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Sénégal

Six jeunes tués par l'explosion d'une mine en Casamance

Un vendeur d'oranges plaisante avec un ami devant un vieux bâtiment colonial du centre de Ziguinchor le 11 février 2021.

Six jeunes sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur carriole en Casamance, dans le sud du Sénégal, a affirmé samedi à l'AFP un maire de la région.

La Casamance est le théâtre d'un des plus vieux conflits d'Afrique depuis que des indépendantistes y ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d'une marche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982.

L'explosion est survenue vendredi après-midi dans le village de Kandiadiou, dans la sous-préfecture de Sindian, près de la frontière gambienne, a déclaré à l'AFP le maire de Sindian, Yankouba Sagna.

"C'est une charrette qui a sauté sur une mine. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière (musulmane) du vendredi", a dit M. Sagna.

"La mine qui a explosé n'a pas été posée récemment. D'anciennes mines sont toujours dans les champs de cultures. A la faveur du ruissellement après la pluie, elles apparaissent. Nous avons toujours demandé le déminage de la zone", a-t-il ajouté.

Sollicitée par l'AFP, l'armée n'avait pas encore répondu samedi à la mi-journée.

La Casamance, séparée de la majeure partie du reste du territoire sénégalais par la Gambie, est une des régions les plus pluvieuses du pays, où la saison des pluies est en passe de s'achever.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l'économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des montées de tension comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en janvier 2018.

L'armée a lancé en janvier des opérations en Casamance pour sécuriser le retour des personnes déplacées, répondre à des exactions de la rébellion contre des civils, selon elle, et mettre fin aux trafics de bois ou de cannabis.

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Découverte: le "marché sénégalais" de Casablanca

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Pour certains Sénégalais, il faut choisir entre un repas et les fournitures scolaires

Une enseignante avec ses élèves lors du premier jour de rentrée à Dakar, le 12 novembre 2020.

Au Sénégal, l’ouverture des classes est effective depuis plusieurs semaines mais certains parents peinent toujours à assurer les frais scolaires de leurs enfants. La faute à une conjoncture accrue.

Des frais d'inscription souvent hors de portée, des fournitures pas toujours au complet et des priorités à prendre en charge. Cette année, beaucoup de parents d’élèves comme Alioune Ndiaye font face à un dilemme: gérer la survie familiale ou assurer les frais de scolarité des enfants.

"S'occuper de sa famille chaque jour est une obligation et les charges sont nombreuses. À cela s'ajoute les frais pour la rentrée des classes, c'est très difficile pour nous les parents", explique-t-il.

Certaines mères de famille comme Maman Mbengue préfèrent sacrifier le budget quotidien familial.

"La situation est très difficile, rien que de subvenir à la dépense quotidienne pour assurer les trois repas c'est compliqué", avoue-t-elle. "Les enfants doivent retourner en classe sans fournitures scolaires. On manque réellement de moyens, des fois on sacrifie la dépense quotidienne pour acheter les matériels scolaires. Il est aussi important que l'enfant ne se sente pas inférieur ni qu’il ait honte face aux autres c'est-à-dire aller à l'école sans cahiers ou stylos", affirme-t-elle.

La précarité qui s'abat sur les familles ne laisse pas insensible le personnel enseignant. Pour soulager les parents, certaines écoles acceptent et appuient les élèves défavorisés malgré le non-paiement des frais d’inscriptions ou le manque de fournitures.

Madame Badji, enseignante à l’école élémentaire Hamo 5 dans la banlieue de Dakar, explique qu"il y a des restants de cahiers des élèves de l'année dernière qui sont dans l'armoire donc il faut juste prendre ça, les départager et donner aux élèves".

L’enseignante ajoute qu’elle ne voit pas "le renvoi (des élèves) normal, il faut juste attendre que leurs parents réagissent ou on va prendre les ardoises".

Dans les communautés également, des actions de solidarité sont souvent menées pour doter ces enfants de sacs et de fournitures scolaires.

L'affaire Barthélémy Dias remue le Sénégal

Le député socialiste sénégalais et membre de la coalition au pouvoir, Barthélemy Dias, salue les sympathisants alors qu'il quitte le palais de justice de Dakar le 1er décembre 2016.

Barthélémy Dias, principal candidat de l’opposition à la mairie de Dakar, cristallise les attentions et les tensions. Après une première et brève arrestation lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le jour de son procès en appel, il a été interpellé puis relâché.

Barthélémy Dias est un des favoris pour la mairie de Dakar mais une affaire judiciaire continue de le poursuivre suite à son implication dans le dossier dit Ndiaga Diouf, du nom de ce jeune homme tué lors de l’attaque contre la mairie de Mermoz-Sacré il y a 10 ans.

