, il s'agit d'un "harcèlement électoral contre le PJD".

"Des groupes dominants au sein du monde économique et de l'administration ne voient pas d'un bon oeil la présence de ce parti au gouvernement, leurs intérêts sont menacés: rentes, appuis administratifs, postes, facilités et autres...", a estimé le sociologue Mohammed Ennaji. Tout cela sent la "manigance et les coups bas", a-t-il jugé sur sa page Facebook.

Dans un communiqué jeudi, les services de sécurité (DGSN) ont affirmé que l'arrestation de Benhammed et Nejjar "dans une situation compromettante" s'est faite de "manière fortuite", par des policiers qui travaillaient dans le secteur sur "une affaire de trafic de drogue".

Avec AFP

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Crise soudanaise : des pays africains demandent une transition d'ici trois mois

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi participe à un sommet consultatif réunissant plusieurs États africains pour discuter de l'évolution de la situation au Soudan et en Libye, au Caire (Égypte), le 23 avril 2019.

Des chefs d'Etat africains réunis sous la houlette de l'Egypte ont appelé mardi à une "transition pacifique et démocratique" d'ici trois mois au Soudan, où le pouvoir militaire fait face à une contestation, réclamant un gouvernement civil, qui ne faiblit pas.

Les pays réunis au Caire appellent le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) à assouplir sa position et "à prolonger de trois mois le délai accordé au pouvoir soudanais" pour parvenir à une telle transition.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine avait menacé le 15 avril de suspendre Khartoum si l'armée ne quittait pas le pouvoir d'ici 15 jours au profit d'une "autorité politique civile".

Les pays présents ont aussi convenu de "l'urgence d'un rétablissement d'un système constitutionnel par le biais d'une transition politique démocratique menée par les Soudanais eux-mêmes", a affirmé le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'UA.

Selon la présidence égyptienne, M. Sissi avait convié ses homologues Idriss Déby (Tchad), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Mohamed Abdullahi Mohamed (Somalie) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud). L'Ethipoie, le Soudan du Sud, l'Ouganda, le Kenya et le Nigeria étaient représentés par de hauts responsables.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki, était aussi au Caire, après une récente visite à Khartoum.

- "Stabilité régionale" -

Les dirigeants africains ont en outre exprimé "le soutien total de l'Union africaine et des pays voisins au Soudan face à ses défis économiques, politiques et sécuritaires" et ont promis de l'aider à maintenir la "stabilité régionale".

Le Conseil militaire de transition au Soudan, qui dirige le pays depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue, a jusque-là résisté aux appels du mouvement de contestation à un transfert immédiat du pouvoir à une autorité civile.

Ce Conseil a toutefois déclaré lundi étudier "une proposition" des chefs de la contestation.

Les militaires soudanais restent sous forte pression de manifestants installés depuis plus de deux semaines aux abords du QG de l'armée à Khartoum. L'armée exige le démantèlement des barrages installés sur les voies d'accès, sans faire fléchir les protestataires qui ont reçu mardi le renfort d'un train rempli de centaines de personnes venues du centre du pays.

De nombreuses personnes sont arrivées sur les toits des wagons, agitant des drapeaux soudanais et scandant "Liberté, paix, justice", a constaté un photographe de l'AFP.

Des groupes de journalistes, de médecins, d'ingénieurs ou encore de vétérinaires ont également marché dans les rues de Khartoum pour réclamer un pouvoir civil.

Dans l'est du pays, des centaines de personnes se sont rassemblées devant un bâtiment militaire dans la ville de Kassala, pour réclamer que les responsables de la mort de manifestants soient traduits en justice.

La réunion du Caire sur le Soudan se double d'une autre plus tard dans la journée, consacrée à la crise en Libye, également voisine de l'Egypte.

Ces deux réunions sont les premières de dirigeants africains de ce niveau sur les troubles dans ces deux pays du continent.

- Relancer le processus politique -

La réunion sur la Libye abordera "les moyens de relancer le processus politique ainsi que l'élimination du terrorisme", selon la présidence égyptienne.

Cette rencontre doit comprendre, autour du chef de l'Etat égyptien, les présidents du Rwanda et d'Afrique du Sud ainsi que celui du Congo, M. Sassou-Nguesso, également président de la commission sur la Libye à l'UA, et le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki.

Des combats opposent les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et siégeant à Tripoli, aux troupes du maréchal Khalifa Haftar aux portes de la capitale libyenne.

