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Séoul surveille des remaniements au sommet de l'armée en Corée du Nord

Un membre des forces navales sud-coréennes regarde vers le nord au pavillon Imjingak à Paju près du village frontalier de Panmunjom, en Corée du Sud, le 16 mai 2018.

D'après la presse, les bouleversements en cours pourraient viser à empêcher d'éventuelles protestations des cadres de l'armée nord-coréenne face à des changements en matière de politique nucléaire.

Le président américain Donald Trump doit rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 12 juin à Singapour. L'arsenal nucléaire nord-coréen figurera en bonne place de l'ordre du jour.

Fin mai, les médias officiels nord-coréens avaient révélé que Kim Su Gil avait été nommé directeur du puissant Bureau politique général (BPG) de l'armée, en remplacement de Kim Jong Gak.

>> Lire aussi : Trump reçoit une lettre de Kim après des "progrès" vers leur sommet historique

D'après l'agence sud-coréenne Yonhap, qui cite des sources du renseignement, le chef d'état-major général Ri Myong Su a également cédé la place à son adjoint Ri Yong Gil.

Le ministre de la Défense Pak Yong Sik a pour sa part été remplacé par No Kwang Chol, jusque alors premier vice ministre, ajoute Yonhap.

Ce vaste remaniement, s'il est confirmé, serait inhabituel, a estimé le ministère sud-coréen de l'Unification.

"Nous allons surveiller les développements", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Baik Tae-hyun.

>> Lire aussi : "Réels progrès" à New York vers un sommet historique Trump-Kim

L'Armée du peuple coréen est très influente en Corée du Nord. C'est un vrai centre de pouvoir, comme en témoigne le fait que M. Kim a généralement des généraux à son côté, et des personnalités civiles de l'autre, lors des cérémonies importantes.

D'après des chercheurs du site NK Leadership Watch, les modifications au sein du BPG "sont la poursuite du resserrement du contrôle de l'armée par le parti".

Le BPG pourrait être en mesure de résister aux décisions de la direction nord-coréenne ou de tenter de bénéficier de l'aide économique future de la Corée du Sud, estiment les chercheurs.

Le nouveau patron du BGP Kim Su Gil est un lieutenant en qui Kim Jong Un place une "très grande confiance", poursuit le site. Après avoir fait exécuter son oncle Jang Song Thaek pour trahison en 2013, Kim Jong Un l'avait nommé au comité de Pyongyang du Parti des travailleurs, le parti unique au pouvoir, selon la même source.

No Kwang Chol, le nouveau ministre de la Défense, a la réputation d'être un "modéré", souligne Yonhap.

"Le Nord semble avoir fait venir des visages nouveaux (...) car les responsables précédents manquaient de flexibilité dans leur façon de penser", ajoute l'agence, qui cite une source du renseignement.

Avec AFP

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L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

L'ancien vice-président Joe Biden parle lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche.

Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce week-end, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.

La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.

C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.

Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.

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