Pour Me Mbaye, juriste, "dans cette histoire il faut savoir qu’il y a eu mort d'homme. Ce qui s'est passé, tout le monde le sait". "Maintenant il l'a fait ou il ne l'a pas fait, c'est à la justice de trancher", analyse le juriste.

Depuis plusieurs années, le procès peine à aller au bout. Certains pensent que le pouvoir veut l’utiliser pour invalider la candidature de Barthélémy Dias à la mairie de Dakar.

Pour le juriste Me Mbaye, il faut éviter de mélanger la marche de la justice à celle de la politique.

"C’est une coïncidence parce que le dossier à toujours suivi son cours, la chambre où elle est pendante a toujours renvoyé à des dates et ce sont ces dates-là qui ont coïncidé avec le calendrier électoral parce qu'au mois de juillet le dossier est passé et a été renvoyé au mois de novembre".

L’opposition pense fermement que ce procès est la dernière carte du pouvoir contre Barthélémy Dias et compte se battre.

L’analyste politique Pape Matar Fall estime que "la situation est très grave" trouvant "dommage que le Sénégal arrive à ces retentissements politiques".

"Il y a un recul démocratique sans précédent, les politiciens d'aujourd'hui ont oublié le sens de l'éthique, des idéologies et le sens patriotique", ajoute-t-il.

Après avoir annoncé publiquement son intention de ne pas aller répondre à la justice le 1er décembre, Barthélémy Dias à finalement annoncé qu’il allait assister à son procès en appel au nom de la paix.

Antony Blinken et Macky Sall ont signé des accords

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Les États-Unis vont soutenir la production de vaccins de l’institut Pasteur de Dakar

Macky Sall a reçu le secrétaire d’État Antony Blinken à Dakar, le 20 novembre 2021. (Lionel Mandeix/Présidence de la République du Sénégal)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a terminé son séjour en Afrique par une visite au Sénégal. A Dakar, il a rencontré le président Macky Sall et animé une conférence de Presse conjointe avec son homologue Me Aissata Tall Sall. Plusieurs accords de coopération ont été signés.

Dans ce contexte de Covid-19, les États-Unis vont appuyer le Sénégal dans la production de vaccins à travers l’institut Pasteur de Dakar. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken espère que cela permettra au continent africain, qui importe 99% de ses vaccins, d’être plus autonome et de résorber une partie de son gap dans la vaccination.

Production de vaccins

"Nous sont très fiers du travail que vous faites. Et je sais que nous sommes impatients de faire plus pour aider les gens non seulement ici au Sénégal, pas seulement dans la région, mais dans le monde entier. Aujourd'hui, l'institut fabrique des vaccins contre la fièvre jaune", se félicite-t-il. Mais pour Antony Blinken l'objectif principal de "est de permettre d'augmenter considérablement la capacité à produire une gamme de vaccins, y compris ceux ciblant le COVID-19 et d'autres pandémies potentielles".

"Le renforcement de cette capacité est nécessaire, voire crucial, pour renforcer la sécurité sanitaire et la future résilience aux pandémies, non seulement au Sénégal, mais à travers le continent", détaille-t-il.

Au Sénégal, le secrétaire d’État américain a également rencontré le secteur privé et en sa présence, des accords ont été signés dans plusieurs domaines pour un montant global de plus d’1 milliard de dollars.

La démocratie au Sénégal

Dans un contexte national marqué par des tensions entre l’opposition et le pouvoir, la ministre sénégalaise des affaires étrangères a tenu à rassurer son hôte sur l’engagement du Sénégal pour la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives.

"Le Sénégal est vu comme un modèle de démocratie mais ce n’est pas qu’une perception, c’est une réalité. Nous sommes confortés de pouvoir participer à cette conférence sur la démocratie à laquelle le président Biden nous a convié pour parler du modèle sénégalais dans ce qu’il a d’écrit et d’institutionnaliser", a affirmé la ministre.

Une position confortée par le secrétaire d’État américain Antony Blinken qui estime que le Sénégal a longtemps servi de modèle démocratique fort en Afrique subsaharienne avec des valeurs qu’il partage avec les États-Unis. Face aux récentes actualités, il a tout de même ajouté que "le Sénégal ne peut pas tenir pour acquis les normes et institutions démocratiques et doit continuer à travailler pour protéger les libertés et l'espace politique pour des perspectives diverses".

Le secrétaire d’État américain a été cependant rassuré par ses "discussions" avec le président Macky Sall qu’il considère comme un "leader fort". "Nous attendons avec impatience le rôle qu'il jouera l’année prochaine en tant que président en exercice de l'Union africaine", a-t-il déclaré.

Selon lui, "son leadership est également attendu notamment en défendant la démocratie et sa résilience, ainsi que le rôle qu'il jouera dans le sommet pour la démocratie que le président Biden va accueillir très prochainement".

Blinken termine sa tournée par le Sénégal
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