Les forces de l'homme fort de l'Est, soutenu notamment par l'Egypte, ont lancé le 4 avril leur offensive sur Tripoli. Plus de 260 personnes ont péri dans les violences, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les combats piétinent depuis quelques jours.

La Libye, pays riche en pétrole, est plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi renversé par une révolte populaire.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a multiplié les mises en garde contre un "embrasement généralisé", réclamant une réaction urgente de la communauté internationale, pour le moment divisée.

Des milliers d'enseignants "contractuels" manifestent à Rabat

Des enseignants manifestent pour de meilleures conditions de travail à Rabat, au Maroc, le 24 mars 2019.

Plusieurs milliers d'enseignants marocains dits "contractuels" ont défilé mardi dans les rues de la capitale Rabat pour réclamer le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l'Education.

"Non au démantèlement de l'école publique", "l'intégration ou le blocage", "non à la contractualisation", ont notamment scandé ces enseignants du secteur public, venus de plusieurs villes du pays.

Portant pour la plupart des blouses blanches, ils ont défilé de la place Bab el-Had, près de la médina, vers le Parlement, dans le centre de la capitale.

Cette manifestation marque la reprise du mouvement de protestation des enseignants dits "contractuels" après une courte accalmie, alors qu'une réunion avec le ministère de l'Education initialement prévue mardi et censée aboutir à des solutions, a été annulée.

La rencontre devait être la deuxième entre les "contractuels" et le ministère depuis le lancement de leur mouvement de grève en mars, accompagné d'importantes manifestations dans plusieurs villes.

Le mouvement concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales. Ils réclament le statut de fonctionnaire au ministère, gage de sécurité de l'emploi, selon eux.

La réunion prévue mardi a été annulée par le ministère, qui a accusé dans un communiqué les enseignants grévistes de ne pas "honorer leurs engagements".

Mi-avril, après une première rencontre entre les deux parties, des représentants des enseignants grévistes avaient annoncé la suspension de la grève.

Mais "certains" des enseignants n'"ont pas respecté les engagements pris par leurs représentants", a accusé le ministère, en précisant qu'il ne poursuivrait pas le dialogue tant que les enseignants grévistes n'auront pas repris le travail.

Les enseignants, eux, ont décidé de réinvestir la rue et de poursuivre la grève. Ils reprochent au ministre de l'Education, Saïd Amzazi, de ne pas vouloir céder sur leur principale revendication, à savoir l'obtention du statut de fonctionnaire au sein du ministère.

Quelque 300.000 élèves ont pâti des absences des enseignants, selon un récent bilan officiel.

L'enseignement public marocain fait l'objet de critiques récurrentes: bas niveau des élèves, fort abandon scolaire, classes surchargées, ou encore privatisation continue du secteur.

Deux sommets africains au Caire sur les crises au Soudan et en Libye

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Des milliers d'étudiants de nouveau dans la rue

Manifestations à Alger le 19 avril 2019.

Des milliers d'étudiants défilent à nouveau mardi à Alger, réclamant le départ du "système" au pouvoir et le jugement du "gang" de personnalités liées au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette manifestation a lieu alors que de puissants hommes d'affaires dont certains très proches de l'ex-président Bouteflika ont été arrêtés entre dimanche et lundi, selon les médias officiels algériens.

Aux cris de "Système dégage!", slogan fétiche des manifestants en Algérie, les étudiants se sont rassemblés comme chaque mardi depuis le début de la contestation le 22 février, devant le parvis de la Grande Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger.

Ils ont ensuite défilé dans les rues adjacentes.

La police, déployée massivement le mardi précédent et qui avait tenté d'interdire l'accès à la Grande Poste aux étudiants, était discrète mardi dans le centre d'Alger et aux abords du bâtiment.

"Ou c'est nous, ou c'est vous; gouvernement dégage!", scandent en choeur les étudiants, la plupart parés du drapeau national.

Dans le carré de tête, des étudiants en architecture et en génie civil, portant des casques de chantier blancs et jaunes, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire "Bâtissons une Algérie nouvelle".

Les étudiants ont à nouveau rejeté la présidentielle que veut organiser le chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée.

"Nous réclamons le départ de tout le gang hérité du règne de Bouteflika, à leur tête Bensalah et Nourredine Bedoui" le Premier ministre, lance Hamza, étudiant en 3e année de génie civil à l'Université de Blida (35 km au sud d'Alger).

Les manifestants refusent que les structures et personnalités de l'appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition, estimant notamment qu'elles ne peuvent garantir un scrutin régulier.

"Nous voulons l'instauration d'un nouveau système qui s'engage à combattre la corruption ayant rongé le pays", renchérit Hamid, étudiant en finances à Alger.

Lundi, le PDG du principal groupe privé d'Algérie (Cevital) et première fortune du pays, Issad Rebrab a été arrêté puis placé en détention provisoire, selon l'agence de presse officielle algérienne APS.

Dimanche, quatre frères de la famille Kouninef, propriétaire d'un grand groupe de BTP et de génie civil vaient également été arrêtés, selon la télévision d'Etat.

La famille Kouninef est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, alors que M. Rebrab entretenait des relations tendues avec les autorités algériennes qu'il accusait de bloquer ses investissements dans le pays.

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national

Des tenues hommes en Faso Danfani, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national, le Faso Danfani, tissé avec des fils de coton, l’une des richesses agricoles du pays. C'est un grand pas dans la protection de ce pagne emblématique du Burkina Faso.

Face à la contrefaçon et au risque d’appropriation de ce pagne par d’autres pays, les autorités burkinabè ont décidé de protéger des centaines de motifs du pagne popularisé par le leader de la révolution burkinabè Thomas Sankara.

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national
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Suite à la rumeur selon laquelle une société asiatique aurait acquis les droits de reproduction du Faso Danfani, le CNPI, le Centre national de la propriété industrielle, a du s'exprimer :

"Nous pouvons rassurer les populations que le Faso Danfani n’a pas fait l’objet d’appropriation", souligne Mahamadi Tassembedo, directeur-général du CNPI.

"Le ministère a un processus de labélisation qui suit son cours et qui va se parachever non seulement par la protection du Faso Danfani mais également la protection des motifs du Faso Danfani tant au niveau de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) que dans d’autres pays où il y a le risque de copie, d’imitation ou reproduction de ces motifs de Faso Danfani en tissus industriels".

Moustapha Tiendrebeogo, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Moustapha Tiendrebeogo, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Sur le marché, du Faso Danfani contrefait est en vente. Moustapha Tiendrebeogo, vendeur de Faso Danfani, explique que "le Faso Danfani se distingue de ces pagnes venus de l’extérieur par le tissage".

"Ceux-là importés, c’est du tissu et le Faso Danfani c’est du fil. C’est un travail à la main et un travail à la machine, ce n’est pas la même chose. De loin on ne peut pas se rendre compte que ces tissus ne sont pas du Faso Danfani, c’est à l’approche qu’on se rend compte. C’est donc trompeur".

Le ministère en charge de l’Artisanat offre régulièrement du matériel aux nombreuses associations de tisseuses.

Célestin Zoungrana, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Célestin Zoungrana, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Célestin Zoungrana, directeur de la coordination et de la promotion à la direction générale au ministère en charge de l’Artisanat, souligne que le gouvernement souhaite "doter les associations du Burkina pour leur permettre de transformer notre coton, d'avoir des ressources financières pour s’occuper de leurs familles et de créer de l’emploi également".

"Le pagne tissé c’est le coton burkinabè, ce sont des artisans du Burkina Faso... Même les métiers à tisser sont faits par nos artisans, nos soudeurs. Tout cela, ça contribue à faire vivre la chaîne des valeurs dans le domaine du tissage. Depuis le paysan jusqu’au consommateur final, c’est la culture burkinabè qui est mise en exergue".

Germaine Compaoré est présidente d’une association de tisseuses de plus de 500 membres depuis une dizaine d’années. Selon elle, les tisseuses vivent de leur travail et la labellisation de ce pagne viendra soulager ces femmes : "Beaucoup de nos membres, c’est avec le travail qu’elles font, qu’elles arrivent à payer la scolarité de leurs enfants. Les femmes jouent un grand rôle dans les ménages. Acheter un Faso Danfani, c’est accompagner une famille quelque part."

Pour elle, la labellisation est "un grand pas" qui va "sauvegarder notre patrimoine, le Faso Danfani".

Le gouvernement dit essayer de stimuler le port du Faso Danfani. En 2017, un arrêté du Premier ministre encourageait les fonctionnaires à porter le Faso Danfani.

Le processus de labellisation de ce pagne sera parachevé d’ici fin mai avec le dévoilement du logo du Label Faso Danfani le 30 avril prochain, selon le gouvernement burkinabè.

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